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(de) Jarente

Illustre famille de la noblesse de Provence, qui établit sa
filiation depuis le milieu du XIVe siècle, époque à laquelle
elle est au service de la maison d’Anjou et reçoit d’elle
d’importantes charges et gratifications. Accédant aux plus
hautes dignités de la robe et de l’Eglise, elle fournit aux
armées du roi un grand nombre d’officiers et dix-neuf chevaliers
de Malte. La famille s’éteint en 2001.
L’origine des Jarente ou Gérente - le nom est écrit sous les
deux formes dès l’origine, la première semble la plus ancienne
et s’imposera à la fin du XVIIe siècle – reste hypothétique
antérieurement à 1343. Selon Noël Coulet, elle serait issue «
d’un lignage de petits chevaliers de Montclar en haute Provence
attestés dès le XIIe siècle » (La noblesse dans les
territoires angevins à la fin du Moyen Âge, 2000).
L’historien suppose en effet, avec raison, une continuité entre
Lantelme, Pierre et Giraud de Montclar qui font hommage au comte
en 1147, Lantelme de Montclar cité en 1252, les Lantelme Jarente
attestés comme seigneurs de Montclar en 1237 et 1267 (d’après
M.-Z. Isnard, Etat féodal), et Lantelme Jarente auteur
connu de la lignée, en 1343.
D’un autre côté, les Jarente sont attestés dans le Comtat :
Pierre Jarente est caution avec Bertrand et Guillaume de
Caderousse dans un différend les opposant à la famille d’Autane
(27 juillet 1215). Pons Jarente serait coseigneur de Caderousse
avec son frère Bertrand en 1236 (Abbé d’Estrées, Discours
sur la maison de Jarente, 1768). Raymond Jarente (Raimundo
Jarente) est chanoine de Viviers, maître en médecine et
en théologie, en 1330.
Autres mentions : Thomas Jarente, confirmé dans son office de
baile de Seyne le 15 juillet 1280 (Jacques Delmas, Essai
sur l’histoire de Seyne-les-Alpes, 1904), et Jean
Jarente, baile et clavaire de la terre de Berre confisquée sur
François des Baux, en 1378 (discreti viri magistri Johanis
Garenti regiali baiuli et clavarii).
La maison de Jarente s’est partagée en cinq branches :
- Branche de Sénas et Orgeval, aînée, fixée à
Aix et Sénas. Seigneurs de Sénas (1384), Montclar (1390), le
Tholonet (1470), Vauvenargues (1482), Orgeval (1672), barons
de Lus-la-Croix-Haute (1660), marquis de Sénas (1643), titrés
Marquis d’Orgeval. Evêques de Grasse (1382), Vence
(1530) et Embrun (1548), Orléans (1788-1793). +2001
- Branche de la
Bruyère, à Avignon. Seigneurs de la Bruyère,
de Cabannes par alliance avec la branche aînée (1552),
Pierredon (1602), titrés Marquis de la Bruyère. Un
évêque de Digne puis d’Orléans (1758-1788), ministre de la
Feuille (1757). +1790 > Félix-Greffet.
- Branche de
Carry et Venelles, à Marseille. Seigneurs de
Carry et le Rouet (1545), de Venelles (1602). Fondus dans la
branche de la Bruyère. +1771 > Jarente la Bruyère.
- Branche de Montclar,
restée à Seyne. Seigneurs de Monclar, Selonnet, Seyne, de la
Palud et Meyreste (v.1435). Evêque de Vence (1539) +XVIIe s.
> Astouaud-Lioux.
- Branche de Pernes. Non rattachée, issue
d’Anthoine Jarente fin XVe s. x Marg. de Maulsang, ayeux de
Magdeleine de Jarente dite de Maulsang x1576 Michel de
Ste-Marie. Leur postérité prend le nom de Sainte-Marie de
Jarente +1768. Alliée à ces derniers, la famille
Olivier, baron d’Empire, a porté le nom d’Olivier de
Gérente et parfois seulement de Gérente +fin
XIXe s.
Armes : d’or au sautoir de gueules. Elles ont été
ainsi enregistrées à l’Armorial général de 1696 par les
différents représentants de la famille : Louis Balthasar de
Jarente seigneur de Cabannes et la Bruyère, gouverneur de
Sorgues, François de Jarente chevalier de Saint-Jean de
Jérusalem, Jean-Baptiste de Jarente seigneur de Venelles, et
Charles de Jarente marquis de Sénas, baron de Lux, ce dernier
joignant à ses armes celles de son épouse, Marguerite de
Montagu.
Elles ont également été adoptées par la communauté de Venelles,
qui ajoute un chef d’argent, sur lequel le mot
Venelles est écrit de sable (De Bresc, Arm.
Provence). Devise, attribuée par le roi René : subtilité
de Jarente.
I
- Lantelme JARENTE notaire de Sisteron, membre du
conseil de la ville (1343), qui l’envoie en ambassade auprès
de la reine Jeanne à Naples pour lui exposer les abus commis
dans l’administration du pays (lettres patentes du 6 novembre
1352), se retire à Aix où il contribue à la construction de
l’église des frères Prêcheurs. Epouse vers 1330 Jehanne de
LAMANON ou Alamanon, nièce de Pierre de Lamanon, évêque de
Sisteron de 1292 à sa mort en 1303, et peut-être fille de
Ricau, amiral de Provence. D’où :
- Guigues
alias Guigonet qui suit,
- Thomas
JARENTE élu évêque de Grasse le 21 juillet 1382,
décédé en 1390.
- Jacques
JARENTE chevalier de l’ordre de Rhodes, tué au
combat en Hongrie.
- Jean
Marie JARENTE chevalier de l’ordre de Rhodes,
grand prieur de la Morée, tué au service de son ordre en
combattant les Turcs.
II
– Guigonet JARENTE surnommé le Grand,
seigneur de Selonnet, Gémenos, Montclar, la Fare, fut
successivement greffier à la cour des premiers appels d’Aix,
vicaire général de Provence (lettres du 18 août 1354,
confirmées le 21 nov. 1381), secrétaire rational et archivaire
en la chambre des Comptes (reçu le 5 juin 1366), conseiller du
sénéchal député comme ambassadeur auprès du pape (1374),
trésorier de Provence (1377), prend à ferme avec Jean Cassin
les droits des péages et gabelles d’Aix moyennant 930 florins
annuels (7 avril 1378), avocat et procureur fiscal (25 nov.
1378), nommé par le sénéchal Foulques d’Agoult, châtelain de «
la tour de Seyne et de son réduit » aux gages de 50
florins annuels, avec faculté d’y avoir une lieutenance
(provisions du 21 janvier 1379, confirmées le 9 février 1380,
renouvelées le 8 juillet 1381), reçoit diverses gratifications
de la reine Jeanne, dont la jouissance des fours et droits des
fours banaux, et de l’albergue de Seyne (donation
confirmée les 15 déc. 1379 et 8 oct. 1380), nommé conseiller
du roi et maître rational en la chambre des Comptes d’Aix
(avril 1380, reçu le 21 mai, confirmé le 1er avril 1382 et
nov. 1387), achète le château de la Fare, gère l’office de
juge-mage de Provence enlevé à Léonard d’Escalis (vers 1382,
jusqu’à mai 1385), reçoit en don de Louis d’Anjou le château
de Sénas au diocèse d’Avignon viguerie de Tarascon (lettres du
6 janvier 1384), viguier général des terres possédées en
Provence par Jacques d’Arcussia (confirmé et dédommagé par
Louis d’Anjou le 6 août 1384), finance la reconstruction de
l’église Sainte-Marie-Madeleine d’Aix détruite par un incendie
en 1383, s’attache à la régente Marie de Blois, fait partie de
son Conseil et la suit dans ses déplacements, reçoit d’elle en
don le château de Gémenos, confisqué à Pierre de Saint-Georges
(juillet 1385), acquiert de Louis Guiramand le château et
seigneurie de Montclar au baillage de Seyne, avec tous droits,
juridictions, cens et privilèges, pour 1800 florins, le 7
sept. 1390 (Louis Molini et Pierre Gavaudan, not. à Seyne et
Aix), en fait l’hommage au roi (lettres patentes du 14 sept.
1390 demandant sa mise en possession), député des communautés
et baillages de Seyne et Digne aux Etats de Provence (1390),
gouverneur et commandant de la citadelle de Sisteron (1392),
reçoit l’office de notaire de Seyne (4 sept. 1400), teste le 6
janvier 1402 (Molini, not. Seyne), et meurt peu après, inhumé
en l’église de la Madeleine d’Aix le 20 janvier 1402 ; épouse
Alemane de FABRICIS. D’où :
- Balthasar
qui suit,
- Briande
JARENTE alias Briandette, épouse François FABRI,
dont elle est veuve dès 1401 et mère d’une fille, Georgette,
qui épousera Fouquet Cays, d’Arles.
- Doucette
JARENTE épouse Jean FABRI, d’Aix.
