Anciennes familles de Provence
     

 

(de) Jarente


 

 

Illustre famille de la noblesse de Provence, qui établit sa filiation depuis le milieu du XIVe siècle, époque à laquelle elle est au service de la maison d’Anjou et reçoit d’elle d’importantes charges et gratifications. Accédant aux plus hautes dignités de la robe et de l’Eglise, elle fournit aux armées du roi un grand nombre d’officiers et dix-neuf chevaliers de Malte. La famille s’éteint en 2001.

L’origine des Jarente ou Gérente - le nom est écrit sous les deux formes dès l’origine, la première semble la plus ancienne et s’imposera à la fin du XVIIe siècle – reste hypothétique antérieurement à 1343. Selon Noël Coulet, elle serait issue « d’un lignage de petits chevaliers de Montclar en haute Provence attestés dès le XIIe siècle » (La noblesse dans les territoires angevins à la fin du Moyen Âge, 2000). L’historien suppose en effet, avec raison, une continuité entre Lantelme, Pierre et Giraud de Montclar qui font hommage au comte en 1147, Lantelme de Montclar cité en 1252, les Lantelme Jarente attestés comme seigneurs de Montclar en 1237 et 1267 (d’après M.-Z. Isnard, Etat féodal), et Lantelme Jarente auteur connu de la lignée, en 1343.

D’un autre côté, les Jarente sont attestés dans le Comtat : Pierre Jarente est caution avec Bertrand et Guillaume de Caderousse dans un différend les opposant à la famille d’Autane (27 juillet 1215). Pons Jarente serait coseigneur de Caderousse avec son frère Bertrand en 1236 (Abbé d’Estrées, Discours sur la maison de Jarente, 1768). Raymond Jarente (Raimundo Jarente) est chanoine de Viviers, maître en médecine et en théologie, en 1330.

Autres mentions : Thomas Jarente, confirmé dans son office de baile de Seyne le 15 juillet 1280 (Jacques Delmas, Essai sur l’histoire de Seyne-les-Alpes, 1904), et Jean Jarente, baile et clavaire de la terre de Berre confisquée sur François des Baux, en 1378 (discreti viri magistri Johanis Garenti regiali baiuli et clavarii).


La maison de Jarente s’est partagée en cinq branches :

  • Branche de Sénas et Orgeval, aînée, fixée à Aix et Sénas. Seigneurs de Sénas (1384), Montclar (1390), le Tholonet (1470), Vauvenargues (1482), Orgeval (1672), barons de Lus-la-Croix-Haute (1660), marquis de Sénas (1643), titrés Marquis d’Orgeval. Evêques de Grasse (1382), Vence (1530) et Embrun (1548), Orléans (1788-1793). +2001
  • Branche de la Bruyère, à Avignon. Seigneurs de la Bruyère, de Cabannes par alliance avec la branche aînée (1552), Pierredon (1602), titrés Marquis de la Bruyère. Un évêque de Digne puis d’Orléans (1758-1788), ministre de la Feuille (1757). +1790 > Félix-Greffet.
  • Branche de Carry et Venelles, à Marseille. Seigneurs de Carry et le Rouet (1545), de Venelles (1602). Fondus dans la branche de la Bruyère. +1771 > Jarente la Bruyère.
  • Branche de Montclar, restée à Seyne. Seigneurs de Monclar, Selonnet, Seyne, de la Palud et Meyreste (v.1435). Evêque de Vence (1539) +XVIIe s. > Astouaud-Lioux.
  • Branche de Pernes. Non rattachée, issue d’Anthoine Jarente fin XVe s. x Marg. de Maulsang, ayeux de Magdeleine de Jarente dite de Maulsang x1576 Michel de Ste-Marie. Leur postérité prend le nom de Sainte-Marie de Jarente +1768. Alliée à ces derniers, la famille Olivier, baron d’Empire, a porté le nom d’Olivier de Gérente et parfois seulement de Gérente +fin XIXe s.


Armes : d’or au sautoir de gueules. Elles ont été ainsi enregistrées à l’Armorial général de 1696 par les différents représentants de la famille : Louis Balthasar de Jarente seigneur de Cabannes et la Bruyère, gouverneur de Sorgues, François de Jarente chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, Jean-Baptiste de Jarente seigneur de Venelles, et Charles de Jarente marquis de Sénas, baron de Lux, ce dernier joignant à ses armes celles de son épouse, Marguerite de Montagu.

Elles ont également été adoptées par la communauté de Venelles, qui ajoute un chef d’argent, sur lequel le mot Venelles est écrit de sable (De Bresc, Arm. Provence). Devise, attribuée par le roi René : subtilité de Jarente.





I - Lantelme JARENTE notaire de Sisteron, membre du conseil de la ville (1343), qui l’envoie en ambassade auprès de la reine Jeanne à Naples pour lui exposer les abus commis dans l’administration du pays (lettres patentes du 6 novembre 1352), se retire à Aix où il contribue à la construction de l’église des frères Prêcheurs. Epouse vers 1330 Jehanne de LAMANON ou Alamanon, nièce de Pierre de Lamanon, évêque de Sisteron de 1292 à sa mort en 1303, et peut-être fille de Ricau, amiral de Provence. D’où :

  1. Guigues alias Guigonet qui suit,
  2. Thomas JARENTE élu évêque de Grasse le 21 juillet 1382, décédé en 1390.
  3. Jacques JARENTE chevalier de l’ordre de Rhodes, tué au combat en Hongrie.
  4. Jean Marie JARENTE chevalier de l’ordre de Rhodes, grand prieur de la Morée, tué au service de son ordre en combattant les Turcs.

II – Guigonet JARENTE surnommé le Grand, seigneur de Selonnet, Gémenos, Montclar, la Fare, fut successivement greffier à la cour des premiers appels d’Aix, vicaire général de Provence (lettres du 18 août 1354, confirmées le 21 nov. 1381), secrétaire rational et archivaire en la chambre des Comptes (reçu le 5 juin 1366), conseiller du sénéchal député comme ambassadeur auprès du pape (1374), trésorier de Provence (1377), prend à ferme avec Jean Cassin les droits des péages et gabelles d’Aix moyennant 930 florins annuels (7 avril 1378), avocat et procureur fiscal (25 nov. 1378), nommé par le sénéchal Foulques d’Agoult, châtelain de « la tour de Seyne et de son réduit » aux gages de 50 florins annuels, avec faculté d’y avoir une lieutenance (provisions du 21 janvier 1379, confirmées le 9 février 1380, renouvelées le 8 juillet 1381), reçoit diverses gratifications de la reine Jeanne, dont la jouissance des fours et droits des fours banaux, et de l’albergue de Seyne (donation confirmée les 15 déc. 1379 et 8 oct. 1380), nommé conseiller du roi et maître rational en la chambre des Comptes d’Aix (avril 1380, reçu le 21 mai, confirmé le 1er avril 1382 et nov. 1387), achète le château de la Fare, gère l’office de juge-mage de Provence enlevé à Léonard d’Escalis (vers 1382, jusqu’à mai 1385), reçoit en don de Louis d’Anjou le château de Sénas au diocèse d’Avignon viguerie de Tarascon (lettres du 6 janvier 1384), viguier général des terres possédées en Provence par Jacques d’Arcussia (confirmé et dédommagé par Louis d’Anjou le 6 août 1384), finance la reconstruction de l’église Sainte-Marie-Madeleine d’Aix détruite par un incendie en 1383, s’attache à la régente Marie de Blois, fait partie de son Conseil et la suit dans ses déplacements, reçoit d’elle en don le château de Gémenos, confisqué à Pierre de Saint-Georges (juillet 1385), acquiert de Louis Guiramand le château et seigneurie de Montclar au baillage de Seyne, avec tous droits, juridictions, cens et privilèges, pour 1800 florins, le 7 sept. 1390 (Louis Molini et Pierre Gavaudan, not. à Seyne et Aix), en fait l’hommage au roi (lettres patentes du 14 sept. 1390 demandant sa mise en possession), député des communautés et baillages de Seyne et Digne aux Etats de Provence (1390), gouverneur et commandant de la citadelle de Sisteron (1392), reçoit l’office de notaire de Seyne (4 sept. 1400), teste le 6 janvier 1402 (Molini, not. Seyne), et meurt peu après, inhumé en l’église de la Madeleine d’Aix le 20 janvier 1402 ; épouse Alemane de FABRICIS. D’où :

  1. Balthasar qui suit,
  2. Briande JARENTE alias Briandette, épouse François FABRI, dont elle est veuve dès 1401 et mère d’une fille, Georgette, qui épousera Fouquet Cays, d’Arles.
  3. Doucette JARENTE épouse Jean FABRI, d’Aix.

