Anciennes familles de Provence
   

 

(de) Le Gouche

alias Le Gouge


 

 

Famille installée à Manosque vers 1639, possessionnée à Saint-Etienne, les Orgues et Fontienne, originaire de Hollande, anoblie en 1638 puis à nouveau par lettres royales en 1698, et éteinte en 1789; ses biens passent aux Sade d'Eyguières. Armes : de gueules au sautoir bretessé et contre-bretessé d’or, accompagné en pointe d’un oiseau du même couronné à l’antique.

 

I – Nicolas LEGOUCHE seigneur de Saint-Etienne, décédé avant 1647, épouse Marie NAZ d’où :

II - Corneille LE GOUCHE seigneur de Saint-Etienne, des Orgues et de Cruis, protestant, natif de la ville d’Amsterdam en Hollande, anobli en récompense de ses services par lettres royales de septembre 1638 enregistrées le 20 décembre suivant, épouse 1) en 1639 Anne BOURDIN, de Manosque, fille d’Isaac, docteur en médecine, protestant, et de Ne de FAURIS (voir blog de JP Logeais). 2) suivant contrat passé le 16 mai 1647 et au temple, Sarah de DURAND de LA CHATRE, fille de noble Paul, seigneur de la Châtre en Dauphiné, et d’Anne MARTIN. 3) par contrat du 17 décembre 1661, et au temple, Catherine de BERTIN, fille de Pierre, de Lourmarin. D’où :

  1. Du premier lit : Judith LE GOUCHE de SAINT-ETIENNE protestante, décédée en suite de couches en 1679 après avoir testé en faveur de son fils Isaac, épouse suivant contrat du 15 mai 1655 et suivant lettres d’autorisation délivrées par le roi Louis XIV à Paris le 6 septembre 1657, son parent, Scipion BRUN de CASTELLANE seigneur de Caille et de Rougon, résidant à Manosque, maintenu dans sa noblesse en 1668, décédé à Lausanne le 6 mars 1709, fils de Jean, seigneur de Caille et de Rougon, ancien cornette au régiment de Valavoire, et de Marguerite de PONSSEAU. Exilé après la révocation de l’Edit de Nantes, à Genève, Lausanne puis Vevey, ses rentes foncières sont réattribuées en partie à sa belle-soeur Anne Le Gouche en raison d’un édit du mois de décembre 1689 ordonnant que les biens des personnes sorties du royaume pour cause de religion soient donnés à leurs plus proches parents. D’où trois garçons et deux filles.

  2. Du second lit : Paul qui suit,
  3. Anne LE GOUCHE de SAINT-ETIENNE teste à Grenoble le 5 décembre 1698 faisant donation aux pauvres de la charité de Manosque d’une bastide et de ses droits, et de la maison où sont logés lesdits pauvres à Manosque, provenant de la succession de sa soeur Judith, elle teste à nouveau le 30 août 1720, épouse André ROLLAND avocat général au parlement de Grenoble, condamné par arrêt du parlement d’Aix en 1706 dans le procès de l’aventurier Pierre Mège qui se prétendait être Isaac de Caille, son neveu, décédé de maladie en 1696; disculpé par arrêt de la cour de cassation du parlement de Paris rendu en 1708.

III - Paul LE GOUCHE de SAINT-ETIENNE écuyer de Manosque, seigneur de Saint-Etienne, les Orgues et de Fontienne, condamné en 1677 à 1.500 francs (300 francs d’amende, 1.000 francs de dommages envers l’huissier, et 200 francs pour la construction d’un bureau pour les huissiers de la cour) pour avoir assailli à coups de bâton un huissier qui lui notifiait une assignation, condamné comme faux noble en 1687, né le 13 septembre 1652 et baptisé le 1er novembre au temple de la Pierre-Blanche de Manosque (parrain Mr de la Chastre son ayeul, marraine demoiselle de Féraudy femme de Mr d’Esparron, de Manosque), décédé le 20 novembre 1689 inhumé le 21 à Notre-Dame, âgé de 37 ans, épouse vers 1675, Marguerite de VILLAR de VALLONGUE décédée le 31 mai 1698 âgée d’environ 53 ans, fille d’André, seigneur de Vallongue, Gajan et Savignargues, conseiller du roi au siège présidial et en la sénéchaussée de Nîmes, et d’Anne de RICHARD. D’où :

