Anciennes familles de Provence
     

 

(de) Périer
de Clumanc


 

 

La famille de Périer Clumanc appartient à la noblesse du parlement d’Aix, où elle a exercé une charge de conseiller durant cinq générations, de 1586 à 1740. Admise à Malte en 1606, maintenue noble en 1667, elle obtient des lettres de marquisat pour son fief de Flayosc en 1678, et s’éteint à Aix en 1855.

Issue de la bourgeoisie de Moustiers, elle a pour nom primitif Audibert. Pierre Audibert dit Périer, auquel remonte la filiation, est natif de Châteauneuf-les-Moustiers, et marié vers 1500 à Béatrix Bondilh. Julian Audibert dit de Périer, riche bourgeois de Moustiers, son fils, prend le titre d’écuyer. Il a deux fils : le cadet, Balthasar de Périer, docteur en droits à Aix où il épouse une fille du président Louis de Coriolis en 1577, acquiert un office de conseiller en 1586, sa postérité forme la branche d’Aix. Mathieu de Périer, l’aîné, devenu co-seigneur de Saint-Jeannet par son mariage en 1561, est l’auteur d’une branche possessionnée à Argens et au Poil, désargentée et sans éclat, bien qu'alliée à la vieille noblesse de terroir. Elle n'aura pas les appuis suffisants pour échapper aux condamnations d’usurpation de noblesse et sera condamnée, en la personne de Jean de Périer, avocat à Riez, en 1668.

La souche des Périer, et Audibert Périer, est probablement ancienne, les deux patronymes étant très présents dans la vallée du Verdon. A Rougon, notamment, où Jean Audibert dit Périer, bourgeois, marié en 1555, a une descendance représentée en 1670 par son arrière-petit-fils Claude Périer. Alexandre de Périer, avocat de Rougon, épouse en 1645 Anne de Demandolx Véran, bâtarde du sieur de Combaud. Mais le lignage le plus notable est celui des Périer La Garde, issu de Laugier Audibert, de Montferrat, aïeul du notaire Joseph Périer, qui succède en 1671 à son oncle Joseph Périer et exerce jusqu’en 1726, son fils Jean Périer, anobli par charge de secrétaire du roi, achètera le château de la Garde, entre Draguignan et Montferrat.

A Castellane, les Périer sont également des notables. Honoré Périer, bourgeois, épouse en 1667 Claire de Rochebrun, de Digne. Leur fils Pierre Périer est greffier au siège et leur petit-fils, Alexandre-Jean Périer, notaire royal. Joseph Périer, d’une autre branche, est médecin et épouse en 1678 Isabeau de Chailan fille du sieur de Villevieille. Une autre branche, enfin, prendra le nom de Périer de Taulane.
Les Périer s’installeront également à Grasse.

Armes : d’or au poirier arraché de sinople, fruité d’argent, au chef de gueules chargé d’une étoile à huit rais d’argent. Elles ont été enregistrées à l’Armorial général par Joseph de Périer conseiller au parlement. Honoré Périer, bourgeois de Castellane, fit inscrire les mêmes armes, à la différence de l’arbre qui est fûté d’argent. Roland de Périer, cadet du Poil, installé à Reillane, ne portait qu’un poirier de sinople, sans le chef. Il s’agit naturellement d’armes parlantes, le poirier rappelant Périer, mais la poire pourrait également évoquer le village du Poil, dont l’étymologie est identique (castrum de Piro).

La branche de Clumanc placera plus tard sur le tronc de l’arbre une aigle éployée d’argent, couronnée, becquée et membrée d’or, l’estomac chargé d’un écusson de sable surchargé d’une fleur de lys d’or. Postérieur à l’Armorial d’Hozier, cet ajout viendrait d’une concession accordée par le roi au conseiller Julien de Périer, en récompense des services de son père.