III – Balthasar JARENTE ou Gérente, chevalier, seigneur de Montclar, Gémenos, Sénas en partie, Selonnet, Saint-Jean-de-la-Salle, Auriol, les Pennes, châtelain de la tour de Seyne (office hérité de son père, confirmé en 1402), confirmé dans les autres droits octroyés à son père à Seyne (20 sept. 1410, 21 sept. et 10 nov. 1435, 3 mars 1443), vend la terre de Gémenos à Antoine d’Hermentier, sieur d’Orgon, au prix de 1.200 florins (1419), mais celle-ci est reprise par l’abbé de Saint-Victor par droit de prélation, est nommé viguier d’Arles (1425, 1437), acquiert des biens et bâtiments dans l’enceinte du château de Sénas de Louis d’Arcussia (1430), député de Provence auprès de René d’Anjou en Bourgogne pour lui annoncer la mort de son frère Louis III (1434), conseiller et maître d’hôtel ordinaire du roi René (provisions du 3 février 1437), acquiert les deux tiers de la seigneurie de Sénas, viguerie de Tarascon, que possédait Louis d’Arcussia, seigneur de Tourves, le 25 mars 1438 (Venturon Rodetti, not. Marseille), teste le 9 juin 1438 à Marseille (Rodetti, not.), donataire des terres abandonnées par la Durance à Sénas (lettres du 6 août 1438), rend hommage pour sa terre de Montclar et biens acquis de Louis Autrand de Bréziers (15 avril 1440), il est inhumé dans la chapelle de Saint-Michel en l’église de la Madeleine à Aix ; épouse 1) vers 1395, Delphine de PONTEVES fille de Isnard, coseigneur de Lambesc, et de Fanette des BAUX dame de la Barben. Inhumée en l’église Sainte-Madeleine d’Aix. 2) par le même contrat que son fils le 22 mai 1418 à Aix (Borrilli, not.), Jaumette ISNARD veuve de Pierre GUIRAMAND, fille d’Antoine, seigneur de Chasteuil, secrétaire du roi, et de Mitrone MARTIN. Elle teste à Salon le 12 octobre 1428 (Raymond Salomon, not.), en faveur de sa fille Alayone Guiramand. D’où, du premier lit :

  1. Guigonet qui suit,
  2. Elzéar auteur de la branche de Montclar.
  3. François JARENTE cité au testament de son père (1438).
  4. Alamande JARENTE (Alamane, Alemane) épouse par contrat du 19 octobre 1425 à Sénas, Thomas ALBE seigneur de Roquemartine et en partie de Puimichel, fils d’Elzéar, seigneur de Roquemartine, et d’Agnès d’ALBE. Il teste le 9 décembre 1480 (Guill. Morel, not. Avignon). Alamane est en procès contre la communauté de Sisteron en 1485. Elle teste le 1er décembre 1486 à Salon, en faveur de ses enfants : Honorade épouse de Louis Guigue, d’Arles, Catherine épouse d’Honoré Dize, de Marseille, Delphine épouse de Pierre de Cabanes sieur de Collongues licencié en droit, Anne épouse de Jean de la Terre, Agnès épouse de Jacques Carène marchand d’Avignon, Charles licencié en droit, et feu Elzéar.

  5. Fils naturel : Antoine JARENTE nommé dans le testament de son frère Guigonet (1477).

IV – Guigonet JARENTE écuyer, seigneur baron de Sénas, lieutenant de (son père alors) viguier à Arles (1437), rend hommage pour la terre et château de Sénas, avec juridiction haute et basse, le 4 janvier 1445 (Delphini, not. Aix), gouverneur du château de Salon (21 avril 1463), conseiller d’Etat et chambellan du roi René (lettres de 1467 et 1479), puis de son neveu Charles III, exempté des droits de péage pour son bétail (6 mars 1481), fait son testament le 19 août 1451 : acte écrit de sa main en provençal, par lequel il veut être enterré au lieu où il mourra mais que son orsa al capdelan soit transféré au tombeau de ses parents à la Madeleine d’Aix, nomme héritier son fils Thomas et veut qu’il entretienne et habille son fils Fouquet, à qui il donne 500 florins par an pendant 5 ans pour se préparer au service de Rhodes, lui laissant la part de l’hôtel de Lambesc hérité de son oncle Elzias de Pontevès, lègue 40 florins à son fils Honorat moine de Saint-Victor, et veut que son fils Louis soit d’église, lègue 1000 florins à chacune de ses filles Jeanne, Marguerite, Isabelle, Delphine, 1000 florins à sa fille Saturnia moniale du vieux monastère d’Aix, lègue à ses fils Janon, Balthasar, Nicolas, signe Guigonet Jarente ; teste à nouveau le 3 mai 1453 (Henri Mercorin, not. Salon), le 15 août 1471 et le 16 juillet 1477 (Girard Paqueti, not. Cavaillon), codicille en 1482, obtient de Charles III le droit de garenne sur son domaine de Sénas, quartier de Malespine, où il possède une belle et riche demeure, qui accueillit plusieurs fois le roi René (lettres patentes du 18 août 1480) (Cortez, Grands off., p.309); épouse par contrat du 22 mai 1418 à Aix (Borrilli, not.), Alayone GUIRAMAND (Alione, Alayette) d’Aix, fille de Pierre, seigneur de la Penne, la Grémuse, la Durane, la Bastide et en partie de Thorame, conseiller et maître d’hôtel de Charles du Maine comte de Provence, et de Jaumette ISNARD, l’épouse sous tutelle et dotée par son aïeule maternelle Bilette de Joux (de Jocis). Décédée entre 1451 et 1457. D’où :

  1. Jehan JARENTE ou Gérente, seigneur de Sénas, le Tholonet, Beaurecueil, Vauvenargues, docteur en l’un et l’autre droit, juriste d’Aix, juge de Brignoles (!1453), conseiller du roi et avocat des pauvres (1467), résigne sa charge à Nicolas de Clapiers pour revêtir celle de conseiller maître rational en la chambre des Comptes et Archives d’Aix, aux gages de 300 florins (lettres du roi René du 31 décembre 1469 portant que « par vraie et longue expérience, cognoissans les sens, science, discretion, leaulte, diligence et autres louables vertus estans en la personne de nostre ame et feal conseillier Jehan Gerente docteur en loys », réception et mise en possession le 2 janvier 1470), acquiert de l’archevêque d’Aix la terre du Tholonet et le fief de Beaurecueil, avec moyenne et basse justice seulement (1470), et en fait l’hommage à ce dernier (1472), est nommé chancelier et garde des sceaux de Provence aux gages de 800 livres tournois, afin notamment qu’il accompagne le roi en tous ses déplacements (lettres patentes du 23 mai 1479 et 12 juillet 1481), député vers le roi Louis XI (1476) et vers le pape Sixte IV à Rome au sujet de l’investiture du royaume de Naples (1481), obtient de Louis XI confirmation de ses différents emplois après la réunion de la Provence à la France (février 1482), nommé grand sénéchal de Provence en l’absence de Raymond de Glandevès (1482), acquiert la terre de Vauvenargues de Pierre de Cabanes au prix de 700 florins le 28 septembre 1482 (Richelmi, not. Aix), teste à Aix le 27 août 1474 (Richelmi, not.), fait un codicille le 24 octobre 1483 (Bertrand Borrilli, not.), par lequel il lègue 600 florins pour fonder une chapelle en l’église Sainte-Madeleine, meurt en 1485 ; épouse avant 1469, Laurence ISNARD alias Laurensone, fille de Laurens. Elle teste le 23 juin 1482 à Aix, en faveur de ses frères et sœurs.
  2. Saturnie GERENTE religieuse au monastère vieux d’Aix.
  3. Isabelle de GERENTE épouse en 1462, François des comtes de VINTIMILLE seigneur de Turriers, Bauduen et Sainte-Croix-du-Verdon, Ramatuelle, Cogolin, Grimaud, Gassin, Saint-Tropez et la Molle, conseiller du roi, maître des requêtes de l’hôtel du roi René, président de la chambre des Comptes de Provence (1479), fils de Reforciat, seigneur de Turriers, Bauduen et Sainte-Croix en partie, et de Catherine d’AMALRIC ; il se remarie en 1480 à Yolande de CASTELLANE et teste le 15 décembre 1487 à Aix (Jean Borrilli, not.).
  4. Delphine GERENTE teste le 11 septembre 1490 à Salon, épouse avant le 11 août 1470 (rec. dot à Salon), Pierre ISNARD docteur en droits et juriste de Salon, fils de Laurens, et de Jaumette de LUBIERES.
  5. Thomas qui suit,
  6. Balthasar auteur de la branche de la Bruyère.
  7. Fouquet auteur de la branche de Venelles.
  8. Honorat GERENTE moine de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, prieur de Cadenet et de la Roque.
  9. Louis JARENTE chanoine régulier et cabiscol de la cathédrale Notre-Dame des Doms à Avignon, transféré comme chanoine sacristain de la cathédrale d’Uzès (lettres de Paul II d’avril 1465, reçu le 17 mai 1470), est fait aussitôt aumônier (21 mai 1470), et baille son bénéfice à Jean Rivière, prêtre de Millau.
  10. Jehanne GERENTE religieuse à l’abbaye de Longchamp près Paris, de l’ordre de Sainte-Claire (profession le 3 septembre 1453), dont elle est élue abbesse (28 mai 1481), puis réélue plusieurs fois jusqu’au 17 avril 1499.