III
– Balthasar JARENTE ou Gérente, chevalier,
seigneur de Montclar, Gémenos, Sénas en partie, Selonnet,
Saint-Jean-de-la-Salle, Auriol, les Pennes, châtelain de la
tour de Seyne (office hérité de son père, confirmé en 1402),
confirmé dans les autres droits octroyés à son père à Seyne
(20 sept. 1410, 21 sept. et 10 nov. 1435, 3 mars 1443), vend
la terre de Gémenos à Antoine d’Hermentier, sieur d’Orgon, au
prix de 1.200 florins (1419), mais celle-ci est reprise par
l’abbé de Saint-Victor par droit de prélation, est nommé
viguier d’Arles (1425, 1437), acquiert des biens et bâtiments
dans l’enceinte du château de Sénas de Louis d’Arcussia
(1430), député de Provence auprès de René d’Anjou en Bourgogne
pour lui annoncer la mort de son frère Louis III (1434),
conseiller et maître d’hôtel ordinaire du roi René (provisions
du 3 février 1437), acquiert les deux tiers de la seigneurie
de Sénas, viguerie de Tarascon, que possédait Louis
d’Arcussia, seigneur de Tourves, le 25 mars 1438 (Venturon
Rodetti, not. Marseille), teste le 9 juin 1438 à Marseille
(Rodetti, not.), donataire des terres abandonnées par la
Durance à Sénas (lettres du 6 août 1438), rend hommage pour sa
terre de Montclar et biens acquis de Louis Autrand de Bréziers
(15 avril 1440), il est inhumé dans la chapelle de
Saint-Michel en l’église de la Madeleine à Aix ; épouse 1)
vers 1395, Delphine de PONTEVES fille de Isnard, coseigneur de
Lambesc, et de Fanette des BAUX dame de la Barben. Inhumée en
l’église Sainte-Madeleine d’Aix. 2) par le même contrat que
son fils le 22 mai 1418 à Aix (Borrilli, not.), Jaumette
ISNARD veuve de Pierre GUIRAMAND, fille d’Antoine, seigneur de
Chasteuil, secrétaire du roi, et de Mitrone MARTIN. Elle teste
à Salon le 12 octobre 1428 (Raymond Salomon, not.), en faveur
de sa fille Alayone Guiramand. D’où, du premier lit :
- Guigonet
qui suit,
- Elzéar
auteur de la branche
de Montclar.
- François
JARENTE cité au testament de son père (1438).
- Alamande
JARENTE (Alamane, Alemane) épouse par contrat du
19 octobre 1425 à Sénas, Thomas ALBE seigneur de
Roquemartine et en partie de Puimichel, fils d’Elzéar,
seigneur de Roquemartine, et d’Agnès d’ALBE. Il teste le 9
décembre 1480 (Guill. Morel, not. Avignon). Alamane est en
procès contre la communauté de Sisteron en 1485. Elle teste
le 1er décembre 1486 à Salon, en faveur de ses enfants :
Honorade épouse de Louis Guigue, d’Arles, Catherine épouse
d’Honoré Dize, de Marseille, Delphine épouse de Pierre de
Cabanes sieur de Collongues licencié en droit, Anne épouse
de Jean de la Terre, Agnès épouse de Jacques Carène marchand
d’Avignon, Charles licencié en droit, et feu Elzéar.
- Fils
naturel : Antoine JARENTE nommé dans le
testament de son frère Guigonet (1477).
IV
– Guigonet JARENTE écuyer, seigneur baron de
Sénas, lieutenant de (son père alors) viguier à Arles (1437),
rend hommage pour la terre et château de Sénas, avec
juridiction haute et basse, le 4 janvier 1445 (Delphini, not.
Aix), gouverneur du château de Salon (21 avril 1463),
conseiller d’Etat et chambellan du roi René (lettres de 1467
et 1479), puis de son neveu Charles III, exempté des droits de
péage pour son bétail (6 mars 1481), fait son testament le 19
août 1451 : acte écrit de sa main en provençal, par lequel il
veut être enterré au lieu où il mourra mais que son orsa
al capdelan soit transféré au tombeau de ses parents à
la Madeleine d’Aix, nomme héritier son fils Thomas et veut
qu’il entretienne et habille son fils Fouquet, à qui il donne
500 florins par an pendant 5 ans pour se préparer au service
de Rhodes, lui laissant la part de l’hôtel de Lambesc hérité
de son oncle Elzias de Pontevès, lègue 40 florins à son fils
Honorat moine de Saint-Victor, et veut que son fils Louis soit
d’église, lègue 1000 florins à chacune de ses filles Jeanne,
Marguerite, Isabelle, Delphine, 1000 florins à sa fille
Saturnia moniale du vieux monastère d’Aix, lègue à ses fils
Janon, Balthasar, Nicolas, signe Guigonet Jarente ;
teste à nouveau le 3 mai 1453 (Henri Mercorin, not. Salon), le
15 août 1471 et le 16 juillet 1477 (Girard Paqueti, not.
Cavaillon), codicille en 1482, obtient de Charles III le droit
de garenne sur son domaine de Sénas, quartier de Malespine, où
il possède une belle et riche demeure, qui accueillit
plusieurs fois le roi René (lettres patentes du 18 août 1480)
(Cortez, Grands off., p.309); épouse par contrat du
22 mai 1418 à Aix (Borrilli, not.), Alayone GUIRAMAND (Alione,
Alayette)
d’Aix, fille de Pierre, seigneur de la Penne, la Grémuse, la
Durane, la Bastide et en partie de Thorame, conseiller et
maître d’hôtel de Charles du Maine comte de Provence, et de
Jaumette ISNARD, l’épouse sous tutelle et dotée par son aïeule
maternelle Bilette de Joux (de Jocis). Décédée entre
1451 et 1457. D’où :
- Jehan
JARENTE ou Gérente, seigneur de Sénas, le
Tholonet, Beaurecueil, Vauvenargues, docteur en l’un et
l’autre droit, juriste d’Aix, juge de Brignoles (!1453),
conseiller du roi et avocat des pauvres (1467), résigne sa
charge à Nicolas de Clapiers pour revêtir celle de
conseiller maître rational en la chambre des Comptes et
Archives d’Aix, aux gages de 300 florins (lettres du roi
René du 31 décembre 1469 portant que « par vraie et
longue expérience, cognoissans les sens, science,
discretion, leaulte, diligence et autres louables vertus
estans en la personne de nostre ame et feal conseillier
Jehan Gerente docteur en loys », réception et mise en
possession le 2 janvier 1470), acquiert de l’archevêque
d’Aix la terre du Tholonet et le fief de Beaurecueil, avec
moyenne et basse justice seulement (1470), et en fait
l’hommage à ce dernier (1472), est nommé chancelier et garde
des sceaux de Provence aux gages de 800 livres tournois,
afin notamment qu’il accompagne le roi en tous ses
déplacements (lettres patentes du 23 mai 1479 et 12 juillet
1481), député vers le roi Louis XI (1476) et vers le pape
Sixte IV à Rome au sujet de l’investiture du royaume de
Naples (1481), obtient de Louis XI confirmation de ses
différents emplois après la réunion de la Provence à la
France (février 1482), nommé grand sénéchal de Provence en
l’absence de Raymond de Glandevès (1482), acquiert la terre
de Vauvenargues de Pierre de Cabanes au prix de 700 florins
le 28 septembre 1482 (Richelmi, not. Aix), teste à Aix le 27
août 1474 (Richelmi, not.), fait un codicille le 24 octobre
1483 (Bertrand Borrilli, not.), par lequel il lègue 600
florins pour fonder une chapelle en l’église
Sainte-Madeleine, meurt en 1485 ; épouse avant 1469,
Laurence ISNARD alias Laurensone, fille de Laurens. Elle
teste le 23 juin 1482 à Aix, en faveur de ses frères et
sœurs.
- Saturnie
GERENTE religieuse au monastère vieux d’Aix.
- Isabelle
de GERENTE épouse en 1462, François des comtes
de VINTIMILLE seigneur de Turriers, Bauduen et
Sainte-Croix-du-Verdon, Ramatuelle, Cogolin, Grimaud,
Gassin, Saint-Tropez et la Molle, conseiller du roi, maître
des requêtes de l’hôtel du roi René, président de la chambre
des Comptes de Provence (1479), fils de Reforciat, seigneur
de Turriers, Bauduen et Sainte-Croix en partie, et de
Catherine d’AMALRIC ; il se remarie en 1480 à Yolande de
CASTELLANE et teste le 15 décembre 1487 à Aix (Jean
Borrilli, not.).
- Delphine
GERENTE teste le 11 septembre 1490 à Salon,
épouse avant le 11 août 1470 (rec. dot à Salon), Pierre
ISNARD docteur en droits et juriste de Salon, fils de
Laurens, et de Jaumette de LUBIERES.
- Thomas
qui suit,
- Balthasar
auteur de la branche
de la Bruyère.
- Fouquet
auteur de la branche
de Venelles.
- Honorat
GERENTE moine de l’abbaye Saint-Victor de
Marseille, prieur de Cadenet et de la Roque.
- Louis
JARENTE chanoine régulier et cabiscol de la
cathédrale Notre-Dame des Doms à Avignon, transféré comme
chanoine sacristain de la cathédrale d’Uzès (lettres de Paul
II d’avril 1465, reçu le 17 mai 1470), est fait aussitôt
aumônier (21 mai 1470), et baille son bénéfice à Jean
Rivière, prêtre de Millau.
- Jehanne
GERENTE religieuse à l’abbaye de Longchamp près
Paris, de l’ordre de Sainte-Claire (profession le 3
septembre 1453), dont elle est élue abbesse (28 mai 1481),
puis réélue plusieurs fois jusqu’au 17 avril 1499.