 

 

I – Pierre AUDIBERT dit PERIER du lieu de Châteauneuf les Moustiers, décédé avant 1529, épouse Béatrix BONDILH, de Moustiers, d’où :

II - Julien AUDIBERT dit de PERIER riche bourgeois de Moustiers en 1560, qualifié écuyer, acquiert de la communauté de Riez, moyennant la somme de 1550 écus d’or de 64 sols pièce, une rente annuelle de 132 écus 15 sols par acte du 28 mars 1577, décédé après 1583 ; épouse par contrat du 2 septembre 1529 (Laurent Mathonis, notaire royal à Moustiers), Louise CHAUDON fille d’Antoine, de Moustiers, et de Marguerite CARBONNEL, de la Palud. D’où :

  1. Mathieu qui a postérité,
  2. Balthasar qui suit,
  3. Prob. Melchionne de PERIER épouse par contrat du 20 septembre 1573, Guillaume BERTET bourgeois, seigneur de la Clue.
  4. Peyrone de PERIER épouse par contrat du 19 octobre 1583 à Moustiers, Gérard BERMOND fils de feu Melchion, et de feue Louise BONDILH.

III – Balthasar de PERIER docteur en droits, pourvu par lettres données en janvier 1586 et reçu le 5 mars suivant en un office de conseiller du roi au parlement d’Aix, fait partie des conseillers anti-ligueurs qui se retirent à Pertuis et reconnaissent le roi Henri IV pour légitime successeur à la couronne, teste le 6 janvier 1598 à Aix (Hugoleny, notaire) en faveur de sa femme et fait un legs à son fils Julien de Périer ; né à Moustiers, il meurt vers 1598 ; épouse par contrat passé à Aix le 22 mars 1577, Lucrèce de CORIOLIS fille de Louis, conseiller du roi, second président à mortier au parlement d’Aix (1568), commissaire député aux Etats de Provence (1579), baron de Corbières, et de feue Marguerite d’ESCLAFFANATIS sa seconde épouse. D’où :

  1. Julien qui suit,
  2. Mathieu de PERIER prêtre conventuel, reçu chevalier de l’ordre de Malte suivant décision de l’assemblée provinciale tenue à Arles le 6 avril 1606, baptisé le 7 octobre 1582 en l’église de Moustiers (parrain noble Jean de Périer fils à feu capitaine Mathieu de Périer, marraine Anne de Foissac dame de Saint-Jeannet).
  3. Françoise de PERIER épouse par contrat du 15 septembre 1602 à Moustiers, Michel de SEBASTIANE seigneur de Porchères, fils de feu Antoine, et d’Hélione de MARIN.
  4. N. de PERIER inhumé en l’église des Cordeliers d’Aix le 17 mai 1603.
  5. Hortense de PERIER épouse par contrat du 28 octobre 1607 à Moustiers, André de BEAUCHANS avocat au parlement de Provence, co-seigneur de Vachères, conseiller du roi et son lieutenant particulier au siège de Forcalquier, puis lieutenant des soumissions, fils de François, avocat, lieutenant particulier audit siège, et de Marguerite AMALRIC.

IV - Julien de PERIER écuyer, seigneur de Clumanc, Douroules, la Traille, nommé par lettres royales du 11 août 1598 conseiller au parlement de Provence, est reçu le 16 mars 1599 en la charge de son père décédé, obtient en considération des services de ce dernier la faveur de charger son blason d’un écu ayant fleur de lys devant une aigle déployée ; procède au partage des biens de Jean de Barras avec Melchion de Barras son fils le 22 septembre 1622 et en acquiert plusieurs biens à Clumanc, notamment le fief de Douroules, puis acquiert de son beau-frère Elzias de Demandolx en 1634 la juridiction de Clumanc et le fief de la Traille, ainsi que d’autres biens de la famille d’Oraison, il rassemble ainsi les terres composant la seigneurie de Clumanc dont il fait reconstruire la château (il retracera dans un livre de raison l’historique de l’achat de la seigneurie de Clumanc) ; élu doyen des conseillers du parlement il est, lors de la contagion de 1630, en charge de la garde du petit sceau pour sceller les expéditions de la chambre de Pertuis, résigne sa charge à son fils François mais obtient du roi Louis XIII, suivant lettres d’honneur données à Paris le 16 août 1636, vérifiées le 9 décembre suivant, de pouvoir l’exercer encore pendant 5 ans, fait un testament solennel à Aix le 28 juin 1637 (Alpheran, notaire) en faveur de son fils François ; envoyé à Paris en février 1639 pour les affaires du parlement, il y meurt au début du mois de juin suivant, un office est célébré aux Cordeliers d’Aix le 9 juin ; épouse le 12 décembre 1599 et suivant contrat reçu le même jour au château de la Palud (Rolin André, notaire à Moustiers), Françoise de DEMANDOLX LA PALUD âgée de 17 ans, baptisée le 1er avril 1582, fille de Jean, seigneur de la Palud, Meyreste et en partie de Clumanc, et d’Espérite de VILLENEUVE THORENC. Veuve, elle obtient par ordonnance de pouvoir jouir de l’usufruit des biens de son mari que lui disputait son gendre Antoine de Gautier ; elle teste le 9 septembre 1624 à Aix (Boniface Alphéran notaire), en faveur de ses enfants, meurt à Aix à l’âge de 60 ans, et est inhumée le 3 avril 1642 au couvent des Cordeliers. D’où :