V – Thomas JARENTE seigneur et baron de Sénas, seigneur de Varages, le Tholonet, Beaurecueil, Vauvenargues, maître d’hôtel et chambellan du roi René (1470), puis de Charles III et de Louis XI, gouverneur des châteaux d’Orgon et d’Eygalières (lettres de Palamède Forbin gouverneur de Provence du 16 janvier 1481), prête hommage au nom de son père pour la terre de Sénas (12 décembre 1482), passe accord avec son frère Balthasar (13 avril 1484), renouvèle son hommage pour Sénas et Varages à Charles VIII (13 mai 1484), reçoit du roi la terre de Vauvenargues et en fait l’hommage (17 octobre 1485), achète des terres au Tholonet (11 avril 1492), premier pannetier du roi, viguier et capitaine d’Aix, teste le 12 juin 1501 à Aix (Imbert Borrilli, not.), veut être inhumé à Sénas ou, s’il meurt à Aix, dans la chapelle Saint-Michel de l’église de la Madeleine où il fonde une messe, nomme pour héritiers Claude-Gaspard et François Gérente ses fils, fait donation de la terre de Vauvenargues, en toute justice, à Melchior Séguiran pour les services rendus comme avocat (6 janvier 1504), teste à nouveau (29 juin 1504) ; épouse par contrat du 31 août 1472 à Aix, Louise de GLANDEVES fille d’Hélion, chevalier, baron de Faucon, seigneur de Giens, Puget, capitaine général en Provence, conseiller du roi et chevalier de l’ordre du Croissant, et de Marguerite de VILLEMUR. D’où :

  1. Claude (Gaspard) GERENTE seigneur baron de Sénas en partie, docteur en droits, conseiller du roi au parlement de Provence (provisions du 9 juin 1513), rend hommage au roi pour sa terre de Sénas et pour Cabannes au nom de sa femme (19 février 1536), résigne sa charge à André Dardaillon, son parent (1552), teste le 31 janvier 1543 à Salon (Hozier, not.) puis le 24 juin 1545 (Hozier, not.), et le 24 décembre 1552 (Ant. Chabaud, not. Aix), enseveli le 13 janvier 1553 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, épouse 1) Venture de LASCARIS de Tende. 2) vers 1510, Marguerite de PONTEVES CARCES dame en partie de Cabannes, fille de Jean, seigneur de Cabannes, et de Sibille de CASTELLANE. Elle teste le 15 avril 1531 (Henri Colla, not. Aix), veut être inhumée à la Madeleine au tombeau des Jarente en la chapelle Saint-Michel, où elle fonde une messe perpétuelle de requiem de 1000 florins, institue pour héritier son fils Claude, écuyer, et pour usufruitier de ses biens son mari, laisse ses enfants mineurs à la tutelle de son oncle Ardouin de Pontevès ou à défaut à sa tante, veuve de Jacques Romieu docteur d’Arles, fait des legs à ses filles Sibille, Claire, Anne, Delphine, Lionarde, Louise et Isabeau Gérente. Elle et son mari sont en procès au parlement de Grenoble contre Pierra de Pontevès dame en partie de Cabannes, sa sœur, épouse de Bertrand-Rambaud de Simiane, seigneur de Caseneuve (1550). D’où, du second mariage :

    1. Sibille de JARENTE dame en partie de Cabannes, née vers 1522, teste le 13 novembre 1593 ; épouse 1) par contrat du 15 août 1536 à Avignon (Guillaume de Maresiis, not.), Antoine de ROLLAND seigneur de Réauville, Reilhanette, Châtenay, Istres, docteur en droits, conseiller au parlement de Provence (1533), fils d’Olivier, et de Perrette GERARD sa deuxième épouse; l’épouse dotée par ses parents de 2.500 écus d’or sol. Teste le 6 avril 1551 (Anglesi, not. Avignon), et meurt accidentellement le 15 août de la même année en Avignon. 2) par contrat du 4 décembre 1551 à Aix (Maliverny, not.), Jean de SADE co-seigneur de Mazan, Saumane, Cabannes, Istres, capitaine héréditaire de la ville et château de Vaison, nommé premier président de la chambre des Comptes et Aides de Provence (20 décembre 1554), sur résignation de Balthasar de Jarente, oncle de sa femme, fils de Joachim, conseiller au parlement de Provence, et de Clémence de GERARD. Né le 8 novembre 1522, il teste le 11 mai 1595, et est enseveli le 11 décembre 1600 aux Dominicains d’Aix.
    2. Claire de GERENTE religieuse au couvent de Sainte-Claire d’Aix.
    3. Anne de GERENTE nommée dans le testament de sa mère (1531).
    4. Delphine de GERENTE épouse par contrat du 20 mars 1542 à Aix (François Gautier, not.), Joseph d’AGOULT écuyer, seigneur de Rognes, fils d’Honorat, seigneur de Rognes, et de Magdeleine de VILLAGES, sa première épouse. Remarié à Anthonette de GUIGONIS, veuve du sieur de Baschi, il meurt le 22 juillet 1589 à Rognes, sa veuve se remarie à Balthasar de Varey, seigneur de Manteyer, teste à Rognes le 2 septembre 1596 (Jean Simon, not.) et meurt le 11 septembre suivant.
    5. Léonarde de GERENTE religieuse au couvent de l’Observance de Montpellier.
    6. Louise de GERENTE religieuse au couvent de Sainte-Claire de Marseille.
    7. Blanche de GERENTE dame de Cabannes en partie, épouse 1) par contrat du 11 avril 1546 à Aix (Maliverny, not.), Jehan RENAUD seigneur d’Alleins, conseiller maître d’hôtel du roi, lieutenant d’artillerie, gouverneur de Granville, tué à la bataille de Saint-Quentin (28 août 1557). 2) par contrat du 8 avril 1560 à Aix (Tisati, not.), Louis PUGET seigneur de la Roquette, Moriès et Fuveau en partie, président à mortier au parlement de Provence, fils de Jacques, seigneur en partie de Fuveau, Moriès, la Castellet, la Robine et Angles, premier consul d’Aix et procureur du pays de Provence, et de Catherine de ROCHAS.
    8. Lucrèce de GERENTE épouse 1) par contrat du 6 janvier 1548 à Aix, Arnaud d’AGOULT écuyer, seigneur de Mouriès, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, fils de Fouquet, seigneur de Rognes, et de Jehanne BOYC. 2) par contrat du 14 janvier 1576 à Aix (Mattéi, not.), Vincens BOMPAR seigneur de Magnan, président à la cour des Comptes de Provence, fils d’Hugues, et de Delphine ROZIER.
    9. Suzanne de GERENTE épouse par contrat du 3 novembre 1552 à Aix (Claude Maliverny, not.), Jean-Baptiste GERENTE seigneur de la Bruyère, fils d’Arnaud.
    10. Françoise JARENTE baptisée le 7 avril 1538 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Jehan Boniface …de Manosque, marraine Françoise de Baschi), épouse par contrat du 20 juin 1555 à Aix (J. Isoard, not.), Jehan de VILLETTE fils d’Anthoine, et de Catherine de SAINT-MARCEL.
    11. Christophe Joseph JARENTE baptisé le 26 septembre 1540 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Christophe de Lubiano, marraine Jehanne de L… femme de N. Regis).

  2. Balthasar de JARENTE chanoine de l’église métropolitaine Saint-Sauveur d’Aix (1500), bénéficiaire de la prébende de Cabrières d’Aigues (1516), nommé premier président et maître rational en la chambre des Comptes de Provence (provisions du 4 septembre 1515, reçu le 8 mars 1516 en l’office d’Aymeric d’Andréa), maître d’hôtel du roi François 1er qui le missionne auprès de Charles-Quint pour négocier la paix (lettres du 16 décembre 1528), ordonné prêtre, évêque de Vence (1530), et à ce titre prieur de Varages, abbé régulier de l’abbaye Saint-Honorat de Lérins (27 avril 1532), député par les Etats de Provence auprès de François Ier à Lyon (1536), ambassadeur à Rome et Constantinople (1538), conseiller du roi garde-scel en la chancellerie de Provence au traitement de 400 livres (provisions du 20 juin 1541), évêque de Saint-Flour (1541, serment le 12 septembre 1544), y nomme pour son vicaire général Nicolas de Jarente, son cousin et successeur à Vence (13 février 1545), archevêque et prince d’Embrun par permutation avec Antoine de Lévis-Châteaumorand (septembre 1548, entrée solennelle et serment le 1er novembre), choix regretté qui donna lieu à un procès porté devant le Grand Conseil (arrêt du 27 mars 1553), prieur de Cadenet, autorisé à conserver ses fonctions de garde des sceaux de Provence (31 mars 1554), pourvu de la prébende d’Istres (1555), fait un premier testament à Aix (Tisati, not.), codicille le 12 février 1551 (Levezi, not. Embrun), et un second testament (16 décembre 1553), codicille le 24 juin 1555 (Jean Tisati, not.), par ces différents actes il demande à être inhumé en sa cathédrale d’Embrun, où il avait fondé deux canonicats, nomme pour héritier son neveu Balthasar Jarente, lègue aux enfants de Jacques Jarente, son neveu de Marseille, à charge de payer ce qu’ils doivent au fils de feu Fouquet Jarente, autre neveu, item à Marquiot Jarente, autre neveu de Marseille, fait de nombreux legs pieux, notamment 500 écus d’or pour refaire la façade de la cathédrale d’Embrun, 500 écus à l’hôpital Saint-Jacques d’Aix pour son agrandissement et l’acquisition de biens au faubourg Notre-Dame de la Seds, 50 écus pour fonder ou accroître les hôpitaux de sept localités, fonde six prêtres en l’église Sainte-Madeleine d’Aix moyennant 1.200 écus, il fait reconstruire également la chapelle Notre-Dame des Anges à Aix (alias Notre-Dame d’Embrun, détruite en 1750) où son portrait était conservé ; né vers 1485, il meurt le 27 juin 1555.
  3. François qui suit,
  4. Marguerite de JARENTE épouse par contrat du 12 octobre 1505, François de CASTILLON écuyer, baron d’Aubagne, seigneur de Castillon et Beynes, plusieurs fois premier consul d’Arles, fils de René, baron d’Aubagne, seigneur de Beynes, écuyer du roi Louis XI, premier consul d’Arles, et de Jehanne de VILLENEUVE. Il donne le dénombrement de ses biens au baillage de Digne (3 novembre 1541), teste le 15 août 1550.
  5. Jehanne de JARENTE alias Jehanette, épouse 1) en 1512, Pierre VIARRON coseigneur de Velleron, colonel d’un régiment d’infanterie, mort à Sienne, ainsi que son fils Aimar Viarron, capitaine (1552), il est fils de Jehan Anthoine, co-seigneur de Velleron, et de Faustine de ROSTAGNI. 2) Jean-Joseph de SAUVAN gentilhomme de la maison du Pape, naturalisé (1527), fils d’Olivier, lequel était neveu de l’évêque de Vence Antoine Salvani.