V
– Thomas JARENTE seigneur et baron de Sénas,
seigneur de Varages, le Tholonet, Beaurecueil, Vauvenargues,
maître d’hôtel et chambellan du roi René (1470), puis de
Charles III et de Louis XI, gouverneur des châteaux d’Orgon et
d’Eygalières (lettres de Palamède Forbin gouverneur de
Provence du 16 janvier 1481), prête hommage au nom de son père
pour la terre de Sénas (12 décembre 1482), passe accord avec
son frère Balthasar (13 avril 1484), renouvèle son hommage
pour Sénas et Varages à Charles VIII (13 mai 1484), reçoit du
roi la terre de Vauvenargues et en fait l’hommage (17 octobre
1485), achète des terres au Tholonet (11 avril 1492), premier
pannetier du roi, viguier et capitaine d’Aix, teste le 12 juin
1501 à Aix (Imbert Borrilli, not.), veut être inhumé à Sénas
ou, s’il meurt à Aix, dans la chapelle Saint-Michel de
l’église de la Madeleine où il fonde une messe, nomme pour
héritiers Claude-Gaspard et François Gérente ses fils, fait
donation de la terre de Vauvenargues, en toute justice, à
Melchior Séguiran pour les services rendus comme avocat (6
janvier 1504), teste à nouveau (29 juin 1504) ; épouse par
contrat du 31 août 1472 à Aix, Louise de GLANDEVES fille
d’Hélion, chevalier, baron de Faucon, seigneur de Giens,
Puget, capitaine général en Provence, conseiller du roi et
chevalier de l’ordre du Croissant, et de Marguerite de
VILLEMUR. D’où :
- Claude
(Gaspard) GERENTE seigneur baron de Sénas en
partie, docteur en droits, conseiller du roi au parlement de
Provence (provisions du 9 juin 1513), rend hommage au roi
pour sa terre de Sénas et pour Cabannes au nom de sa femme
(19 février 1536), résigne sa charge à André Dardaillon, son
parent (1552), teste le 31 janvier 1543 à Salon (Hozier,
not.) puis le 24 juin 1545 (Hozier, not.), et le 24 décembre
1552 (Ant. Chabaud, not. Aix), enseveli le 13 janvier 1553
en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, épouse 1) Venture de
LASCARIS de Tende. 2) vers 1510, Marguerite de PONTEVES
CARCES dame en partie de Cabannes, fille de Jean, seigneur
de Cabannes, et de Sibille de CASTELLANE. Elle teste le 15
avril 1531 (Henri Colla, not. Aix), veut être inhumée à la
Madeleine au tombeau des Jarente en la chapelle
Saint-Michel, où elle fonde une messe perpétuelle de requiem
de 1000 florins, institue pour héritier son fils Claude,
écuyer, et pour usufruitier de ses biens son mari, laisse
ses enfants mineurs à la tutelle de son oncle Ardouin de
Pontevès ou à défaut à sa tante, veuve de Jacques Romieu
docteur d’Arles, fait des legs à ses filles Sibille, Claire,
Anne, Delphine, Lionarde, Louise et Isabeau Gérente. Elle et
son mari sont en procès au parlement de Grenoble contre
Pierra de Pontevès dame en partie de Cabannes, sa sœur,
épouse de Bertrand-Rambaud de Simiane, seigneur de Caseneuve
(1550). D’où, du second mariage :
- Sibille
de JARENTE dame en partie de Cabannes, née
vers 1522, teste le 13 novembre 1593 ; épouse 1) par
contrat du 15 août 1536 à Avignon (Guillaume de Maresiis,
not.), Antoine de ROLLAND seigneur de Réauville,
Reilhanette, Châtenay, Istres, docteur en droits,
conseiller au parlement de Provence (1533), fils
d’Olivier, et de Perrette GERARD sa deuxième épouse;
l’épouse dotée par ses parents de 2.500 écus d’or sol.
Teste le 6 avril 1551 (Anglesi, not. Avignon), et meurt
accidentellement le 15 août de la même année en Avignon.
2) par contrat du 4 décembre 1551 à Aix (Maliverny, not.),
Jean de SADE co-seigneur de Mazan, Saumane, Cabannes,
Istres, capitaine héréditaire de la ville et château de
Vaison, nommé premier président de la chambre des Comptes
et Aides de Provence (20 décembre 1554), sur résignation
de Balthasar de Jarente, oncle de sa femme, fils de
Joachim, conseiller au parlement de Provence, et de
Clémence de GERARD. Né le 8 novembre 1522, il teste le 11
mai 1595, et est enseveli le 11 décembre 1600 aux
Dominicains d’Aix.
- Claire
de GERENTE religieuse au couvent de
Sainte-Claire d’Aix.
- Anne
de GERENTE nommée dans le testament de sa mère
(1531).
- Delphine
de GERENTE épouse par contrat du 20 mars 1542
à Aix (François Gautier, not.), Joseph d’AGOULT écuyer,
seigneur de Rognes, fils d’Honorat, seigneur de Rognes, et
de Magdeleine de VILLAGES, sa première épouse. Remarié à
Anthonette de GUIGONIS, veuve du sieur de Baschi, il meurt
le 22 juillet 1589 à Rognes, sa veuve se remarie à
Balthasar de Varey, seigneur de Manteyer, teste à Rognes
le 2 septembre 1596 (Jean Simon, not.) et meurt le 11
septembre suivant.
- Léonarde
de GERENTE religieuse au couvent de
l’Observance de Montpellier.
- Louise
de GERENTE religieuse au couvent de
Sainte-Claire de Marseille.
- Blanche
de GERENTE dame de Cabannes en partie, épouse
1) par contrat du 11 avril 1546 à Aix (Maliverny, not.),
Jehan RENAUD seigneur d’Alleins, conseiller maître d’hôtel
du roi, lieutenant d’artillerie, gouverneur de Granville,
tué à la bataille de Saint-Quentin (28 août 1557). 2) par
contrat du 8 avril 1560 à Aix (Tisati, not.), Louis PUGET
seigneur de la Roquette, Moriès et Fuveau en partie,
président à mortier au parlement de Provence, fils de
Jacques, seigneur en partie de Fuveau, Moriès, la
Castellet, la Robine et Angles, premier consul d’Aix et
procureur du pays de Provence, et de Catherine de ROCHAS.
- Lucrèce
de GERENTE épouse 1) par contrat du 6 janvier
1548 à Aix, Arnaud d’AGOULT écuyer, seigneur de Mouriès,
chevalier de l’ordre de Saint-Michel, fils de Fouquet,
seigneur de Rognes, et de Jehanne BOYC. 2) par contrat du
14 janvier 1576 à Aix (Mattéi, not.), Vincens BOMPAR
seigneur de Magnan, président à la cour des Comptes de
Provence, fils d’Hugues, et de Delphine ROZIER.
- Suzanne
de GERENTE épouse par contrat du 3 novembre
1552 à Aix (Claude Maliverny, not.), Jean-Baptiste GERENTE
seigneur de la Bruyère, fils d’Arnaud.
- Françoise
JARENTE baptisée le 7 avril 1538 en l’église
Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Jehan Boniface …de
Manosque, marraine Françoise de Baschi), épouse par
contrat du 20 juin 1555 à Aix (J. Isoard, not.), Jehan de
VILLETTE fils d’Anthoine, et de Catherine de SAINT-MARCEL.
- Christophe
Joseph JARENTE baptisé le 26 septembre 1540 en
l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Christophe de
Lubiano, marraine Jehanne de L… femme de N. Regis).
- Balthasar
de JARENTE chanoine de l’église métropolitaine
Saint-Sauveur d’Aix (1500), bénéficiaire de la prébende de
Cabrières d’Aigues (1516), nommé premier président et maître
rational en la chambre des Comptes de Provence (provisions
du 4 septembre 1515, reçu le 8 mars 1516 en l’office
d’Aymeric d’Andréa), maître d’hôtel du roi François 1er qui
le missionne auprès de Charles-Quint pour négocier la paix
(lettres du 16 décembre 1528), ordonné prêtre, évêque de
Vence (1530), et à ce titre prieur de Varages, abbé régulier
de l’abbaye Saint-Honorat de Lérins (27 avril 1532), député
par les Etats de Provence auprès de François Ier à Lyon
(1536), ambassadeur à Rome et Constantinople (1538),
conseiller du roi garde-scel en la chancellerie de Provence
au traitement de 400 livres (provisions du 20 juin 1541),
évêque de Saint-Flour (1541, serment le 12 septembre 1544),
y nomme pour son vicaire général Nicolas de Jarente, son
cousin et successeur à Vence (13 février 1545), archevêque
et prince d’Embrun par permutation avec Antoine de
Lévis-Châteaumorand (septembre 1548, entrée solennelle et
serment le 1er novembre), choix regretté qui donna lieu à un
procès porté devant le Grand Conseil (arrêt du 27 mars
1553), prieur de Cadenet, autorisé à conserver ses fonctions
de garde des sceaux de Provence (31 mars 1554), pourvu de la
prébende d’Istres (1555), fait un premier testament à Aix
(Tisati, not.), codicille le 12 février 1551 (Levezi, not.
Embrun), et un second testament (16 décembre 1553),
codicille le 24 juin 1555 (Jean Tisati, not.), par ces
différents actes il demande à être inhumé en sa cathédrale
d’Embrun, où il avait fondé deux canonicats, nomme pour
héritier son neveu Balthasar Jarente, lègue aux enfants de
Jacques Jarente, son neveu de Marseille, à charge de payer
ce qu’ils doivent au fils de feu Fouquet Jarente, autre
neveu, item à Marquiot Jarente, autre neveu de Marseille,
fait de nombreux legs pieux, notamment 500 écus d’or pour
refaire la façade de la cathédrale d’Embrun, 500 écus à
l’hôpital Saint-Jacques d’Aix pour son agrandissement et
l’acquisition de biens au faubourg Notre-Dame de la Seds, 50
écus pour fonder ou accroître les hôpitaux de sept
localités, fonde six prêtres en l’église Sainte-Madeleine
d’Aix moyennant 1.200 écus, il fait reconstruire également
la chapelle Notre-Dame des Anges à Aix (alias Notre-Dame
d’Embrun, détruite en 1750) où son portrait était conservé ;
né vers 1485, il meurt le 27 juin 1555.
- François
qui suit,
- Marguerite
de JARENTE épouse par contrat du 12 octobre
1505, François de CASTILLON écuyer, baron d’Aubagne,
seigneur de Castillon et Beynes, plusieurs fois premier
consul d’Arles, fils de René, baron d’Aubagne, seigneur de
Beynes, écuyer du roi Louis XI, premier consul d’Arles, et
de Jehanne de VILLENEUVE. Il donne le dénombrement de ses
biens au baillage de Digne (3 novembre 1541), teste le 15
août 1550.