  1. André qui suit,
  2. Judith LE GOUCHE de SAINT-ETIENNE décédée à l’âge de 83 ans le 7 décembre 1756 inhumé à Saint-Sauveur de Manosque, épouse le 3 juillet 1695 à Notre-Dame de Manosque et suivant contrat passé le surlendemain, Joseph de VILLENEUVE chevalier, seigneur de Clumanc, Callian et Puymichel, fils de feu Henry, chevalier, seigneur des mêmes lieux, et de feue Marguerite de BONNE, l’époux est assisté de Louis Trimond d’Aiglun, docteur en théologie, chanoine et official du diocèse de Nîmes, d’Honoré de Coriolis de Villeneuve, chevalier, baron de Corbières, de François de Villeneuve seigneur de Tartonne, et de noble Chirstophe de Fauris, seigneur de Néoules, écuyer de Forcalquier, l’épouse est assistée d’Anne de Richard son ayeule maternelle.

IV – André LE GOUCHE de SAINT-ETIENNE écuyer de Manosque, seigneur de Saint-Etienne, les Orgues et Fontienne, sert pendant deux campagnes comme volontaire en Piémont et en la vallée de Barcelonnette sous les ordres du sieur d’Usson lieutenant général du roi, son oncle, acquiert l’une des 500 lettres de noblesse créées par édit de mars 1696 et est en conséquence anobli par lettres données à Compiègne en septembre 1698. Epouse le 15 janvier 1701 à Saint-Sauveur de Manosque et suivant contrat du même jour, Marguerite de SAVOURNIN fille de Jacques, avocat au parlement de Provence, et de Marguerite de SAVOURNIN, d’où :

  1. Jean-Baptiste qui suit,
  2. Marie Anne LE GOUCHE de SAINT-ETIENNE née le 3 baptisée le 5 novembre 1702 à Notre-Dame de Manosque (parrain Pompée Raffin bourgeois, marraine Suzanne Gassaud).
  3. Louise LE GOUCHE de SAINT-ETIENNE née le 7 baptisée le 17 janvier 1705 à Note-Dame de Manosque (parrain Jean Loth, marraine Catherine Tassy).

V - Jean-Baptiste LE GOUCHE de SAINT-ETIENNE chevalier, seigneur de Saint-Etienne, les Orgues, Fontienne et Alson, né le 17 baptisé le 18 novembre 1701 à Notre-Dame de Manosque (parrain Jean Antoine Fabre médecin, marraine Françoise de Villeneuve), décédé à l’âge de 87 ans le 16 juin 1789 et inhumé à Saint-Sauveur de Manosque, épouse en 1723, Louise de DONODEI décédée le 4 octobre 1776 inhumée au tombeau des sieurs de Saint-Etienne à Notre-Dame de Romigiers, fille de Joseph Annibal, écuyer, lieutenant principal civil et criminel du comté de Sault, et de Gabrielle de RAPHAELIS d'AGOULT de ROGNES ; d’où :

  1. (Marguerite) Marie Thérèse LE GOUCHE de SAINT-ETIENNE dame de Saint-Etienne, les Orgues, Fontienne et autres lieux, baptisée le 10 novembre 1727 à Notre-Dame de Manosque, née la veille (parrain Joseph de Villeneuve chevalier seigneur de Clumanc, Callian et Puymichel, son oncle, marraine Marguerite de Maioly épouse d’Henry d’Espagnet), épouse à l’âge de 18 ans le 24 mars 1746 à Notre-Dame de Manosque, Joseph David de SADE d’EYGUIERES dit le comte de Sade, âgé d’environ 54 ans, chevalier, seigneur d’Eyguières (à la mort de son frère aîné en février 1746), ancien chevalier de Malte et page de la grande écurie du roi, promu brigadier d’infanterie en mai 1745 après plus de 30 années de service, décoré de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, reçoit le commandement des villes d’Antibes, Grasse et dépendances en janvier 1746, en prend possession en juillet suivant, puis est élevé au grade de maréchal des camps et armées du roi en mars 1747. Né vers 1692, il meurt et est inhumé à Antibes le 29 janvier 1761 âgé d’environ 68 ans. Il était fils cadet de Joseph, chevalier, qualifié marquis d’Eyguières, et de feue Suzanne de ROUX d’ARBAUD. D’où deux fils, nés en 1749 et 1753.

 

 

 
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