Balthasar de Jarente (v.1485-1555)
chancelier de Provence, président aux
Comptes, archevêque d'Embrun
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VI – François de JARENTE chevalier, baron de Sénas et de Trets, seigneur de Varages, Bras, le Tholonet, Vauvenargues, Brue, Auriac, Saint-Estève de la Foux, Buoux en partie, docteur en droits de l’université de Pavie, juge du Tholonet, conseiller maître rational et maître des requêtes de l’hôtel du roi, puis premier président des maîtres rationaux et juge en la chambre des Comptes de Provence (provisions du 24 septembre 1512, réception et serment le 9 novembre suivant), confirmé sous l’appellation de président de la Chambre rigoureuse et des Raisons à Aix (7 janvier 1515, encore en exercice en septembre 1535), achète d’Ange de Pontevès la coseigneurie et château de Buoux (3 nov. 1520) après avoir acheté terres et moulins (8 févr. 1520) et obtenu du roi l’exemption des droits de lods, treizains et autres droits seigneuriaux (lettres patentes du 7 mai 1520), achète trois parts des château et juridiction de Vauvenargues saisis sur Melchior de Séguiran, moyennant 450 écus d’or, 90 florins et 3 gros de lods et arrière-lods (1528), achète la ville et baronnie de Trets d’Aldebert de Petra au prix de 14.000 livres tournois ou 7.000 écus, en fait l’hommage au roi (8 octobre 1533), conseiller lai au parlement de Toulouse (provisions du 12 août 1538 en un office nouvellement créé, encore en exercice en novembre 1544), rend hommage en son nom et celui de son épouse et de sa belle-mère pour les terres et châteaux du Tholonet, Vauvenargues, Buoux, Besaudun, Bellegarde, Estoublon, Bras, Varages, Saint-Estève de la Foux, Châteauredon, Brue, Auriac (18 janvier 1536 et 18 déc. 1539), achète la coseigneurie des Siéyès d’Honorat de la Penne, et en reçoit l’investiture (1543), décédé entre le 18 février 1546 et le 4 février 1547 ; épouse le 26 octobre 1522 en l’église de Fayence, suivant contrat du 2 juin précédent, Marie de CASTELLANE dame de Bellegarde et en partie d’Estoublon et Châteauredon, fille de Louis, seigneur d’Esparron, Saint-Julien-le-Montagnier, Besaudun, Bras d’Asse, Varages, et de Louise de PROHANE, dame en partie de Varages et de Bras d’Asse, de Saint-Estève de la Foux, Auriac et Brue. Elle est instituée avec son mari et leur fils Balthasar Jarente héritiers universels de dame Louise Prohane, par ses testaments du 30 mars et 10 avril 1534. Elle teste en 1551 en faveur de son fils Balthasar, veut être inhumée devant le grand autel de l’église de Varages, en la tombe de ses ancêtres, et lègue 50 écus pour réparation de l’hospice du lieu. D’où :

  1. Balthasar qui suit,
  2. Anthoine de JARENTE prieur de Varages, légataire de son neveu Claude de Gérente (1585).
  3. Blanche de JARENTE épouse en 1558, Jehan de RAYNAUD dit de Saint-Rémy, commissaire général des fortifications du roi de France.

  4. D’Irène ALARIE : Antoine JARENTE licencié ès lois, fils naturel, légitimé par lettres du roi Henri II en octobre 1553.

VII – Balthasar de JARENTE chevalier, seigneur et baron de Sénas, coseigneur de Varages, Bras d’Asse, Saint-André, Saint-Jean de la Salle, Saint-Estève de la Foux, Besaudun, Brue, Auriac, Estoublon, Bellegarde, le Tholonet, Buoux, institué cohéritier universel de Louise de Prohane dame de Varages, son aïeule maternelle (1534), est gentilhomme ordinaire de la chambre du roi (avant 1565), capitaine de douze compagnies d’infanterie et d’une compagnie de cent maîtres (commission du 27 mai 1563), pourvu d’un commandement militaire en Lyonnais (brevet du 3 février 1567, non exercé), commandant des troupes catholiques en Provence (commission du comte de Tende du 20 octobre 1567), adhère à la Réforme et se met à la tête des troupes calvinistes de Provence, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, est tué devant Saint-Marcel d’Ardèche, épouse par contrat du 8 septembre 1546 (Arbaud, not. Saint-Maximin), Elisabeth alias Isabeau d’AGOULT fille de Balthasar, baron d’Ollières, seigneur de Seillon, et de Sibille de PONTEVES. D’où :

  1. Claude qui suit,
  2. Anne de GERENTE épouse par contrat du 26 janvier 1557 à Aix (Claude Maliverny, not.), Georges de GLANDEVES coseigneur de Saint-Martin-de-Pallières et Courmes, décédé en octobre 1578 à Aix, fils de Charles, seigneur de Saint-Martin-de-Pallières et Carros, conseiller au parlement de Provence, et de Marguerite de GRASSE dame de Courmes.
  3. Balthasar GERENTE commande une compagnie sous son père, et est tué d’une mousquetade devant Saint-Marcel d’Ardèche, à l’âge de 18 ans (1567), était né vers 1549.
  4. François de GERENTE baron de Sénas, tué au siège de Ménerbes (juin 1574), épouse par contrat du 6 octobre 1573 à Marseille (Alphanti, not.), Aymare d’ALBERTAS fille de Pierre, seigneur de Géménos et Ners, et de Marquise de VENTO. Remariée le 26 juillet 1579 à Jean de CASTELLANE d’ESPARRON.
  5. Marguerite de GERENTE épouse 1) par contrat du 17 janvier 1568 à Sisteron (Montagnac, not.), Antoine de SAINT-GERMAIN seigneur de la Villette, fils de Jacques, coseigneur de Jarjayes. 2) par contrat du 15 avril 1572 à Varages (Antoine Montagnac, not.), Ardouin de PORCELLET seigneur de Maillane, fils d’Honorat, seigneur de Maillane, consul de Beaucaire, et de Marguerite de PONTEVES, l’épouse est assistée de sa mère Isabeau d’Agoult, François et Claude Gérente ses frères, sieurs de Sénas et Bras.
  6. Isabeau de GERENTE épouse par contrat du 9 janvier 1574 à Varages (Ant. Montagnac, not.), Honoré de GLANDEVES écuyer, seigneur de Montblanc, Villevieille et le Castellet Saint-Cassien, fils de feu Balthasar, seigneur de Montblanc et Villevieille, et de Magdeleine de GRASSE.
  7. Louise de GERENTE épouse par contrat du 15 avril 1576 à Varages (Montagnac, not.), Claude MARC de CHATEAUNEUF écuyer, seigneur de Châteauneuf-lès-Moustiers, fils de Palamède, écuyer de Salon, seigneur de Châteauneuf, et de Jeanne de ROSSET. Elle a le malheur de voir périr son fils, syndic de Salon, massacré en cette ville lors d’un soulèvement populaire (22 août 1615).
  8. Claude de GERENTE épouse en 1580, Jean de FOREST de VESC écuyer, seigneur de Montjoux (1567) et en partie de Grignan, gentilhomme de la chambre du roi, capitaine protestant, fils de Pierre, seigneur de Blacons, lieutenant du baron des Adrets, et de Marie de VESC, dame de Montjoux. Il teste le 10 octobre 1585 (Bérole, not. Montélimar), obligeant son fils à se conformer à la condition que lui avait imposée sa mère, Marie de Vesc, de porter ses nom et armes ; meurt en 1590.

VIII – Claude de GERENTE chevalier, seigneur et baron de Sénas (après son frère), seigneur de Bras, Varages, Aygalades, Brüe, Auriac, Saint-Estève, Beynes, le Tholonet et en partie de Buoux, inféode à Claude de Cormis la terre de Beaurecueil dépendante du Tholonet, hérite de son frère François Gérente (1574), transige avec sa mère le 21 janvier 1580 (Chavignot, not.), engage sa seigneurie du Tholonet à Pierre d’Albertas à qui il doit 10.000 écus (22 oct. 1582), teste le 17 avril 1585 à Aix (Capus, not.), codicille (17 août 1586), est tué au siège de Salon à la tête des gens d’armes d’Henri d’Angoulême gouverneur de Provence (1590) ; épouse par contrat du 8 septembre 1578 au château d’Aubaïs (Jacques de La Roche, not. à Calvisson), Magdeleine de BOUZENE fille de Louis, dit de Bermond, seigneur baron d’Aubaïs et du Cailar en Languedoc, seigneur de Bouzène, visiteur des gabelles, et de Gasparde de BEAUVEZET de JONCHERES. Elle fait un codicille le 16 décembre 1625. D’où :

  1. Théophile de GERENTE baron de Sénas, épouse par contrat du 6 février 1606 à Brignoles, Françoise de VINTIMILLE du LUC fille de François, baron du Luc, seigneur de Tourves, et de Françoise d’ALBERT de REGUSSE dame du Luc.
  2. François de GERENTE seigneur de Bras, tué en duel par le sieur de Darbon.
  3. Charles de GERENTE seigneur baron de Bras, seigneur Varages, Saint-Estève et Bezaudun, destiné par son père à exercer une charge au parlement d’Aix, est tué en duel par le sieur de la Barben, épouse Marguerite d’AGOULT de SEILLONS dame de Saint-Estève, fille de Joseph, seigneur de Seillons, et de Diane de VILLENEUVE. D’où :

    1. Magdeleine de GERENTE dame de Bras et de Varages, épouse par contrat du 20 janvier 1629 à Saint-Maximin (Malherbe, not.), Sextius d’ESCALIS de SABRAN seigneur et baron d’Ansouis, seigneur de Bras, Saint-Julien, Estoublon, Bellegarde, Saint-Martin de Pallières, veuf de Marguerite de BRANCAS-FORCALQUIER, fils de Marc-Antoine, chevalier, seigneur d’Estoublon, Bras etc., président à mortier au parlement de Provence, conseiller du roi en ses Conseils, et d’Hortense de BOURDON dame de Saint-Pons.