- Jehanne
de JARENTE alias Jehanette, épouse 1) en 1512,
Pierre VIARRON coseigneur de Velleron, colonel d’un régiment
d’infanterie, mort à Sienne, ainsi que son fils Aimar
Viarron, capitaine (1552), il est fils de Jehan Anthoine,
co-seigneur de Velleron, et de Faustine de ROSTAGNI. 2)
Jean-Joseph de SAUVAN gentilhomme de la maison du Pape,
naturalisé (1527), fils d’Olivier, lequel était neveu de
l’évêque de Vence Antoine Salvani.

Balthasar de Jarente (v.1485-1555)
chancelier de Provence, président aux
Comptes, archevêque d'Embrun
Coll. privée © PMSB
VI
– François de JARENTE chevalier, baron de Sénas et
de Trets, seigneur de Varages, Bras, le Tholonet,
Vauvenargues, Brue, Auriac, Saint-Estève de la Foux, Buoux en
partie, docteur en droits de l’université de Pavie, juge du
Tholonet, conseiller maître rational et maître des requêtes de
l’hôtel du roi, puis premier président des maîtres rationaux
et juge en la chambre des Comptes de Provence (provisions du
24 septembre 1512, réception et serment le 9 novembre
suivant), confirmé sous l’appellation de président de la
Chambre rigoureuse et des Raisons à Aix (7 janvier 1515,
encore en exercice en septembre 1535), achète d’Ange de
Pontevès la coseigneurie et château de Buoux (3 nov. 1520)
après avoir acheté terres et moulins (8 févr. 1520) et obtenu
du roi l’exemption des droits de lods, treizains et autres
droits seigneuriaux (lettres patentes du 7 mai 1520), achète
trois parts des château et juridiction de Vauvenargues saisis
sur Melchior de Séguiran, moyennant 450 écus d’or, 90 florins
et 3 gros de lods et arrière-lods (1528), achète la ville et
baronnie de Trets d’Aldebert de Petra au prix de 14.000 livres
tournois ou 7.000 écus, en fait l’hommage au roi (8 octobre
1533), conseiller lai au parlement de Toulouse (provisions du
12 août 1538 en un office nouvellement créé, encore en
exercice en novembre 1544), rend hommage en son nom et celui
de son épouse et de sa belle-mère pour les terres et châteaux
du Tholonet, Vauvenargues, Buoux, Besaudun, Bellegarde,
Estoublon, Bras, Varages, Saint-Estève de la Foux,
Châteauredon, Brue, Auriac (18 janvier 1536 et 18 déc. 1539),
achète la coseigneurie des Siéyès d’Honorat de la Penne, et en
reçoit l’investiture (1543), décédé entre le 18 février 1546
et le 4 février 1547 ; épouse le 26 octobre 1522 en l’église
de Fayence, suivant contrat du 2 juin précédent, Marie de
CASTELLANE dame de Bellegarde et en partie d’Estoublon et
Châteauredon, fille de Louis, seigneur d’Esparron,
Saint-Julien-le-Montagnier, Besaudun, Bras d’Asse, Varages, et
de Louise de PROHANE, dame en partie de Varages et de Bras
d’Asse, de Saint-Estève de la Foux, Auriac et Brue. Elle est
instituée avec son mari et leur fils Balthasar Jarente
héritiers universels de dame Louise Prohane, par ses
testaments du 30 mars et 10 avril 1534. Elle teste en 1551 en
faveur de son fils Balthasar, veut être inhumée devant le
grand autel de l’église de Varages, en la tombe de ses
ancêtres, et lègue 50 écus pour réparation de l’hospice du
lieu. D’où :
- Balthasar
qui suit,
- Anthoine
de JARENTE prieur de Varages, légataire de son
neveu Claude de Gérente (1585).
- Blanche
de JARENTE épouse en 1558, Jehan de RAYNAUD dit
de Saint-Rémy, commissaire général des fortifications du roi
de France.
- D’Irène
ALARIE : Antoine JARENTE licencié ès
lois, fils naturel, légitimé par lettres du roi Henri II en
octobre 1553.
VII
– Balthasar de JARENTE chevalier, seigneur et
baron de Sénas, coseigneur de Varages, Bras d’Asse,
Saint-André, Saint-Jean de la Salle, Saint-Estève de la Foux,
Besaudun, Brue, Auriac, Estoublon, Bellegarde, le Tholonet,
Buoux, institué cohéritier universel de Louise de Prohane dame
de Varages, son aïeule maternelle (1534), est gentilhomme
ordinaire de la chambre du roi (avant 1565), capitaine de
douze compagnies d’infanterie et d’une compagnie de cent
maîtres (commission du 27 mai 1563), pourvu d’un commandement
militaire en Lyonnais (brevet du 3 février 1567, non exercé),
commandant des troupes catholiques en Provence (commission du
comte de Tende du 20 octobre 1567), adhère à la Réforme et se
met à la tête des troupes calvinistes de Provence, chevalier
de l’ordre de Saint-Michel, est tué devant Saint-Marcel
d’Ardèche, épouse par contrat du 8 septembre 1546 (Arbaud,
not. Saint-Maximin), Elisabeth alias Isabeau d’AGOULT fille de
Balthasar, baron d’Ollières, seigneur de Seillon, et de
Sibille de PONTEVES. D’où :
- Claude
qui suit,
- Anne
de GERENTE épouse par contrat du 26 janvier 1557
à Aix (Claude Maliverny, not.), Georges de GLANDEVES
coseigneur de Saint-Martin-de-Pallières et Courmes, décédé
en octobre 1578 à Aix, fils de Charles, seigneur de
Saint-Martin-de-Pallières et Carros, conseiller au parlement
de Provence, et de Marguerite de GRASSE dame de Courmes.
- Balthasar
GERENTE commande une compagnie sous son père, et
est tué d’une mousquetade devant Saint-Marcel d’Ardèche, à
l’âge de 18 ans (1567), était né vers 1549.
- François
de GERENTE baron de Sénas, tué au siège de
Ménerbes (juin 1574), épouse par contrat du 6 octobre 1573 à
Marseille (Alphanti, not.), Aymare d’ALBERTAS fille de
Pierre, seigneur de Géménos et Ners, et de Marquise de
VENTO. Remariée le 26 juillet 1579 à Jean de CASTELLANE
d’ESPARRON.
- Marguerite
de GERENTE épouse 1) par contrat du 17 janvier
1568 à Sisteron (Montagnac, not.), Antoine de SAINT-GERMAIN
seigneur de la Villette, fils de Jacques, coseigneur de
Jarjayes. 2) par contrat du 15 avril 1572 à Varages (Antoine
Montagnac, not.), Ardouin de PORCELLET seigneur de Maillane,
fils d’Honorat, seigneur de Maillane, consul de Beaucaire,
et de Marguerite de PONTEVES, l’épouse est assistée de sa
mère Isabeau d’Agoult, François et Claude Gérente ses
frères, sieurs de Sénas et Bras.
- Isabeau
de GERENTE épouse par contrat du 9 janvier 1574
à Varages (Ant. Montagnac, not.), Honoré de GLANDEVES
écuyer, seigneur de Montblanc, Villevieille et le Castellet
Saint-Cassien, fils de feu Balthasar, seigneur de Montblanc
et Villevieille, et de Magdeleine de GRASSE.
- Louise
de GERENTE épouse par contrat du 15 avril 1576 à
Varages (Montagnac, not.), Claude MARC de CHATEAUNEUF écuyer, seigneur de
Châteauneuf-lès-Moustiers, fils de Palamède, écuyer de
Salon, seigneur de Châteauneuf, et de Jeanne de ROSSET. Elle
a le malheur de voir périr son fils, syndic de Salon,
massacré en cette ville lors d’un soulèvement populaire (22
août 1615).
- Claude
de GERENTE épouse en 1580, Jean de FOREST de
VESC écuyer, seigneur de Montjoux (1567) et en partie de
Grignan, gentilhomme de la chambre du roi, capitaine
protestant, fils de Pierre, seigneur de Blacons, lieutenant
du baron des Adrets, et de Marie de VESC, dame de Montjoux.
Il teste le 10 octobre 1585 (Bérole, not. Montélimar),
obligeant son fils à se conformer à la condition que lui
avait imposée sa mère, Marie de Vesc, de porter ses nom et
armes ; meurt en 1590.
VIII – Claude de GERENTE chevalier, seigneur et
baron de Sénas (après son frère), seigneur de Bras, Varages,
Aygalades, Brüe, Auriac, Saint-Estève, Beynes, le Tholonet et
en partie de Buoux, inféode à Claude de Cormis la terre de
Beaurecueil dépendante du Tholonet, hérite de son frère
François Gérente (1574), transige avec sa mère le 21 janvier
1580 (Chavignot, not.), engage sa seigneurie du Tholonet à
Pierre d’Albertas à qui il doit 10.000 écus (22 oct. 1582),
teste le 17 avril 1585 à Aix (Capus, not.), codicille (17 août
1586), est tué au siège de Salon à la tête des gens d’armes
d’Henri d’Angoulême gouverneur de Provence (1590) ; épouse par
contrat du 8 septembre 1578 au château d’Aubaïs (Jacques de La
Roche, not. à Calvisson), Magdeleine de BOUZENE fille de
Louis, dit de Bermond, seigneur baron d’Aubaïs et du Cailar en
Languedoc, seigneur de Bouzène, visiteur des gabelles, et de
Gasparde de BEAUVEZET de JONCHERES. Elle fait un codicille le
16 décembre 1625. D’où :
- Théophile
de GERENTE baron de Sénas, épouse par contrat du
6 février 1606 à Brignoles, Françoise de VINTIMILLE du LUC
fille de François, baron du Luc, seigneur de Tourves, et de
Françoise d’ALBERT de REGUSSE dame du Luc.
- François
de GERENTE seigneur de Bras, tué en duel par le
sieur de Darbon.