  1. Lucrèce de PERIER épouse par contrat passé à Aix le 17 avril 1616, Antoine de GAUTIER écuyer, seigneur de Mimet, Gardanne et Saint-Pierre, conseiller du roi au parlement de Provence (reçu le 27 octobre 1615 en la charge de son père), fils d’Honoré, seigneur de Mimet, conseiller du roi en la cour du parlement, et de Louise de DESIDERY. Il meurt doyen des conseillers et est enseveli aux Dominicains d’Aix le 10 juin 1669.
  2. Magdeleine de PERIER épouse le 9 février 1625, Charles de POITEVIN seigneur de Mallemoisson, lieutenant principal et criminel du sénéchal au siège de Draguignan, fils d’Honoré, seigneur de Mallemoisson et d’Aiglun, avocat au parlement de Provence, et de Françoise DOMINICY. Il meurt en 1636, âgé de 35 ans.
  3. Anne de PERIER épouse le 26 janvier 1636 en l’église de la Madeleine à Aix, Gaspard de SEGUIRAN écuyer, seigneur d’Auribeau et d’Auteval, âgé de 33 ans, né à Aix et baptisé le 1e novembre 1602, fils d‘Annibal écuyer, seigneur desdits lieux, et de Lucrèce d’AGAR.
  4. François qui suit,
  5. Frédéric de PERIER écuyer d’Aix, résidant à Moustiers, seigneur de Fontcouverte et de Châteauneuf-lès-Moustiers, maintenu noble par jugement du 15 septembre 1667, teste 9 août 1668 à Moustiers ; épouse par contrat passé à Aix le 12 mars 1658 (Beausin, notaire), Claire de L’EVESQUE de SAINT-ETIENNE dame de Fontcouverte, fille de Jean, écuyer, seigneur de Saint-Etienne, Rougiers en partie et les Orgues, premier consul d’Aix, chevalier de Saint-Michel, gentilhomme ordinaire de la Reine, et de Claire de PONTEVES sa seconde épouse.
  6. Antoine de PERIER

V – François de PERIER écuyer, baron de Flayosc, Barrême, Fox-Amphoux, seigneur de Clumanc, Douroules, Aurans, Allons, Ventabren, reçu conseiller du roi au parlement de Provence le 15 décembre 1636 en la charge de son père, et suivant lettres de provisions datées du 8 juillet 1636, acquiert la terre d’Allons dont il obtient la haute juridiction en juillet 1651 puis obtient l’érection de sa terre de Flayosc en titre de marquisat par lettres de janvier 1678, résigne sa charge en faveur de son fils en 1683 ; né à Aix le 20 septembre 1615 et baptisé en la cathédrale Saint-Sauveur, décédé à Aix à l’âge de 67 ans, enseveli en l’église des Cordeliers le 10 janvier 1683 ; épouse par contrat du 18 décembre 1644, Victoire Henriette de PORCELET d’UBAYE fille de Pierre écuyer, seigneur d’Ubaye, conseiller du roi et son premier avocat général au parlement de Provence, auparavant lieutenant des soumissions au siège d’Arles, et d’Esther de MEYRAN de VACHERES, dame de Sainte-Croix et Vachères, l’époux est assisté lors du contrat de Frédéric de Périer, écuyer, son frère, d’Antoine de Gautier, sieur de Gardanne, conseiller au parlement, de Gaspard de Séguiran, sieur d’Auribeau et d’Auteval, ses beaux-frères, de Jean-Baptiste de Boyer, conseiller au doyen du parlement, et André de Beauchans, lieutenant particulier au siège de Forcalquier, ses oncles, l’épouse est assistée de Louis des Porcelets sieur de Maillane, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, mestre de camp d’un régiment d’infanterie, et d’Honoré d’Amphoux, ses oncles. D’où :