  4. Balthasar qui suit,

IX – Balthasar de GERENTE chevalier, seigneur de Varages, Besaudun, le Tholonet, baron de Sénas, puis 1er marquis de Sénas, protestant, ministre du culte à Eyguières, député de sa province aux assemblées et synodes de l’Eglise réformée (Sainte-Foy 1601, Saumur 1611, Tonneins 1614, Grenoble 1615, Loudun 1619, Charenton 1645), dédicataire d’une Instruction chrestienne par le pasteur d’Eyguières Paul Maurice (1633), vend la terre et seigneurie du Tholonet à Alexandre de Galliffet président aux enquêtes de Provence moyennant 40.000 livres (14 mai 1637), obtient l’érection de sa terre de Sénas en marquisat en reconnaissance de son père et de son oncle, tués pour le service du roi (lettres patentes données à Saint-Germain-en-Laye en février 1643, l’autorisant en outre à « faire appeler ses filles, dames, comme nos propres enfans ») (Calendrier des princes, 1764), teste le 3 juillet 1651 en faveur de son fils Charles, meurt la même année ; épouse 1) par contrat du 20 mai 1613 (Bertrand, not. Saint-Rémy), Anne de SADE LAGOY fille de Michel, baron de Lagoy et Romanin, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et d’Honorade de BOCHE dame de Vers et de Séderon. 2) par contrat du 21 mai 1621 (Jean, not.), Justine ALLEMAN du PUY-MONTBRUN veuve de Gaspard d’ARMAND, baron de Lus, fille de Jean, baron puis marquis de Montbrun (1620), chevalier, seigneur de Ferrassières, Villefranche, Saint-André, conseiller du roi en ses conseils d’Etat et Privé, capitaine de 50 hommes d’armes, et de Lucrèce de LA TOUR du PIN GOUVERNET. Elle avait hérité de son premier mari à la mort de leur fille Lucrèce d’Armand, est en procès avec ses frères, et se voit adjuger pour ses droits une somme de 80.000 livres (sentence du 16 avril 1621) ; elle teste le 21 octobre 1667. D’où :

  1. Du premier mariage : Magdeleine de GERENTE épouse par contrat du 1er octobre 1628 à Saint-Rémy-de-Provence (Paul Bertrand, not.), Jacques d’ASTOAUD baron de Murs, seigneur Séderon, Romanin, Saint-Lambert, son cousin germain, fils de Jean, baron de Murs, seigneur de Saint-Lambert, et de Jeanne de SADE dame de Romanin. Il teste le 2 août 1673 (Esprit de Ladehors, not. Apt).

  2. Du second mariage : Charles qui suit,
  3. Marguerite de GERENTE de SENAS épouse le 17 janvier 1656 en l’église de Sénas, suivant contrat du 28 octobre de la même année, César de GAILLARD LONGJUMEAU chevalier, seigneur de Ventabren, baron de Saint-Estève et Auriac, conseiller au parlement de Provence, baptisé le 15 juillet 1626 à Aix, y inhumé le 12 août 1695, fils de Pierre, trésorier général des Etats de Provence, seigneur de Ventabren, et de Marquise de VILLAGES.

X – Charles de JARENTE de SENAS chevalier, marquis de Sénas (2e), baron de Lus-la-Croix-Haute et Beaurières, seigneur de Saint-Estève, Auriac, capitaine de cavalerie au régiment de Saint-André-Montbrun, son oncle, puis brigadier des armées du roi, achète la baronnie de Lus la Croix-Haute en Diois de Pierre d’Armand, son créancier (1660), vend les terres de Saint-Estève et Auriac à son beau-frère Gaillard (10 décembre 1665), institué héritier de Guillaume Charon abbé de Saint-Nicolas-de-Ribemont, son parrain (29 juillet 1666), maintenu dans sa noblesse (jugement du 24 décembre 1667, déchargé de poursuites le 12 juillet 1668), commandant en chef de la noblesse d’Île-de-France sous le maréchal de Créquy (1674), teste le 12 mars 1697 ; né vers 1628, décédé le 25 avril 1702 à Sénas, inhumé le lendemain en la chapelle de l’église paroissiale, épouse 1) le 19 mars 1652 en l’église Sainte-Marine en l’île de la Cité à Paris, Marie LHUILLIER d’ORGEVAL dame d’Orgeval, fille de Geoffroy, chevalier, seigneur d’Orgeval, Bures, Tressancourt, Montemont, la Malmaison, Guérard, intendant de Provence puis maître des requêtes ordinaires de l’hôtel du roi, conseiller du roi en ses Conseils, ancien chevalier de Malte, et de Marie AUBERY (veuve le 24 avril 1671, remariée en mars 1672 à François de Creil capitaine aux gardes françaises, elle dilapide l’héritage de ses enfants, et sera placée sous interdiction). Marie Lhuillier avait hérité de son père (testament du 4 avril 1671) la terre d’Orgeval ainsi qu’une grande maison à Paris, rue Culture-Sainte-Catherine, qui sera vendue par ses enfants à l’intendant Michel Le Pelletier de Souzy le 19 juillet 1686 (Lévesque et Galloys, not.), lequel la fera rebâtir. Elle meurt en janvier 1682. 2) le 13 juin 1688 en l’église de Sénas, suivant contrat du 9 mai (Bilhon, not. Avignon), (Thérèse) Marguerite de MONTAIGU née le 11 mars 1669, fille de Louis, seigneur de Taillades et la Palun au Comté-Venaissin, et de Marguerite-Charlotte de VINCENS de CAUSANS. Veuve, elle se remarie à Antoine d’ABZAC seigneur de Verdun. D’où :

  1. Du premier mariage : Geoffroy (Alexandre) qui suit,
  2. Charlotte (Renée) de JARENTE de SENAS religieuse, née en 1654, baptisée le 24 mars 1657 en l’église de Sénas (parrain Jacques Estuard seigneur de Murs, marraine Marie Aubery dame d’Orgeval).
  3. Marie de JARENTE de SENAS religieuse, née le 12 mai 1655, baptisée le 24 mars 1657 en l’église de Sénas (parrain Jacques Estuard seigneur de Murs, marraine Marie Aubery dame d’Orgeval).
  4. Marie-Claire de JARENTE de SENAS novice en l’abbaye de Saint-Rémy.
  5. Louise (Elisabeth) de JARENTE de SENAS épouse 1) par contrat du 28 août 1683 à Paris (Georges Marion, not.), Pierre PETRA écuyer, mort avant 1687. 2) par contrat du 25 janvier 1688 à Paris (François Barbou, not.), Louis VAILLANT.
  6. Anne Angélique de JARENTE de SENAS morte jeune.
  7. Anne Louise Thérèse de JARENTE de SENAS religieuse, novice au monastère royal Saint-Louis de Poissy (1694).
  8. Charles de JARENTE de SENAS mineur en 1675, donataire de l’abbé Guillaume Charon, abbé de Riblemont.

  9. Du second mariage : (Louis) Joseph de JARENTE de SENAS chevalier, marquis de Sénas (3e), page de la Grande Ecurie du roi (reçu le 24 mars 1703, preuves le 31 mars, sortie en déc. 1706), cornette de cavalerie, se querelle avec M. d’Agrain qu’il frappe d’un coup d’épée et tue, arrêté et incarcéré à la Conciergerie (Dangeau, Journal, 17 nov. 1710), libertin et prodigue, de nouveau arrêté pour dettes et incarcéré au château d’Angers pendant un an (nov. 1710, renouvelé 24 fév. 1712), libéré (21 sept. 1712), il vend, pour rembourser ses dettes les deux tiers de la terre et marquisat de Sénas avec ses droits seigneuriaux au conseiller Henri de Benault de Lubières d’Albe, au prix de 313.500 livres, le 12 octobre 1745 (acte au château de Roquemartine reçu par Reynaud, not. Salon) ; né le 30 juin 1689 à Avignon, baptisé le même jour en l’église Saint-Geniès (parrain Louis Balthasar de Gérente seigneur de Cabanes la Bruyère, marraine Marguerite Charlotte de Vincens de Causans), épouse par contrat du 12 mars 1717 à Avignon, Marie (Elisabeth) de BLANC fille unique et héritière d’Amant Joseph. D’où :