- Charles
de GERENTE seigneur baron de Bras, seigneur
Varages, Saint-Estève et Bezaudun, destiné par son père à
exercer une charge au parlement d’Aix, est tué en duel par
le sieur de la Barben, épouse Marguerite d’AGOULT de
SEILLONS dame de Saint-Estève, fille de Joseph, seigneur de
Seillons, et de Diane de VILLENEUVE. D’où :
- Magdeleine
de GERENTE dame de Bras et de Varages, épouse
par contrat du 20 janvier 1629 à Saint-Maximin (Malherbe,
not.), Sextius d’ESCALIS de
SABRAN seigneur et baron d’Ansouis, seigneur de Bras,
Saint-Julien, Estoublon, Bellegarde, Saint-Martin de
Pallières, veuf de Marguerite de BRANCAS-FORCALQUIER, fils
de Marc-Antoine, chevalier, seigneur d’Estoublon, Bras
etc., président à mortier au parlement de Provence,
conseiller du roi en ses Conseils, et d’Hortense de
BOURDON dame de Saint-Pons.
- Balthasar
qui suit,
IX
– Balthasar de GERENTE chevalier, seigneur de
Varages, Besaudun, le Tholonet, baron de Sénas, puis 1er
marquis de Sénas, protestant, ministre du culte à Eyguières,
député de sa province aux assemblées et synodes de l’Eglise
réformée (Sainte-Foy 1601, Saumur 1611, Tonneins 1614,
Grenoble 1615, Loudun 1619, Charenton 1645), dédicataire d’une
Instruction chrestienne par le pasteur d’Eyguières
Paul Maurice (1633), vend la terre et seigneurie du Tholonet à
Alexandre de Galliffet président aux enquêtes de Provence
moyennant 40.000 livres (14 mai 1637), obtient l’érection de
sa terre de Sénas en marquisat en reconnaissance de son père
et de son oncle, tués pour le service du roi (lettres patentes
données à Saint-Germain-en-Laye en février 1643, l’autorisant
en outre à « faire appeler ses filles, dames, comme nos
propres enfans ») (Calendrier des princes,
1764), teste le 3 juillet 1651 en faveur de son fils Charles,
meurt la même année ; épouse 1) par contrat du 20 mai 1613
(Bertrand, not. Saint-Rémy), Anne de SADE LAGOY fille de
Michel, baron de Lagoy et Romanin, gentilhomme ordinaire de la
chambre du roi, et d’Honorade de BOCHE dame de Vers et de
Séderon. 2) par contrat du 21 mai 1621 (Jean, not.), Justine
ALLEMAN du PUY-MONTBRUN veuve de Gaspard d’ARMAND, baron de
Lus, fille de Jean, baron puis marquis de Montbrun (1620),
chevalier, seigneur de Ferrassières, Villefranche,
Saint-André, conseiller du roi en ses conseils d’Etat et
Privé, capitaine de 50 hommes d’armes, et de Lucrèce de LA
TOUR du PIN GOUVERNET. Elle avait hérité de son premier mari à
la mort de leur fille Lucrèce d’Armand, est en procès avec ses
frères, et se voit adjuger pour ses droits une somme de 80.000
livres (sentence du 16 avril 1621) ; elle teste le 21 octobre
1667. D’où :
- Du
premier mariage : Magdeleine de GERENTE épouse
par contrat du 1er octobre 1628 à Saint-Rémy-de-Provence
(Paul Bertrand, not.), Jacques d’ASTOAUD baron de Murs,
seigneur Séderon, Romanin, Saint-Lambert, son cousin
germain, fils de Jean, baron de Murs, seigneur de
Saint-Lambert, et de Jeanne de SADE dame de Romanin. Il
teste le 2 août 1673 (Esprit de Ladehors, not. Apt).
- Du
second mariage : Charles qui suit,
- Marguerite
de GERENTE de SENAS épouse le 17 janvier 1656 en
l’église de Sénas, suivant contrat du 28 octobre de la même
année, César de GAILLARD
LONGJUMEAU chevalier, seigneur de Ventabren, baron de
Saint-Estève et Auriac, conseiller au parlement de Provence,
baptisé le 15 juillet 1626 à Aix, y inhumé le 12 août 1695,
fils de Pierre, trésorier général des Etats de Provence,
seigneur de Ventabren, et de Marquise de VILLAGES.
X – Charles de JARENTE de SENAS chevalier, marquis
de Sénas (2e), baron de Lus-la-Croix-Haute et Beaurières,
seigneur de Saint-Estève, Auriac, capitaine de cavalerie au
régiment de Saint-André-Montbrun, son oncle, puis brigadier
des armées du roi, achète la baronnie de Lus la Croix-Haute en
Diois de Pierre d’Armand, son créancier (1660), vend les
terres de Saint-Estève et Auriac à son beau-frère Gaillard (10
décembre 1665), institué héritier de Guillaume Charon abbé de
Saint-Nicolas-de-Ribemont, son parrain (29 juillet 1666),
maintenu dans sa noblesse (jugement du 24 décembre 1667,
déchargé de poursuites le 12 juillet 1668), commandant en chef
de la noblesse d’Île-de-France sous le maréchal de Créquy
(1674), teste le 12 mars 1697 ; né vers 1628, décédé le 25
avril 1702 à Sénas, inhumé le lendemain en la chapelle de
l’église paroissiale, épouse 1) le 19 mars 1652 en l’église
Sainte-Marine en l’île de la Cité à Paris, Marie LHUILLIER
d’ORGEVAL dame d’Orgeval, fille de Geoffroy, chevalier,
seigneur d’Orgeval, Bures, Tressancourt, Montemont, la
Malmaison, Guérard, intendant de Provence puis maître des
requêtes ordinaires de l’hôtel du roi, conseiller du roi en
ses Conseils, ancien chevalier de Malte, et de Marie AUBERY
(veuve le 24 avril 1671, remariée en mars 1672 à François de
Creil capitaine aux gardes françaises, elle dilapide
l’héritage de ses enfants, et sera placée sous interdiction).
Marie Lhuillier avait hérité de son père (testament du 4 avril
1671) la terre d’Orgeval ainsi qu’une grande maison à Paris,
rue Culture-Sainte-Catherine, qui sera vendue par ses enfants
à l’intendant Michel Le Pelletier de Souzy le 19 juillet 1686
(Lévesque et Galloys, not.), lequel la fera rebâtir. Elle
meurt en janvier 1682. 2) le 13 juin 1688 en l’église de
Sénas, suivant contrat du 9 mai (Bilhon, not. Avignon),
(Thérèse) Marguerite de MONTAIGU née le 11 mars 1669, fille de
Louis, seigneur de Taillades et la Palun au Comté-Venaissin,
et de Marguerite-Charlotte de VINCENS de CAUSANS. Veuve, elle
se remarie à Antoine d’ABZAC seigneur de Verdun. D’où :
- Du
premier mariage : Geoffroy (Alexandre)
qui suit,
- Charlotte
(Renée) de JARENTE de SENAS religieuse, née en
1654, baptisée le 24 mars 1657 en l’église de Sénas (parrain
Jacques Estuard seigneur de Murs, marraine Marie Aubery dame
d’Orgeval).
- Marie
de JARENTE de SENAS religieuse, née le 12 mai
1655, baptisée le 24 mars 1657 en l’église de Sénas (parrain
Jacques Estuard seigneur de Murs, marraine Marie Aubery dame
d’Orgeval).
- Marie-Claire
de JARENTE de SENAS novice en l’abbaye de
Saint-Rémy.
- Louise
(Elisabeth) de JARENTE de SENAS épouse 1) par
contrat du 28 août 1683 à Paris (Georges Marion, not.),
Pierre PETRA écuyer, mort avant 1687. 2) par contrat du 25
janvier 1688 à Paris (François Barbou, not.), Louis
VAILLANT.
- Anne
Angélique de JARENTE de SENAS morte jeune.
- Anne
Louise Thérèse de JARENTE de SENAS religieuse,
novice au monastère royal Saint-Louis de Poissy (1694).
- Charles
de JARENTE de SENAS mineur en 1675, donataire de
l’abbé Guillaume Charon, abbé de Riblemont.
- Du
second mariage : (Louis) Joseph de JARENTE de SENAS
chevalier, marquis de Sénas (3e), page de la Grande
Ecurie du roi (reçu le 24 mars 1703, preuves le 31 mars,
sortie en déc. 1706), cornette de cavalerie, se querelle
avec M. d’Agrain qu’il frappe d’un coup d’épée et tue,
arrêté et incarcéré à la Conciergerie (Dangeau, Journal,
17 nov. 1710), libertin et prodigue, de nouveau arrêté pour
dettes et incarcéré au château d’Angers pendant un an (nov.
1710, renouvelé 24 fév. 1712), libéré (21 sept. 1712), il
vend, pour rembourser ses dettes les deux tiers de la terre
et marquisat de Sénas avec ses droits seigneuriaux au
conseiller Henri de Benault de Lubières d’Albe, au prix de
313.500 livres, le 12 octobre 1745 (acte au château de
Roquemartine reçu par Reynaud, not. Salon) ; né le 30 juin
1689 à Avignon, baptisé le même jour en l’église
Saint-Geniès (parrain Louis Balthasar de Gérente seigneur de
Cabanes la Bruyère, marraine Marguerite Charlotte de Vincens
de Causans), épouse par contrat du 12 mars 1717 à Avignon,
Marie (Elisabeth) de BLANC fille unique et héritière d’Amant
Joseph. D’où :
- Marie-Marguerite
(Thérèse) de JARENTE de SENAS dite Mlle
de Sénas, religieuse bénédictine de Saint-Laurent
d’Avignon, nommée abbesse de l’abbaye royale de la
Bénisson-Dieu en Brionnais (nov. 1757), qu’elle fait
reconstruire en 1764, nommée abbesse de Maubuisson près
Pontoise (avril 1765, entrée solennelle le 11 juillet),
mais entre en conflit avec sa communauté et résigne sa
charge, quitte Maubuisson le 13 octobre 1764 pour revenir
à la Bénisson-Dieu ; née le 23 octobre 1717, baptisée le
19 février 1718 en l’église de Sénas (parrain Amant Joseph
de Blanc, son ayeul, marraine Marie-Marguerite Thérèse de
Montaigu résidant à Paris, son ayeule).