  1. Marguerite de PERIER née à Aix et baptisée le 25 avril 1647 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Frédéric de Périer, écuyer, marraine Esther de Meyran).
  2. Hortense de PERIER épouse le 30 juin 1678 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, André de JOANNIS LA BRILLANE chevalier, seigneur de la Brillane, les Aygalades, Châteauneuf et autres lieux, docteur en droits, fils de Boniface, écuyer, seigneur de la Brillane et des Aygalades, avocat général en la cour des Comptes de Provence, et d’Isabeau d’AMAT.
  3. Joseph de PERIER baptisé le 20 avril 1652 en la cathédrale d’Aix (parrain Pierre de Coriolis sieur de Corbières et autres places, président au parlement, marraine Anne de Périer), mort en bas âge.
  4. Joseph qui suit,
  5. André de PERIER de CLUMANS chevalier de Malte en 1683 ; né à Aix et ondoyé à la maison le 18 octobre 1657, suppléments de cérémonie le 11 juillet 1660 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain André de Beauchans conseiller du roi, marraine Hortense de Périer).
  6. François de PERIER de CLUMANS chevalier de Malte en 1676 ; né à Aix et baptisé le 27 septembre 1660 en la cathédrale (parrain Félix Guigou, marraine Esther de Meyran).
  7. Esther de PERIER née à Aix et baptisée le 7 août 1662 en la cathédrale (parrain Charles d’Isoard, marraine Esther de Meyran).
  8. Pierre Julien de PERIER de CLUMANS chevalier de Malte en 1688, né à Aix et baptisé le 29 mars 1665 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain François Roubaud, marraine Lucrèce Olivier). 
  9. Jean de PERIER né à Aix et baptisé le 7 novembre 1666 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Antoine Plauchut, marraine Marguerite Nicolaye).
  10. Victoire de PERIER née à Aix le 7 janvier 1669, baptisée le lendemain en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Joseph de Périer, son frère aîné, marraine Angélique de Périer).

VI – Joseph de PERIER de CLUMANS chevalier, marquis de Flayosc, seigneur de Clumanc, la Traille, et autres lieux, reçu conseiller du roi au parlement de Provence le 11 mai 1685 en la charge de son père, après obtention des lettres de provisions en date du 15 juin 1684, nommé conseiller honoraire par lettres du 6 juillet 1717 ; né à Aix et baptisé le 15 août 1655 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Antoine Blanc, marraine Jeanne Imbard), décédé à Aix et inhumé au couvent des Cordeliers le 28 décembre 1732, âgé de 77 ans ; épouse le 11 août 1686 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix, Anne de LENFANT âgée de 27 ans, née à Aix et baptisée le 29 mars 1659, fille de Jean-Louis, consul d’Aix, et de Madeleine de SAUVAIRE. D’où :

  1. Julien (Simon) de PERIER de CLUMANS chevalier, marquis de Flayosc, seigneur de Clumanc et de la Treille, reçu conseiller du roi au parlement de Provence le 13 avril 1717 en la charge de son père, et suivant lettres de provisions et dispense de parenté du 16 mars précédent ; né à Aix le 5 juillet 1687, baptisé le même jour en l’église Saint-Sauveur (parrain Simon Lenfant, conseiller du roi et son trésorier de France, intendant de Monaco, marraine Victoire Henriette de Porcelet), il meurt durant l’exercice de sa charge à Aix et est enseveli le 3 avril 1740 au couvent des Cordeliers, âgé de 52 ans ; épouse à Marseille, en l’église Saint-Ferréol, le 25 novembre 1732, Marie-Anne de RANCHé fille de Nicolas, conseiller du roi commissaire général des galères, ancien lieutenant des galères, anobli en 1699, et de feue Anne de GAUTIER de LA LAUZIERE, en présence du père de l’épouse, d’Antoine Audier, chargé de la procuration de la mère de l’époux, de Jean-Louis de Ranché, commissaire, frère de l’épouse, François-Louis de Gras conseiller au parlement, Jean-Baptiste de Bastin et autres parents et témoins, notamment les sieurs d’Héricourt, Poncet, de Montgrand, Alphanty, les chevaliers de Périer, de Lévis, et de la Fare Lopis.
  2. Charles (Pierre) qui suit,
  3. Jean Augustin de PERIER né à Aix le 24 mars 1690, baptisé le même jour en la cathédrale (parrain Jean Augustin de Gautier, conseiller du roi en la cour des comptes, marraine Marie de Lanfant).
  4. Angélique de PERIER née à Aix le 14 juillet 1691, baptisée le même jour en la cathédrale (parrain André de Joannis, seigneur de la Brillane et d’Aygalades, marraine Angélique de Fagou).
  5. Joseph de PERIER célibataire, né à Aix le 23 septembre 1693, baptisé le surlendemain en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Jean-Pierre du Teil, conseiller du roi et juge de Forcalquier, marraine Thérèse d’Aymar d’Albert).