    1. Marie-Marguerite (Thérèse) de JARENTE de SENAS dite Mlle de Sénas, religieuse bénédictine de Saint-Laurent d’Avignon, nommée abbesse de l’abbaye royale de la Bénisson-Dieu en Brionnais (nov. 1757), qu’elle fait reconstruire en 1764, nommée abbesse de Maubuisson près Pontoise (avril 1765, entrée solennelle le 11 juillet), mais entre en conflit avec sa communauté et résigne sa charge, quitte Maubuisson le 13 octobre 1764 pour revenir à la Bénisson-Dieu ; née le 23 octobre 1717, baptisée le 19 février 1718 en l’église de Sénas (parrain Amant Joseph de Blanc, son ayeul, marraine Marie-Marguerite Thérèse de Montaigu résidant à Paris, son ayeule).
    2. Pierre de JARENTE de SENAS chevalier, marquis de Sénas (4e), reçu page de la Grande Ecurie du roi (preuves le 17 mars 1734, sortie en avril 1737), lieutenant en second au régiment du Commissaire général (juillet 1737), lieutenant au régiment Dauphin étranger (3 avril 1742), capitaine (28 mai 1744), chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, nommé gouverneur de Meung-sur-Loire (provisions du 24 janvier 1767) ; né le 29 janvier 1720 au château de Sénas, ondoyé le lendemain, onction le 17 juillet 1721 en l’église d’Eyguières (parrain Pierre Joseph Hyacinthe marquis de Caylus, baron de Rouairoux et Colombières, seigneur de Beaufort, Artix de Castelnau et autres places, lieutenant général des armées du roi, commandant pour le roi en Provence, baron des Etats du Languedoc, marraine Geneviève d’Artignosc marquise d’Eyguières, épouse de Louis-Elzéar de Sade marquise d’Eyguières), il meurt en 1769 à Roanne à l’auberge du Loup, où il était de passage.
    3. (Geneviève) Félicité (Elisabeth) de JARENTE de SENAS née le 11 avril 1721 à Sénas, baptisée le même jour (parrain Joseph Ignace Somis, marraine Geneviève de Thoron d’Artignosc de Sade marquise d’Eyguières), décédée le 22 novembre 1795 à Orléans, épouse le 25 février 1743 en l’église de l’abbaye royale de la Déserte à Lyon, suivant contrat de la veille (Bonnet, not. Lyon), dom Maximilien de LA CROIX dit le Marquis de la Croix, colonel d’infanterie et lieutenant général d’artillerie au service du roi d’Espagne, puis lieutenant général des armées du roi d’Espagne, vice-roi et capitaine général de l’armée et du royaume de Galice, commandant général du corps des ingénieurs et inspecteur général des places et fortification d’Espagne (1763), commandant et inspecteur général de l’artillerie par interim, grand d’Espagne, né le 21 juin 1698 à Charleroi, décédé le 11 mai 1768 à la Corogne en Galice, fils de Denys, colonel de dragons, et de Marie Joseph GRANDVARLET, l’épouse signe Félicité Jarente de Senas. Amante de Beaumarchais en Espagne, du vivant de son mari, elle se réfugie à la mort de ce dernier à Lyon où elle tombe gravement malade, a des visions et guérit, regagne Paris où elle rencontre l’occultiste Claude de Saint-Martin (1776) et s’entiche de lui, adhère à la maçonnerie, devient amie de Jacques Cazotte ; son portrait est réalisé par Carmontelle (1770).
    4. (Françoise) Amante de JARENTE de SENAS née le 15 juin 1722, baptisée le 4 novembre 1723 en l’église de Sénas (parrain François Victor chevalier de Jarente, marraine Marie-Françoise de Tonduty marquise de Châteaurenard), ensevelie le 25 août 1786 à Genissieux, épouse le 30 juillet 1771 en l’église Saint-Geniès d’Avignon, François JOMARON de MONTCHOREL propriétaire du château de Génissieux, capitaine de dragons, gouverneur de Die (1762), chevalier de Saint-Louis, né le 23 juillet 1729 à Romans, y décédé le 20 août 1798, fils de Jean-Antoine, avocat au parlement, conseiller du roi et receveur des tailles en l’élection de Romans, trésorier général de France, et d’Elisabeth FLEURY. Sans postérité.

  10. Jeanne de JARENTE de SENAS née le 20 septembre 1691 à Avignon, baptisée le surlendemain en l’église Saint-Geniès (parrain Joseph de Baroncelli de Javon, marraine Jeanne de Murs d’Astuard).
  11. Anne-Jeanne de JARENTE de SENAS née le 25 juin 1693 à Avignon, baptisée le surlendemain en l’église collégiale Saint-Geniès (parrain Louis de Donis marquis de Goult, marraine Anne de Montagut).
  12. Françoise Louise de JARENTE de SENAS née le 8 juillet 1694 à Avignon, baptisée en l’église collégiale Saint-Geniès, épouse le 12 avril 1722 en l’église Saint-Sulpice à Paris, Henry de LEAUTAUD de MASBLANC chevalier, baron du Saint-Empire, cadet des gardes du corps du roi en la compagnie de Charost. Elle fait établir un acte de notoriété constatant l’absence de son mari depuis 30 ans le 13 janvier 1768 (Venard, not. Paris), teste à Paris le 23 février 1772 faisant son légataire universel Pascal Félix Philippe Presbytero, de Turin, commissaire des guerres du roi de Sardaigne, signe F L de Gerente de Senas.
  13. Marguerite Thérèse de JARENTE de SENAS née le 3 juillet 1696 à Aix, baptisée le même jour en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Joseph de Jarente de Sénas, son frère, marraine Thérèse de Chapus).

XI - Geoffroy-Alexandre de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL chevalier, marquis de Sénas, baron de Lus-la-Croix-Haute, seigneur d’Orgeval et autres lieux, fut d’abord abbé commendataire de l’abbaye Saint-Martin d’Auchy-lès-Aumale (à 4 ans) dont il dilapide les revenus aux jeux, est placé sous interdiction à la demande de ses parents (jugement du 18 décembre 1679), résigne sa charge et prébende (1682) ; baptisé à… (parrain le pape Alexandre VII, marraine la princesse des Ursins), décédé à Paris, épouse en 1700, (Magdeleine) Marie-Elisabeth de LALLIER de LA TOUR, née en 1675, fille de Jacques, chevalier, seigneur de Vigny et Marville-lès-Dreux, Fadainville, lieutenant pour le roi à Mézières, et d’Elisabeth de CHARDONNET, elle est nièce de Marie de Lallier du Pin épouse du maréchal comte d’Estrades, et hérite de son frère Geoffroy de Lallier, lieutenant des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis, mort à Paris le 22 mai 1730. Elle meurt le 27 février 1732 à Paris, inventaire de ses biens le 29 février (Meunier, not.). D’où :

  1. Marie-Elisabeth de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL décédée à Paris, épouse le 1er mai 1718 à Paris, Jean-Louis MARET écuyer, seigneur de Carnetin en Champagne, gentilhomme de la vénerie du prince de Condé, secrétaire des commandements de la princesse de Condé, lieutenant du roi de la Basse-Alsace (1719), fils de Louis, seigneur de Carnetin, premier secrétaire et intendant de la maison de Condé, et de Geneviève de SOS. Les époux se séparent quant aux biens (sentence du 9 mai 1730), il est emprisonné par ordre du roi au château de Pierre-Scize en 1740.
  2. Balthazar-Alexandre qui suit,

XII – Balthasar-Alexandre de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL dit le Marquis de Jarente d’Orgeval, chevalier, marquis de Sénas, baron de Lus-la-Croix-Haute, seigneur d’Orgeval, capitaine de cavalerie dans les régiments de Saint-Germain, de Poyanne et de Frouley, rédige son testament le 20 décembre 1762 (déposé le 30 janvier 1768 chez Trutat, not.) ; né en 1701-1705, décédé le 26 janvier 1768 à Orgeval, inhumé le surlendemain dans le chœur de l’église ; épouse le 15 décembre 1736 en l’église de Lalley, à Saint-Maurice en Dauphiné, suivant contrats du 1er février 1735 et du 19 mars 1737 à Paris (Du Puy, not. Châtelet), union réhabilitée en la chapelle du château d’Orgeval le 20 mars 1737, (Louise) Elisabeth de RAMBAUD de SAINT-MAURICE dite Mlle de Champrenard, née le 17 juillet 1717 à Saint-Maurice-en-Trièves, fille de Claude, chevalier, seigneur de Champrenard et Saint-Maurice-en-Trièves, et de Louise Magdeleine de BRUNEL, dame de Saint-Maurice. Décédée après 1770 à Orgeval. D’où :

  1. Nés de Janette PASSAVAL : Balthasar de JARENTE baptisé le 4 février 1731 en l’église de Sénas (parrain François de Villeneuve, marraine Anne Jourdan).
  2. Geoffroy-Alexandre de JARENTE baptisé le 23 décembre 1733 en l‘église de Sénas (parrain Pierre Roche, marraine Louise Desnoyer).