- Pierre
de JARENTE de SENAS chevalier, marquis de
Sénas (4e), reçu page de la Grande Ecurie du roi (preuves
le 17 mars 1734, sortie en avril 1737), lieutenant en
second au régiment du Commissaire général (juillet 1737),
lieutenant au régiment Dauphin étranger (3 avril 1742),
capitaine (28 mai 1744), chevalier de l’ordre royal et
militaire de Saint-Louis, nommé gouverneur de
Meung-sur-Loire (provisions du 24 janvier 1767) ; né le 29
janvier 1720 au château de Sénas, ondoyé le lendemain,
onction le 17 juillet 1721 en l’église d’Eyguières
(parrain Pierre Joseph Hyacinthe marquis de Caylus, baron
de Rouairoux et Colombières, seigneur de Beaufort, Artix
de Castelnau et autres places, lieutenant général des
armées du roi, commandant pour le roi en Provence, baron
des Etats du Languedoc, marraine Geneviève d’Artignosc
marquise d’Eyguières, épouse de Louis-Elzéar de Sade
marquise d’Eyguières), il meurt en 1769 à Roanne à
l’auberge du Loup, où il était de passage.
- (Geneviève)
Félicité (Elisabeth) de JARENTE de SENAS née
le 11 avril 1721 à Sénas, baptisée le même jour (parrain
Joseph Ignace Somis, marraine Geneviève de Thoron
d’Artignosc de Sade marquise d’Eyguières), décédée le 22
novembre 1795 à Orléans, épouse le 25 février 1743 en
l’église de l’abbaye royale de la Déserte à Lyon, suivant
contrat de la veille (Bonnet, not. Lyon), dom Maximilien
de LA CROIX dit le Marquis de la Croix, colonel
d’infanterie et lieutenant général d’artillerie au service
du roi d’Espagne, puis lieutenant général des armées du
roi d’Espagne, vice-roi et capitaine général de l’armée et
du royaume de Galice, commandant général du corps des
ingénieurs et inspecteur général des places et
fortification d’Espagne (1763), commandant et inspecteur
général de l’artillerie par interim, grand d’Espagne, né
le 21 juin 1698 à Charleroi, décédé le 11 mai 1768 à la
Corogne en Galice, fils de Denys, colonel de dragons, et
de Marie Joseph GRANDVARLET, l’épouse signe Félicité
Jarente de Senas. Amante de Beaumarchais en
Espagne, du vivant de son mari, elle se réfugie à la mort
de ce dernier à Lyon où elle tombe gravement malade, a des
visions et guérit, regagne Paris où elle rencontre
l’occultiste Claude de Saint-Martin (1776) et s’entiche de
lui, adhère à la maçonnerie, devient amie de Jacques
Cazotte ; son portrait est réalisé par Carmontelle (1770).
- (Françoise)
Amante de JARENTE de SENAS née le 15 juin
1722, baptisée le 4 novembre 1723 en l’église de Sénas
(parrain François Victor chevalier de Jarente, marraine
Marie-Françoise de Tonduty marquise de Châteaurenard),
ensevelie le 25 août 1786 à Genissieux, épouse le 30
juillet 1771 en l’église Saint-Geniès d’Avignon, François
JOMARON de MONTCHOREL propriétaire du château de
Génissieux, capitaine de dragons, gouverneur de Die
(1762), chevalier de Saint-Louis, né le 23 juillet 1729 à
Romans, y décédé le 20 août 1798, fils de Jean-Antoine,
avocat au parlement, conseiller du roi et receveur des
tailles en l’élection de Romans, trésorier général de
France, et d’Elisabeth FLEURY. Sans postérité.
- Jeanne
de JARENTE de SENAS née le 20 septembre 1691 à
Avignon, baptisée le surlendemain en l’église Saint-Geniès
(parrain Joseph de Baroncelli de Javon, marraine Jeanne de
Murs d’Astuard).
- Anne-Jeanne
de JARENTE de SENAS née le 25 juin 1693 à
Avignon, baptisée le surlendemain en l’église collégiale
Saint-Geniès (parrain Louis de Donis marquis de Goult,
marraine Anne de Montagut).
- Françoise
Louise de JARENTE de SENAS née le 8 juillet 1694
à Avignon, baptisée en l’église collégiale Saint-Geniès,
épouse le 12 avril 1722 en l’église Saint-Sulpice à Paris,
Henry de LEAUTAUD de MASBLANC chevalier, baron du
Saint-Empire, cadet des gardes du corps du roi en la
compagnie de Charost. Elle fait établir un acte de notoriété
constatant l’absence de son mari depuis 30 ans le 13 janvier
1768 (Venard, not. Paris), teste à Paris le 23 février 1772
faisant son légataire universel Pascal Félix Philippe
Presbytero, de Turin, commissaire des guerres du roi de
Sardaigne, signe F L de Gerente de Senas.
- Marguerite
Thérèse de JARENTE de SENAS née le 3 juillet
1696 à Aix, baptisée le même jour en l’église
Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Joseph de Jarente de Sénas,
son frère, marraine Thérèse de Chapus).
XI - Geoffroy-Alexandre de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL chevalier,
marquis de Sénas, baron de Lus-la-Croix-Haute, seigneur
d’Orgeval et autres lieux, fut d’abord abbé commendataire de
l’abbaye Saint-Martin d’Auchy-lès-Aumale (à 4 ans) dont il
dilapide les revenus aux jeux, est placé sous interdiction à
la demande de ses parents (jugement du 18 décembre 1679),
résigne sa charge et prébende (1682) ; baptisé à… (parrain le
pape Alexandre VII, marraine la princesse des Ursins), décédé
à Paris, épouse en 1700, (Magdeleine) Marie-Elisabeth de
LALLIER de LA TOUR, née en 1675, fille de Jacques, chevalier,
seigneur de Vigny et Marville-lès-Dreux, Fadainville,
lieutenant pour le roi à Mézières, et d’Elisabeth de
CHARDONNET, elle est nièce de Marie de Lallier du Pin épouse
du maréchal comte d’Estrades, et hérite de son frère Geoffroy
de Lallier, lieutenant des vaisseaux du roi, chevalier de
Saint-Louis, mort à Paris le 22 mai 1730. Elle meurt le 27
février 1732 à Paris, inventaire de ses biens le 29 février
(Meunier, not.). D’où :
- Marie-Elisabeth
de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL décédée à Paris,
épouse le 1er mai 1718 à Paris, Jean-Louis MARET écuyer,
seigneur de Carnetin en Champagne, gentilhomme de la vénerie
du prince de Condé, secrétaire des commandements de la
princesse de Condé, lieutenant du roi de la Basse-Alsace
(1719), fils de Louis, seigneur de Carnetin, premier
secrétaire et intendant de la maison de Condé, et de
Geneviève de SOS. Les époux se séparent quant aux biens
(sentence du 9 mai 1730), il est emprisonné par ordre du roi
au château de Pierre-Scize en 1740.
- Balthazar-Alexandre
qui suit,
XII – Balthasar-Alexandre de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL dit
le Marquis de Jarente d’Orgeval, chevalier, marquis
de Sénas, baron de Lus-la-Croix-Haute, seigneur d’Orgeval,
capitaine de cavalerie dans les régiments de Saint-Germain, de
Poyanne et de Frouley, rédige son testament le 20 décembre
1762 (déposé le 30 janvier 1768 chez Trutat, not.) ; né en
1701-1705, décédé le 26 janvier 1768 à Orgeval, inhumé le
surlendemain dans le chœur de l’église ; épouse le 15 décembre
1736 en l’église de Lalley, à Saint-Maurice en Dauphiné,
suivant contrats du 1er février 1735 et du 19 mars 1737 à
Paris (Du Puy, not. Châtelet), union réhabilitée en la
chapelle du château d’Orgeval le 20 mars 1737, (Louise)
Elisabeth de RAMBAUD de SAINT-MAURICE dite Mlle de
Champrenard, née le 17 juillet 1717 à
Saint-Maurice-en-Trièves, fille de Claude, chevalier, seigneur
de Champrenard et Saint-Maurice-en-Trièves, et de Louise
Magdeleine de BRUNEL, dame de Saint-Maurice. Décédée après
1770 à Orgeval. D’où :
- Nés
de Janette PASSAVAL : Balthasar de JARENTE baptisé
le 4 février 1731 en l’église de Sénas (parrain François de
Villeneuve, marraine Anne Jourdan).
- Geoffroy-Alexandre
de JARENTE baptisé le 23 décembre 1733 en
l‘église de Sénas (parrain Pierre Roche, marraine Louise
Desnoyer).
- De
son mariage : Suzanne (Elisabeth Françoise) de
JARENTE d’ORGEVAL née le 6 novembre 1735 au
château d’Orgeval, ondoyée trois jours plus tard, cérémonies
suppléées le 4 juin 1743 en l’église paroissiale (parrain
François Hector de Morogues, seigneur de Fonfaye, chanoine
de Chartres, marraine Elisabeth de Kennedy), décédée le 9
mai 1815 à Paris ; épouse le 1er février 1758 en l’église de
l’abbaye royale de Penthemont à Paris, suivant contrat du 26
janvier (Charlier, not.), Laurent GRIMOD de LA REYNIERE
écuyer, conseiller fermier général du roi et administrateur
général des postes et relais de France, né en 1723 à Paris,
fils de Gaspard, écuyer, seigneur de la Reynière et de
Clichy, fermier général et administrateur des postes, et de
Jeanne LABBé sa première épouse ; union bénie par Mgr de
Jarente évêque d’Orléans. Il meurt le 27 décembre 1793 à
Paris. Collectionneur d’art et gourmet invétéré, il donne
des réceptions luxueuses dans son hôtel parisien. Jolie et
spirituelle, Mme de la Reynière attirait dans un salon
hommes de lettres, peintres et musiciens; le graveur
Jean-Baptiste Nini réalise son portrait en médaille (1769),
« c’étoit une personne de trente-cinq ans, très
vaporeuse, très fâchée de n’être pas mariée à la cour,
mais belle, obligeante, polie ; se plaignant toujours de
sa santé mais aussi ne se plaignant jamais de personne, et
faisant les honneurs d’une grande maison avec beaucoup de
noblesse et de grâce » (Mme de Genlis,
Mémoires) ; arrêtée avec sa nièce Maximilienne de
Senneville, comtesse d’Ourches, comme parente d’émigrés, et
emprisonnées toutes deux au couvent des Capucines à Paris
(20 février 1794), elle sort de la Révolution ruinée. D’où
postérité.