VII - Charles de PERIER de CLUMANS chevalier, marquis de Flayosc, seigneur de Clumanc, Douroules, La Traille et autres lieux, capitaine au régiment du Maine, élu second consul d’Aix en 1738 ; né à Aix le 24 juillet 1688, baptisé le lendemain en la cathédrale d’Aix (parrain Charles Sauvaire, avocat, marraine Sibille de Lanfant), décédé le 19 août 1755 à l’âge de 67 ans, inhumé le lendemain au couvent des Cordeliers d’Aix ; épouse le 16 janvier 1742 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix, Marthe (Clémence) de FORTIS âgée de 20 ans, née à Aix le 26 janvier 1722, fille de Boniface, écuyer, seigneur de Claps, second consul d’Aix, et d’Anne de PAYAN de SAINT-MARTIN. D’où :

  1. Boniface (Jean Louis Denis) qui suit,
  2. Jean André Julien de PERIER né à Aix le 12 février 1747, baptisé le lendemain en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Jean André Le Blanc seigneur de Mondespin, conseiller du roi en la cour de parlement de Provence, marraine Anne Symphorose de Fortis).
  3. Joseph Armand René de PERIER dit l’Abbé de Périer, chanoine de l’église métropolitaine d’Aix, émigré pendant la Révolution, membre de l’Académie des sciences et belles-lettres d’Aix, auteur de plusieurs mémoires et dissertations sur l’histoire religieuse et les antiquités de Provence ; né à Aix le 12 juin 1749, baptisé le lendemain en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Joseph Armand René de Porcelet seigneur marquis de Maillane et de Soliès et autres lieux, marraine Magdeleine de Cabre de Roquevaire épouse de Jean Antoine de Payant de Saint-Martin conseiller aux comptes), décédé à Aix le 18 octobre 1825, à  l’âge de 76 ans.
  4. Charles Marius de PERIER né à Aix le 5 juin 1750, baptisé le même jour en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Marius de Bœuf, écuyer, marraine dame de Payan de Fortis son ayeule).
  5. Anne Charlotte de PERIER née à Aix.

VIII – Boniface de PERIER dit le marquis de Périer, chevalier, marquis de Flayosc, seigneur de Clumanc et de Douroules, avocat au parlement de Provence, reçu le 7 mai 1765 conseiller du roi au parlement de Provence en la charge de Joseph-François de Galice, et suivant lettres de provisions d’office et de dispense d’âge et de parenté du 10 avril ; né le 9 octobre 1745 à Aix, baptisé le même jour en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain François Boniface de Fortis, marraine Marie-Anne de Ranché marquise de Périer), décédé à Aix le 6 mai 1820, âgé de 74 ans ; épouse 1) le 27 juillet 1767 à Aix, en l’église du Saint-Esprit, (Julie) Sophie (Rossoline) de FAURIS de NOYERS de SAINT-VINCENT âgée de 20 ans, née à Aix le 17 avril 1747, fille de Jules (1718-1798), chevalier, seigneur de Saint-Vincent, Gentiac, Noyers, Aigremont, président à  mortier au parlement de Provence (1746), et de Julie de VILLENEUVE de VENCE (1726-1778). Elle meurt à Aix le 27 octobre 1781, âgée de 34 ans. 2) en 1798, Marie d’AMAT de VOLX née en 1748, fille de François Auguste (1711-1763), marquis de Volx, baron du Poët, et de Marie Honorée de RICOU. Héritière avec son frère aîné du marquisat de Volx, elle perd une grande partie de ses biens dans l’incendie du magnifique château de Volx le 27 septembre 1792 et se retrouve dans la misère. D’où :