  3. De son mariage : Suzanne (Elisabeth Françoise) de JARENTE d’ORGEVAL née le 6 novembre 1735 au château d’Orgeval, ondoyée trois jours plus tard, cérémonies suppléées le 4 juin 1743 en l’église paroissiale (parrain François Hector de Morogues, seigneur de Fonfaye, chanoine de Chartres, marraine Elisabeth de Kennedy), décédée le 9 mai 1815 à Paris ; épouse le 1er février 1758 en l’église de l’abbaye royale de Penthemont à Paris, suivant contrat du 26 janvier (Charlier, not.), Laurent GRIMOD de LA REYNIERE écuyer, conseiller fermier général du roi et administrateur général des postes et relais de France, né en 1723 à Paris, fils de Gaspard, écuyer, seigneur de la Reynière et de Clichy, fermier général et administrateur des postes, et de Jeanne LABBé sa première épouse ; union bénie par Mgr de Jarente évêque d’Orléans. Il meurt le 27 décembre 1793 à Paris. Collectionneur d’art et gourmet invétéré, il donne des réceptions luxueuses dans son hôtel parisien. Jolie et spirituelle, Mme de la Reynière attirait dans un salon hommes de lettres, peintres et musiciens; le graveur Jean-Baptiste Nini réalise son portrait en médaille (1769), « c’étoit une personne de trente-cinq ans, très vaporeuse, très fâchée de n’être pas mariée à la cour, mais belle, obligeante, polie ; se plaignant toujours de sa santé mais aussi ne se plaignant jamais de personne, et faisant les honneurs d’une grande maison avec beaucoup de noblesse et de grâce » (Mme de Genlis, Mémoires) ; arrêtée avec sa nièce Maximilienne de Senneville, comtesse d’Ourches, comme parente d’émigrés, et emprisonnées toutes deux au couvent des Capucines à Paris (20 février 1794), elle sort de la Révolution ruinée. D’où postérité.
  4. (Marie Félicité Sextius) Elisabeth de JARENTE d’ORGEVAL de CLAINCOURT dame de Claincourt, née en 1737, décédée le 16 octobre 1824 à Tarascon, épouse le 4 octobre 1768 en la chapelle du château d’Orgeval, suivant contrat du 17 septembre à Paris (Trutat, not.), Louis Scipion Guillaume Jean de NICOLAŸ dit le Marquis de Nicolaÿ, baron de Sabran et de Jonchères, seigneur de Cavillargues, mousquetaire et lieutenant du roi en Languedoc, colonel du régiment Angoumois infanterie et de Lorraine dragons, chevalier de Saint-Louis (1787), né le 14 mars 1743 à Collias (Gard), fils de feu Scipion, baron de Sabran et Jonchères, seigneur de Cavillargues et en partie de Bagnols, et de feue Gabrielle Thérèse de TREMOLET de BUCELLY de MONTPEZAT, union célébrée par l’abbé Louis Marie de Nicolay, chanoine et vicaire général de Bayeux. Blessé le 12 septembre 1793 au combat de Chazelles-sur-Lyon, décédé deux jours plus tard dans la prison du village. D’où postérité.
  5. (Marie-Anne) Françoise de JARENTE d’ORGEVAL née et ondoyée le 22 septembre 1739 au château d’Orgeval, épouse le 18 mai 1763 en la chapelle du château d’Orgeval, Charles-Nicolas de MAHIEL d’ESTANVILLE chevalier, comte d’Estanville, mousquetaire de la première compagnie du roi, ancien officier major de l’armée de Soubise, né le 31 janvier 1741 à Bretteville (Seine-Maritime), fils de Charles, chevalier, comte d’Estanville, seigneur de Bure, Frébois, Encourtinville, Beufreville, le Chenée, et de Françoise Marguerite de GRAINVILLE, union célébrée par Claude-François d’Estrabonne prêtre, conseiller clerc au parlement de Paris. Nommé premier président des Enquêtes du parlement de Rouen, conseiller du roi en ses conseils, il meurt le 15 octobre 1769 à Rouen.
  6. (Balthasar) Henri Armand qui suit,
  7. Marie Elisabeth de JARENTE d’ORGEVAL née le 3 septembre 1741 à Orgeval, baptisée le lendemain par la sage-femme, cérémonies le 12 mars 1743 en l’église paroissiale (parrain M. de Maret seigneur de Carnetin, marraine Marie-Elisabeth Maret de Jarente, tous deux représentés), décédée le 17 février 1826 à Saint-Germain-en-Laye, épouse le 28 novembre 1764 en la chapelle du château d’Orgeval, suivant contrat signé la veille à Paris (Fourcault de Pavan, not.), Nicolas BAUDOT de SENNEVILLE dit le Marquis de Senneville, écuyer, enseigne des vaisseaux du roi au département de Brest (1757), né le 6 septembre 1738 à Senneville-sur-Seine, fils d’Henry-François, chevalier, seigneur châtelain de Senneville, Barville, Querville, Aubiéville, et de feue Marie-Anne Gabrielle d’ACHé, union célébrée par l’abbé André Baudot de Senneville, curé de Querville. Promu lieutenant de vaisseau (1764), chef de division des armées navales, grand-croix de l’ordre de Saint-Louis, chevalier de Cincinnatus, il meurt fusillé à Auray, après le débarquement de Quiberon, le 1er août 1795.
  8. Félicité-Justine de JARENTE d’ORGEVAL née le 11 mars 1743 au château d’Orgeval, baptisée le lendemain en l’église paroissiale (parrain Pierre Alizon manouvrier, marraine Anne Tillard), décédée le 19 février 1809 à Béziers, épouse le 25 juin 1765 en la chapelle du château de Meung-sur-Loire (Loiret), Jacques de BAUSSET chevalier, comte puis marquis de Bausset, seigneur de Sauvian, officier au régiment du Roy infanterie, chevalier de Saint-Louis, né le 2 octobre 1743 à Pondichéry, fils de Pierre, chevalier, comte de Sauvian, et de feue Marie-Françoise LERIDé ; union célébrée par Mgr Joseph-Bruno de Bausset de Roquefort évêque de Béziers, l’épouse assistée de Mgr l’évêque d’Orléans, de Marie-Elisabeth de Blanc épouse de Joseph de Jarente marquis de Sénas, sa tante, de Marie-Marguerite Thérèse de Jarente abbesse de Maubuisson, sa cousine germaine, de Françoise Amante de Jarente de Senas sa cousine germaine, de Louis Alexandre Maret d’Aigremont chevalier de Saint-Louis, lieutenant du roi en Basse-Alsace, colonel d’un régiment de grenadiers royaux, cousin germain, de Jean-Baptiste Polixène Elzéar Ripert de Monclar prêtre, abbé commendataire des abbayes royales de Notre-Dame d’Ivry et de Saint-Ali… de Clamart, vicaire général de l’évêque d’Orléans, et de Jean-Anne de Caze ancien secrétaire du cabinet du roi, elle est dotée par le roi de 165.000 livres. Emprisonné au Temple, inscrit sur la liste des émigrés, il meurt le 24 juillet 1810 à Montdidier (Somme). D’où postérité.
  9. (Louis François) Alexandre de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL dit l’Abbé de Jarente d’Orgeval, puis Mgr de Jarente, clerc tonsuré du diocèse de Vienne (1763), prieur commendataire des prieurés de Saint-Pierre-de-Ticheville (3 août 1760), Royal-Pré (2 novembre 1761, bulles du 15 décembre), Saint-Rémy-la Varenne (1763, résigne le 10 janvier 1785), la Culture-Sainte-Catherine à Paris (1769), étudiant au collège du Plessis-Sorbonne, licencié en droits, séminariste à Saint-Magloire et Saint-Sulpice, prêtre, vicaire général du diocèse de Toulouse (1770), et député du clergé en cette province, abbé commendataire de Lieu-Dieu-en-Jard (mai 1771), agent général du clergé de France à Toulouse (25 janvier 1775), nommé par le roi coadjuteur de l’évêque d’Orléans, son oncle (29 octobre 1780), et évêque d’Olba en Cilicie in partibus (11 décembre 1780, sacré par son oncle à Meung le 18 février 1781), abbé de Saint-Eloy de Noyon (14 juillet 1784), député à l’assemblée du clergé (1785), évêque titulaire d’Orléans à la mort de son oncle (28 mai 1788, prise de possession le lendemain par procureur, serment le 28 juin), membre honoraire de l’Académie de peinture de Marseille, associé de l’Académie des Belles-Lettres (26 février 1789), privé de ses importants revenus ecclésiastiques (fin 1789), prête serment à la constitution civile du clergé (30 janvier 1791), devenant ainsi évêque constitutionnel du Loiret, membre du conseil communal d’Orléans, quitte ses fonctions (démission du 21 novembre 1793, réitérée le 2 août 1801), il vit pour subsister de petits emplois, bibliothécaire à l’Arsenal de Paris, garde-magasin de l’hospice militaire de Tarbes (fin 1793), puis Bordeaux (1794), commis au ministère de la Justice (1795), professeur de belles-lettres à Agen (1796), garde-magasin à Valence (1798), marié puis divorcé, il revient à Paris sans emploi (1802), se repend de ses erreurs et obtient sa réintégration dans le clergé; né le 1er juin 1746 en la maison-forte de Soizon à Saint-Siméon de Bressieux (Isère), propriété de sa famille maternelle, baptisé le lendemain en l’église paroissiale (parrain François de Brunel seigneur de Saint-Maurice, marraine Louise Magdeleine de Brunel, représentés par Joseph Valet de la Contamine, bourgeois, et Marianne Gorgeron son épouse), décédé le 30 octobre 1810 à Paris, inhumé le 1er novembre au cimetière de l’Ouest ; il avait épousé le 5 novembre 1794 à Bordeaux, Adélaïde CHOMEL âgée de 40 ans, veuve sans enfant de Michel Nicolas ODIGIER de LA COURONNERIE, notaire d’Orléans, née à Jargeau (Loiret), fille de Claude, et de Marie Rose RAGU ; cette union civile n’aurait été qu’un simulacre de mariage destiné à protéger l’ancien évêque de la Terreur, et fut annulé par divorce ; Adélaïde Chomel meurt le 25 février 1830 à l’hôtel-Dieu d’Orléans.