- (Marie
Félicité Sextius) Elisabeth de JARENTE d’ORGEVAL de
CLAINCOURT dame de Claincourt, née en 1737,
décédée le 16 octobre 1824 à Tarascon, épouse le 4 octobre
1768 en la chapelle du château d’Orgeval, suivant contrat du
17 septembre à Paris (Trutat, not.), Louis Scipion Guillaume
Jean de NICOLAŸ dit le Marquis de Nicolaÿ, baron
de Sabran et de Jonchères, seigneur de Cavillargues,
mousquetaire et lieutenant du roi en Languedoc, colonel du
régiment Angoumois infanterie et de Lorraine dragons,
chevalier de Saint-Louis (1787), né le 14 mars 1743 à
Collias (Gard), fils de feu Scipion, baron de Sabran et
Jonchères, seigneur de Cavillargues et en partie de Bagnols,
et de feue Gabrielle Thérèse de TREMOLET de BUCELLY de
MONTPEZAT, union célébrée par l’abbé Louis Marie de Nicolay,
chanoine et vicaire général de Bayeux. Blessé le 12
septembre 1793 au combat de Chazelles-sur-Lyon, décédé deux
jours plus tard dans la prison du village. D’où postérité.
- (Marie-Anne)
Françoise de JARENTE d’ORGEVAL née et ondoyée le
22 septembre 1739 au château d’Orgeval, épouse le 18 mai
1763 en la chapelle du château d’Orgeval, Charles-Nicolas de
MAHIEL d’ESTANVILLE chevalier, comte d’Estanville,
mousquetaire de la première compagnie du roi, ancien
officier major de l’armée de Soubise, né le 31 janvier 1741
à Bretteville (Seine-Maritime), fils de Charles, chevalier,
comte d’Estanville, seigneur de Bure, Frébois,
Encourtinville, Beufreville, le Chenée, et de Françoise
Marguerite de GRAINVILLE, union célébrée par Claude-François
d’Estrabonne prêtre, conseiller clerc au parlement de Paris.
Nommé premier président des Enquêtes du parlement de Rouen,
conseiller du roi en ses conseils, il meurt le 15 octobre
1769 à Rouen.
- (Balthasar)
Henri Armand qui suit,
- Marie
Elisabeth de JARENTE d’ORGEVAL née le 3
septembre 1741 à Orgeval, baptisée le lendemain par la
sage-femme, cérémonies le 12 mars 1743 en l’église
paroissiale (parrain M. de Maret seigneur de Carnetin,
marraine Marie-Elisabeth Maret de Jarente, tous deux
représentés), décédée le 17 février 1826 à
Saint-Germain-en-Laye, épouse le 28 novembre 1764 en la
chapelle du château d’Orgeval, suivant contrat signé la
veille à Paris (Fourcault de Pavan, not.), Nicolas BAUDOT de
SENNEVILLE dit le Marquis de Senneville, écuyer,
enseigne des vaisseaux du roi au département de Brest
(1757), né le 6 septembre 1738 à Senneville-sur-Seine, fils
d’Henry-François, chevalier, seigneur châtelain de
Senneville, Barville, Querville, Aubiéville, et de feue
Marie-Anne Gabrielle d’ACHé, union célébrée par l’abbé André
Baudot de Senneville, curé de Querville. Promu lieutenant de
vaisseau (1764), chef de division des armées navales,
grand-croix de l’ordre de Saint-Louis, chevalier de
Cincinnatus, il meurt fusillé à Auray, après le débarquement
de Quiberon, le 1er août 1795.
- Félicité-Justine
de JARENTE d’ORGEVAL née le 11 mars 1743 au
château d’Orgeval, baptisée le lendemain en l’église
paroissiale (parrain Pierre Alizon manouvrier, marraine Anne
Tillard), décédée le 19 février 1809 à Béziers, épouse le 25
juin 1765 en la chapelle du château de Meung-sur-Loire
(Loiret), Jacques de BAUSSET chevalier, comte puis marquis
de Bausset, seigneur de Sauvian, officier au régiment du Roy
infanterie, chevalier de Saint-Louis, né le 2 octobre 1743 à
Pondichéry, fils de Pierre, chevalier, comte de Sauvian, et
de feue Marie-Françoise LERIDé ; union célébrée par Mgr
Joseph-Bruno de Bausset de Roquefort évêque de Béziers,
l’épouse assistée de Mgr l’évêque d’Orléans, de
Marie-Elisabeth de Blanc épouse de Joseph de Jarente marquis
de Sénas, sa tante, de Marie-Marguerite Thérèse de Jarente
abbesse de Maubuisson, sa cousine germaine, de Françoise
Amante de Jarente de Senas sa cousine germaine, de Louis
Alexandre Maret d’Aigremont chevalier de Saint-Louis,
lieutenant du roi en Basse-Alsace, colonel d’un régiment de
grenadiers royaux, cousin germain, de Jean-Baptiste Polixène
Elzéar Ripert de Monclar prêtre, abbé commendataire des
abbayes royales de Notre-Dame d’Ivry et de Saint-Ali… de
Clamart, vicaire général de l’évêque d’Orléans, et de
Jean-Anne de Caze ancien secrétaire du cabinet du roi, elle
est dotée par le roi de 165.000 livres. Emprisonné au
Temple, inscrit sur la liste des émigrés, il meurt le 24
juillet 1810 à Montdidier (Somme). D’où postérité.
- (Louis
François) Alexandre de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL dit
l’Abbé de Jarente d’Orgeval, puis Mgr de
Jarente, clerc tonsuré du diocèse de Vienne (1763),
prieur commendataire des prieurés de
Saint-Pierre-de-Ticheville (3 août 1760), Royal-Pré (2
novembre 1761, bulles du 15 décembre), Saint-Rémy-la Varenne
(1763, résigne le 10 janvier 1785), la
Culture-Sainte-Catherine à Paris (1769), étudiant au collège
du Plessis-Sorbonne, licencié en droits, séminariste à
Saint-Magloire et Saint-Sulpice, prêtre, vicaire général du
diocèse de Toulouse (1770), et député du clergé en cette
province, abbé commendataire de Lieu-Dieu-en-Jard (mai
1771), agent général du clergé de France à Toulouse (25
janvier 1775), nommé par le roi coadjuteur de l’évêque
d’Orléans, son oncle (29 octobre 1780), et évêque d’Olba en
Cilicie in partibus (11 décembre 1780, sacré par
son oncle à Meung le 18 février 1781), abbé de Saint-Eloy de
Noyon (14 juillet 1784), député à l’assemblée du clergé
(1785), évêque titulaire d’Orléans à la mort de son oncle
(28 mai 1788, prise de possession le lendemain par
procureur, serment le 28 juin), membre honoraire de
l’Académie de peinture de Marseille, associé de l’Académie
des Belles-Lettres (26 février 1789), privé de ses
importants revenus ecclésiastiques (fin 1789), prête serment
à la constitution civile du clergé (30 janvier 1791), devenant
ainsi évêque constitutionnel du Loiret, membre du conseil communal d’Orléans, quitte ses
fonctions (démission du 21 novembre 1793, réitérée le 2 août
1801), il vit pour subsister de petits emplois,
bibliothécaire à l’Arsenal de Paris, garde-magasin de
l’hospice militaire de Tarbes (fin 1793), puis Bordeaux
(1794), commis au ministère de la Justice (1795), professeur
de belles-lettres à Agen (1796), garde-magasin à Valence
(1798), marié puis divorcé, il revient à Paris sans emploi
(1802), se repend de ses erreurs et obtient sa réintégration
dans le clergé; né le 1er juin 1746 en la maison-forte de
Soizon à Saint-Siméon de Bressieux (Isère), propriété de sa
famille maternelle, baptisé le lendemain en l’église
paroissiale (parrain François de Brunel seigneur de
Saint-Maurice, marraine Louise Magdeleine de Brunel,
représentés par Joseph Valet de la Contamine, bourgeois, et
Marianne Gorgeron son épouse), décédé le 30 octobre 1810 à
Paris, inhumé le 1er novembre au cimetière de l’Ouest ; il
avait épousé le 5 novembre 1794 à Bordeaux, Adélaïde CHOMEL
âgée de 40 ans, veuve sans enfant de Michel Nicolas ODIGIER
de LA COURONNERIE, notaire d’Orléans, née à Jargeau
(Loiret), fille de Claude, et de Marie Rose RAGU ; cette
union civile n’aurait été qu’un simulacre de mariage destiné
à protéger l’ancien évêque de la Terreur, et fut annulé par
divorce ; Adélaïde Chomel meurt le 25 février 1830 à
l’hôtel-Dieu d’Orléans.
Alexandre de Jarente de Sénas
d'Orgeval
(1846-1810) évêque d'Orléans en 1788.