  1. Du premier mariage : Charles qui suit,
  2. Alexandre de PERIER dit le comte de Périer, propriétaire à Aix, domicilié en son hôtel rue Saint-Michel, chevalier de l’ordre de la Légion d’Honneur, né le 23 décembre 1773 à Aix, baptisé le lendemain en l’église du Saint-Esprit (parrain Alexandre Gaspard de Villeneuve, chevalier, seigneur marquis de Vence et autres lieux, marraine Marthe Clémence de Fortis de Périer), décédé le 4 février 1855 en son domicile à Aix, à l’âge de 81 ans ; épouse 1) le 2 février 1818 en la mairie d’Aix, Emilie de MAGALON sœur cadette de l’épouse de son frère aîné, âgée de 35 ans, née à Aix le 31 juillet 1782, fille de feu Raphaël (1752-1785), avocat général au parlement de Provence, seigneur du Val d’Ardenne près Toulon et du domaine de la Magalone à Marseille, et de feue Barbe de BOYER d’ARGENS (1754-1814), les témoins sont Alexandre de Fauris Saint-Vincens, officier de la légion d’honneur, président de la cour royale d’Aix, oncle de l’époux, Philippe de Portalis Martialis, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’honneur, ancien conseiller à la cour des comptes, Joseph Paul Laurent Giraud, propriétaire, et Alexandre de Boyer d’Eguilles, chevalier de Malte. Elle meurt le 20 septembre 1833 à Montpellier. 2) le 6 juillet 1848 à la mairie d’Aix, Virginie LAURANS âgée de 39 ans, née à Aix le 13 janvier 1809, fille de feu Jean-François, décédé à Aix le 3 juin 1843, et de Marie Cécile LATY, décédée à Aix le 2 août 1843, les témoins des mariés sont Me Bouteille avoué, Amédée de Forbin La Barben, ancien officier, Charles François de Saqui Sannes, et Joseph Sallier.

IX – Charles de PERIER dit le marquis de Périer, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, propriétaire ; le 17 mai 1821, lui et son frère vendent à la ville d’Aix les collections d’antiquités, tableaux, dessins et manuscrits composant le riche cabinet du président Fauris de Saint-Vincens, leur oncle maternel ; né à Aix le 29 septembre 1771, baptisé le même jour en l’église métropolitaine Saint-Sauveur (parrain Jules Antoine Alexandre de Fauris de Saint-Vincent, oncle maternel, marraine Marie Marguerite Désirée de Moricaud de Soleilhas, épouse de François de Fortis conseiller au parlement, l’officiant est messire Joseph de Payan, prêtre, abbé de Lesterp, vicaire général et official de l’archevêque), décédé en son domicile à Aix, sur le Cours n°24, le 29 mai 1851, à l’âge de 79 ans ; épouse le 6 mars 1810 à la mairie d’Aix, Louise dite Lise de MAGALON âgée de presque 34 ans, née à Aix le 12 mars 1776, fille de feu Raphaël (1752-1785), avocat général au parlement de Provence, seigneur du Val d’Ardenne près Toulon et du domaine de la Magalone à Marseille, et de feue Barbe de BOYER d’ARGENS (1754-1814), cette dernière fille unique du marquis d’Argens, chambellan du roi de Prusse Frédéric II ; les témoins des mariés sont Pierre Jean de Boyer d’Eguilles, ancien magistrat, oncle de l’épouse, Alexandre de Périer, frère de l’époux, Charles François de Saqui Sannes, et André Joseph Bertet juge de la cour de justice des Bouches-du-Rhône, l’époux signe Charles De Périer et l’épouse Louise de Magalon. Elle meurt à Aix, en son domicile sur le Cours n°24, le 30 juin 1854, âgée de 78 ans.

 

 

Julien de Périer
écuyer de Moustiers
en 1548

(Vente Turquin 2014)

 

 

 

 
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