Alexandre de Jarente de Sénas d'Orgeval
(1846-1810) évêque d'Orléans en 1788.
Portrait par François-André Vincent, 1787
© Musée des Beaux-Arts d'Orléans


XIII –  Henri Armand de JARENTE d’ORGEVAL dit le Marquis de Jarente, marquis de Sénas, baron de Lus-la-Croix-Haute, seigneur d’Orgeval, Tressancourt et autres lieux, page de la Petite Ecurie du roi (certificat du 14 mai 1754), entre comme cornette au régiment de cavalerie d’Harcourt (15 juin 1757), capitaine de cavalerie au Royal-Piémont (janvier 1758), puis au régiment de Talleyrand (13 avril 1759), aide de camp de M. de Stainville faisant les fonctions d’aide-major général de sa division (1762), aide maréchal général des logis de l’armée du roi, grand-croix de l’ordre des chevaliers de l’ancienne noblesse d’Allemagne, vend la seigneurie d’Orgeval au Comte de Provence (1776) ; né le 24 juillet 1740 au château d’Orgeval, baptisé le même jour en l’église paroissiale (parrain Armand de Mormès marquis de Saint-Hilaire, grand-croix de Saint-Louis, gouverneur de Belle-Isle, lieutenant général des armées du roi, représenté par Antoine Eustache, contrôleur général des hôpitaux des armées du roi, marraine Madeleine Henriette de Clermont, nièce du marquis de Saint-Hilaire, représentée par Marie-Anne Rielin), décédé le 7 juillet 1808 à Annet-sur-Marne, épouse par contrat du 30 novembre 1770 à Paris (Charles Le Brun et Giard, not.), Anne Sophie Claire Antoinette de CARAMAN née le 15 août 1743, fille de François, comte de Caraman, lieutenant-colonel des gardes wallonnes au service du roi d’Espagne, lieutenant général des armées du roi, grand-croix de Saint-Louis, et de « feue Anne de MONTEIGNE du CHANLAY » (alliance introuvable). Ce mariage fut célébré clandestinement à Montmartre, contre l’avis de la marquise douairière de Jarente, qui fit opposition ; le marquis quitta Paris pour le Dauphiné puis Chambéry où il se fit remarier en l’église Saint-Léger le 18 juin 1772, sa mère ne désarma pas et obtint du roi de Sardaigne un ordre d’arrestation contre son fils, qui fut mis en prison en août 1772, mais libéré le 5 septembre après avoir sollicité la grâce du souverain. D’où :

  1. César Henry (Balthasar Pierre) de JARENTE d’ORGEVAL né le 29 décembre 1771, baptisé le lendemain en la cathédrale Notre-Dame de Die (parrain Claude Borel, premier consul de Lus, représenté par Jean-Pierre Lagier Vaugelas avocat et juge de Lus, marraine Thérèse Catherine Françoise de Caraman, sa tante), y décédé le 19 mars 1772, inhumé le lendemain en l’église des Dominicains.
  2. Alexandrine Justine Louise Françoise Suzanne Marie Henriette de JARENTE d’ORGEVAL née en janvier 1776, décédée le 3 juin 1776 au château d’Orgeval, inhumée le lendemain dans le chœur de l’église.
  3. Balthasar Armand (François Adrien Laure Sophie) qui suit,

XIV - Balthasar Armand de JARENTE d’ORGEVAL dit le Marquis d’Orgeval, baron de Lus, institué héritier de Mgr de Jarente évêque d’Orléans (test. 10 mai 1786), il rachète une partie du domaine de Carry moyennant 188.000 livres (21 avril 1801), qu’il revend ; né le 21 juin 1781 au château de Carnetin (Seine-et-Marne), baptisé le 28 juin en l’église paroissiale (parrain Jean-Paul François de Noailles duc d’Ayen etc. maréchal des camps et armées du roi, chevalier de la Toison d’Or etc., représenté par Pierre Fourcaud, cocher, marraine Suzanne Françoise Elisabeth de Jarente épouse Laurent Grimod de la Reynière écuyer, administrateur général des Postes, demeurant à Paris, rue des Champs-Elysées, représentée par Marguerite Barthelais femme de chambre de Mme de Jarente), décédé en son domaine de Matras à Chabeuil le 4 juillet 1857 ; épouse 1) le 18 décembre 1801 à Saint-Baudille-et-Pipet (Isère), Gertrude de BLOSSET née le 9 juin 1781 à Saint-Maurice-Lalley, décédée le 29 septembre 1855 à Saint-Jean-en-Royans, fille de Pierre, capitaine d’artillerie, et de Marguerite ACHARD de LA ROCHE. Les époux se séparent de corps (1811) puis de biens. 2) le 15 décembre 1855 à Chabeuil (Drôme), Marguerite GIRODIN ancienne lingère, née le 2 août 1804 à Saint-Jean-en-Royans, fille d’Etienne François, perruquier, et de Magdeleine SIBEUD ; elle a eu un fils, Adrien Girodin (1823-1880) célibataire. D’où :

  1. Adèle de JARENTE d’ORGEVAL née le 4 novembre 1801 à Saint-Maurice en Trièves (Isère), décédée le 1er mai 1829 à Miribel-Lanchâtre (Isère), épouse le 21 décembre 1818 à Saint-Jean-de-Royans (Drôme), Jean Sylvain EYMARD docteur en médecine, né le 12 janvier 1792 à Lanchâtre, y décédé le 16 décembre 1869, fils de Jean, notaire à Miribel-Lanchâtre, et de Rose Cécile Eléonore JOUGUET. D’où postérité.
  2. Philippe qui suit,

  3. Du second lit : N. de JARENTE d’ORGEVAL mort-né le 23 avril 1810 à Carry-le-Rouet.

XV - Philippe de JARENTE d’ORGEVAL comte puis Marquis d’Orgeval, baron de Lus, propriétaire rentier, domicilié au château de Grand-Pré à Saint-Jean-en-Royans, puis à la Chartrognière à Saint-Thomas-de-Royans, né le 29 juin 1820 à Saint-Jean-en-Royans, décédé le 6 juillet 1883 à Saint-Thomas-en-Royans, épouse le 1er juin 1852 à Saint-Jean-en-Royans, Adèle de GRAND CHATEAUNEUF sa cousine, née le 23 mars 1831 à Valence, décédée le 12 octobre 1875 à Saint-Thomas-en-Royans, fille d’Hector, ingénieur civil, maire de Saint-Jean-en-Royans, conseiller général de la Drôme (fils d’Adélaïde de Blosset sœur de Gertrude), et de feue Marie-Louise NUGUES. D’où :

  1. Louise de JARENTE d’ORGEVAL née le 2 janvier 1854 à Saint-Jean-en-Royans, épouse le 14 juin 1886 à Saint-Thomas-en-Royans, Gustave CHARRIERE propriétaire, né le 12 février 1833 à Grenoble, fils d'Eugène, industriel, chev. LH, et de Victorine ETIENNE.
  2. Marthe de JARENTE d’ORGEVAL née le 24 septembre 1856 à Saint-Jean-en-Royans, décédée le 14 septembre 1937, célibataire.
  3. Léo de JARENTE d’ORGEVAL né le 10 juin 1861 à Saint-Jean-en-Royans, décédé le 8 septembre 1863 à Saint-Thomas-en-Royans.
  4. Paul qui suit,
  5. Armand de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL Marquis de Sénas, baron de Lus, employé, habite le château des Pavillons à Saint-Jean-de-Royans ; né le 2 novembre 1867 au château de la Chartrognière à Saint-Thomas-en-Royans, décédé en janvier 1953 à Marrakech (Maroc), épouse 1) le 15 octobre 1894 à Londres, en l’église catholique Saint-James Roman, Frances TOMPKINS née le 26 juin 1870 à Louisville, décédée le 14 avril 1903 à Tientsin (Chine). 2) le 15 juillet 1905 à Boulogne-sur-Mer, et le 17 en l’église Notre-Dame de Boulogne, Luglienne de DION née le 26 septembre 1880 à Hébécourt (Somme), fille d'Alphonse, vicomte de Dion, rentier, et de Berthe PELET de COURCELLES.
  6. Henri de JARENTE de LUS dit Baron de Jarente de Lus, né le 23 juillet 1871 au château de la Chartrognière à Saint-Thomas-en-Royans, décédé le 18 avril 1958, épouse le 17 juillet 1911 à Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère), et religieusement le lendemain en l’église paroissiale, Aimée PASQUIER de FRANCLIEU née le 24 décembre 1882 à Saint-Maurice-l’Exil (Isère), décédée le 27 février 1951 à Saint-Thomas-en-Royans, fille d’Emilien, vicomte de Franclieu, châtelain de Longpra et du Vieux-Colombier, maire de Saint-Maurice-l’Exil, et de Marguerite DUGAS VIALIS. D’où :

    1. Anne de JARENTE de LUS assistante dans l’armée de l’air, née le 25 septembre 1912 au château de Longpra à Saint-Geoire-en-Valdaine, décédée le 7 juin 2001 à Lyon (3e).
    2. Guillaume de JARENTE de LUS

XVI – Paul de JARENTE d’ORGEVAL Marquis d’Orgeval, industriel en textile, domicilié à la Sône (Isère), né le 22 janvier 1865 au château de la Chartrognière à Saint-Thomas-en-Royans, épouse le 28 octobre 1905 en l’église de Saint-Nazaire-en-Royans, Marie CHARVIN née le 30 décembre 1879 à Royans, fille de feu Marius, négociant à Romans, et de feue Emilie RIONDEL.

Sans postérité.





Suzanne de Jarente d'Orgeval Madame de la Reynière (1735-1815)
Portrait par Quentin de La Tour, pastel © château d'Aulteribe


Suzanne de Jarente d'Orgeval
Madame de La Reynière (1735-1815)
Portrait en médaillon de terre cuite par JB. Nini, 1769



Jeton en argent octogonal aux armes d’Alexandre de Jarente, 1775
© jetons-medailles.com



 
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