Portrait par François-André Vincent, 1787
© Musée des Beaux-Arts d'Orléans

XIII – Henri Armand de JARENTE d’ORGEVAL dit
le Marquis de Jarente, marquis de Sénas, baron de
Lus-la-Croix-Haute, seigneur d’Orgeval, Tressancourt et autres
lieux, page de la Petite Ecurie du roi (certificat du 14 mai
1754), entre comme cornette au régiment de cavalerie
d’Harcourt (15 juin 1757), capitaine de cavalerie au
Royal-Piémont (janvier 1758), puis au régiment de Talleyrand
(13 avril 1759), aide de camp de M. de Stainville faisant les
fonctions d’aide-major général de sa division (1762), aide
maréchal général des logis de l’armée du roi, grand-croix de
l’ordre des chevaliers de l’ancienne noblesse d’Allemagne,
vend la seigneurie d’Orgeval au Comte de Provence (1776) ; né
le 24 juillet 1740 au château d’Orgeval, baptisé le même jour
en l’église paroissiale (parrain Armand de Mormès marquis de
Saint-Hilaire, grand-croix de Saint-Louis, gouverneur de
Belle-Isle, lieutenant général des armées du roi, représenté
par Antoine Eustache, contrôleur général des hôpitaux des
armées du roi, marraine Madeleine Henriette de Clermont, nièce
du marquis de Saint-Hilaire, représentée par Marie-Anne
Rielin), décédé le 7 juillet 1808 à Annet-sur-Marne, épouse
par contrat du 30 novembre 1770 à Paris (Charles Le Brun et
Giard, not.), Anne Sophie Claire Antoinette de CARAMAN née le
15 août 1743, fille de François, comte de Caraman,
lieutenant-colonel des gardes wallonnes au service du roi
d’Espagne, lieutenant général des armées du roi, grand-croix
de Saint-Louis, et de « feue Anne de MONTEIGNE du CHANLAY
» (alliance introuvable). Ce mariage fut célébré
clandestinement à Montmartre, contre l’avis de la marquise
douairière de Jarente, qui fit opposition ; le marquis quitta
Paris pour le Dauphiné puis Chambéry où il se fit remarier en
l’église Saint-Léger le 18 juin 1772, sa mère ne désarma pas
et obtint du roi de Sardaigne un ordre d’arrestation contre
son fils, qui fut mis en prison en août 1772, mais libéré le 5
septembre après avoir sollicité la grâce du souverain. D’où :
- César
Henry (Balthasar Pierre) de JARENTE d’ORGEVAL né
le 29 décembre 1771, baptisé le lendemain en la cathédrale
Notre-Dame de Die (parrain Claude Borel, premier consul de
Lus, représenté par Jean-Pierre Lagier Vaugelas avocat et
juge de Lus, marraine Thérèse Catherine Françoise de
Caraman, sa tante), y décédé le 19 mars 1772, inhumé le
lendemain en l’église des Dominicains.
- Alexandrine
Justine Louise Françoise Suzanne Marie Henriette de
JARENTE d’ORGEVAL née en janvier 1776, décédée
le 3 juin 1776 au château d’Orgeval, inhumée le lendemain
dans le chœur de l’église.
- Balthasar
Armand (François Adrien Laure Sophie) qui suit,
XIV
- Balthasar Armand de JARENTE d’ORGEVAL dit le Marquis
d’Orgeval, baron de Lus, institué héritier de Mgr de
Jarente évêque d’Orléans (test. 10 mai 1786), il rachète une
partie du domaine de Carry moyennant 188.000 livres (21 avril
1801), qu’il revend ; né le 21 juin 1781 au château de
Carnetin (Seine-et-Marne), baptisé le 28 juin en l’église
paroissiale (parrain Jean-Paul François de Noailles duc d’Ayen
etc. maréchal des camps et armées du roi, chevalier de la
Toison d’Or etc., représenté par Pierre Fourcaud, cocher,
marraine Suzanne Françoise Elisabeth de Jarente épouse Laurent
Grimod de la Reynière écuyer, administrateur général des
Postes, demeurant à Paris, rue des Champs-Elysées, représentée
par Marguerite Barthelais femme de chambre de Mme de Jarente),
décédé en son domaine de Matras à Chabeuil le 4 juillet 1857 ;
épouse 1) le 18 décembre 1801 à Saint-Baudille-et-Pipet
(Isère), Gertrude de BLOSSET née le 9 juin 1781 à
Saint-Maurice-Lalley, décédée le 29 septembre 1855 à
Saint-Jean-en-Royans, fille de Pierre, capitaine d’artillerie,
et de Marguerite ACHARD de LA ROCHE. Les époux se séparent de
corps (1811) puis de biens. 2) le 15 décembre 1855 à Chabeuil
(Drôme), Marguerite GIRODIN ancienne lingère, née le 2 août
1804 à Saint-Jean-en-Royans, fille d’Etienne François,
perruquier, et de Magdeleine SIBEUD ; elle a eu un fils,
Adrien Girodin (1823-1880) célibataire. D’où :
- Adèle
de JARENTE d’ORGEVAL née le 4 novembre 1801 à
Saint-Maurice en Trièves (Isère), décédée le 1er mai 1829 à
Miribel-Lanchâtre (Isère), épouse le 21 décembre 1818 à
Saint-Jean-de-Royans (Drôme), Jean Sylvain EYMARD docteur en
médecine, né le 12 janvier 1792 à Lanchâtre, y décédé le 16
décembre 1869, fils de Jean, notaire à Miribel-Lanchâtre, et
de Rose Cécile Eléonore JOUGUET. D’où postérité.
- Philippe
qui suit,
- Du
second lit : N. de JARENTE d’ORGEVAL mort-né
le 23 avril 1810 à Carry-le-Rouet.
XV
- Philippe de JARENTE d’ORGEVAL comte puis Marquis
d’Orgeval, baron de Lus, propriétaire rentier,
domicilié au château de Grand-Pré à Saint-Jean-en-Royans, puis
à la Chartrognière à Saint-Thomas-de-Royans, né le 29 juin
1820 à Saint-Jean-en-Royans, décédé le 6 juillet 1883 à
Saint-Thomas-en-Royans, épouse le 1er juin 1852 à
Saint-Jean-en-Royans, Adèle de GRAND CHATEAUNEUF sa cousine,
née le 23 mars 1831 à Valence, décédée le 12 octobre 1875 à
Saint-Thomas-en-Royans, fille d’Hector, ingénieur civil, maire
de Saint-Jean-en-Royans, conseiller général de la Drôme (fils
d’Adélaïde de Blosset sœur de Gertrude), et de feue
Marie-Louise NUGUES. D’où :
- Louise
de JARENTE d’ORGEVAL née le 2 janvier 1854 à
Saint-Jean-en-Royans, épouse le 14 juin 1886 à
Saint-Thomas-en-Royans, Gustave CHARRIERE propriétaire, né
le 12 février 1833 à Grenoble, fils d'Eugène, industriel,
chev. LH, et de Victorine ETIENNE.
- Marthe
de JARENTE d’ORGEVAL née le 24 septembre 1856 à
Saint-Jean-en-Royans, décédée le 14 septembre 1937,
célibataire.
- Léo
de JARENTE d’ORGEVAL né le 10 juin 1861 à
Saint-Jean-en-Royans, décédé le 8 septembre 1863 à
Saint-Thomas-en-Royans.
- Paul
qui suit,
- Armand
de JARENTE de SENAS d’ORGEVAL Marquis de
Sénas, baron de Lus, employé, habite le château des
Pavillons à Saint-Jean-de-Royans ; né le 2 novembre 1867 au
château de la Chartrognière à Saint-Thomas-en-Royans, décédé
en janvier 1953 à Marrakech (Maroc), épouse 1) le 15 octobre
1894 à Londres, en l’église catholique Saint-James Roman,
Frances TOMPKINS née le 26 juin 1870 à Louisville, décédée
le 14 avril 1903 à Tientsin (Chine). 2) le 15 juillet 1905 à
Boulogne-sur-Mer, et le 17 en l’église Notre-Dame de
Boulogne, Luglienne de DION née le 26 septembre 1880 à
Hébécourt (Somme), fille d'Alphonse, vicomte de Dion,
rentier, et de Berthe PELET de COURCELLES.
- Henri
de JARENTE de LUS dit Baron de Jarente de
Lus, né le 23 juillet 1871 au château de la
Chartrognière à Saint-Thomas-en-Royans, décédé le 18 avril
1958, épouse le 17 juillet 1911 à Saint-Geoire-en-Valdaine
(Isère), et religieusement le lendemain en l’église
paroissiale, Aimée PASQUIER de FRANCLIEU née le 24 décembre
1882 à Saint-Maurice-l’Exil (Isère), décédée le 27 février
1951 à Saint-Thomas-en-Royans, fille d’Emilien, vicomte de
Franclieu, châtelain de Longpra et du Vieux-Colombier, maire
de Saint-Maurice-l’Exil, et de Marguerite DUGAS VIALIS. D’où
:
- Anne
de JARENTE de LUS assistante dans l’armée de
l’air, née le 25 septembre 1912 au château de Longpra à
Saint-Geoire-en-Valdaine, décédée le 7 juin 2001 à Lyon
(3e).
- Guillaume de JARENTE de LUS
XVI – Paul de JARENTE d’ORGEVAL Marquis
d’Orgeval, industriel en textile, domicilié à la Sône
(Isère), né le 22 janvier 1865 au château de la Chartrognière
à Saint-Thomas-en-Royans, épouse le 28 octobre 1905 en
l’église de Saint-Nazaire-en-Royans, Marie CHARVIN née le 30
décembre 1879 à Royans, fille de feu Marius, négociant à
Romans, et de feue Emilie RIONDEL.
Sans
postérité.
Suzanne de Jarente d'Orgeval Madame de la Reynière (1735-1815)
Portrait par Quentin de La Tour, pastel © château
d'Aulteribe
Suzanne de Jarente d'Orgeval
Madame de La Reynière (1735-1815)
Portrait en médaillon de terre cuite par JB. Nini, 1769
Jeton en argent octogonal aux armes
d’Alexandre de Jarente, 1775
© jetons-medailles.com
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