Anciennes familles de Provence
     

 

(de) Thoron
d'Artignosc


 

 

La famille Thoron d’Artignosc appartient à la noblesse du Parlement d’Aix où elle a officié durant quatre générations, de 1587 à 1713. Originaire de Haute-Provence, elle connaît une ascension rapide grâce à Antoine Thoron, son auteur, jeune avocat de talent, désigné en 1576 par les élus de Provence pour représenter la province aux Etats généraux de France réunis à Blois. Fils d’un procureur du roi à Digne, ayant quelques biens en la seigneurie de Thoard, Antoine Thoron exerce quelques années au siège sénéchal de cette ville, avant de revenir à Aix où il acquiert en 1587 une charge de conseiller au parlement. L’année suivante, il se marie avec la fille aînée du sieur d’Arbaud de Bargemon, ancien premier consul d’Aix et procureur du pays. Cette alliance le place dans la parenté des plus importantes familles de robe (Thomassin, Durand de Fuveau, Michaelis). Magistrat érudit et intègre, ami de Peiresc, de Gassendi et du président Du Vair, Antoine Thoron meurt en 1637, laissant un fils qui lui succède en sa charge et acquiert la seigneurie d’Artignosc sur Verdon, au sud de Riez.

Sa postérité, qui hérite du nom et des armes des La Cépède, de Marseille, est maintenue noble en 1668, admise à Malte en 1691 ; alliée aux plus grands noms (Boyer-Bandol, Forbin-Janson, Dedons de Pierrefeu, Margaillet de Luynes, Sade d’Eyguières), elle s’éteint avec le marquis Jacques-Armand de Thoron La Cépède, seigneur d’Artignosc, ancien lieutenant des gardes françaises, chevalier de Saint-Louis, décédé sans enfant, peu après 1789.

Armes : d'azur au chien barbet d'argent surmonté de trois besants du même. François-(Joseph) Antoine de Thoron Boyer seigneur d’Artignosc, conseiller au parlement de Provence, écartelait ses armes, au 2e quartier, de celles de Boyer Bandol, qui sont celles de sa mère, et au 3e quartier des armes des La Cépède, dont il était héritier.

 


I – Blaise THORON avocat au parlement résidant à Digne, procureur du roi au siège de ladite ville, co-seigneur de Thoard, épouse vers 1545 Catherine GAUTIER. D’où :

II – Antoine THORON co-seigneur de Thoard, avocat au parlement de Provence, il est l’un des deux jurisconsultes choisis pour représenter le Tiers Etat de Provence aux Etats généraux de Blois en décembre 1576 ; nommé conseiller du roi au siège de Digne par lettres de provisions d’office signées à Paris le 22 juillet 1579, il est pourvu par d’autres lettres patentes du 22 décembre 1587, et reçu le 9 février 1588, en une charge de conseiller au parlement de Provence vacante par le décès de Balthasar Giraud, est nommé primicier de l’Université d’Aix, résigne sa charge en faveur de son fils Jean-Antoine mais obtient, par lettres du 18 décembre 1619, l’autorisation de continuer à exercer sa charge pendant 3 ans, puis à nouveau pour une période de 3 ans, par lettres du 19 août 1625 ; considéré comme l’un des magistrats les plus écoutés et savants de son temps, ami de Peyresc, Gassendi et du Vair, « juge inesbranlable & tres-droit » selon César de Nostredame, c’est lui qui notamment instruit le procès en sorcellerie du Père Gaufridy en 1611 ; il laisse des Mémoires ; né à Digne, il meurt le 19 juin 1637. Epouse par contrat du 10 juillet 1588 à Aix (Nicolas Borrilli notaire), Marguerite d’ARBAUD, âgée de 15 ans, née en 1573 à Aix, fille de Pierre écuyer, seigneur de Bargemon, Esparron, et d’Honorade ISOARD de MATHERON dame de Peynier. D’où :

  1. Marguerite de THORON décédée à Nans, inhumée le 7 février 1650 audit lieu ; épouse par contrat du 23 avril 1619 à Aix (Brueys, notaire), Antoine de SAINT-MARC docteur en droits et avocat au parlement de Provence, fils de François, conseiller au parlement de Provence, et de Laurence de MONIER MELAN.
  2. Jean Antoine qui suit,

III – Jean-Antoine de THORON écuyer, seigneur en partie de Thoard et d’Artignosc par achat de cette seigneurie en 1632, et pour laquelle il rend hommage au roi devant la cour des Comptes le 18 janvier 1633 ; pourvu par lettres du 27 octobre 1619, et reçu le 24 octobre 1623, en l’office de conseiller du roi au parlement de Provence ayant appartenu à son père ; né le 19 août 1600 à Aix, baptisé en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Antoine Séguiran conseiller audit parlement, marraine Honorade Matheron dame de Peynier), teste le 18 juin 1637 et meurt peu après, dans l’exercice de sa charge, inhumé à Artignosc ; épouse par contrat du 9 avril 1624 (Gassendy notaire), Elisabeth alias Isabeau de BOUQUIN fille d’Antoine, premier consul de Marseille, et de Marquise de la CEPEDE de CASSIN. A la mort de son mari, elle vend son office de conseiller au parlement au bénéfice d’Henry de Maynier, fils du président d’Oppède. Elle teste le 9 décembre 1649 à Aix (Brueys, notaire). D’où :

  1. Antoine qui suit,
  2. François de THORON baptisé le 23 mai 1629 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain François de Trichaud sieur de Saint-Martin, conseiller du roi, marraine Honorée de Thomassin), décédé à l’âge de 22 ans le 7 septembre 1651, inhumé le lendemain au tombeau de ses ancêtres en la chapelle Saint-Clair d’Artignosc.
  3. Sybille de THORON d’ARTIGNOSC épouse le 14 octobre 1647 en l’église cathédrale Saint-Sauveur à Aix, et suivant contrat du 5 novembre (Brueys notaire), Pierre DEDONS écuyer, seigneur de Pierrefeu, avocat au parlement, puis conseiller au parlement de Provence en 1650, âgé de 25 ans, né le 28 mars 1622 à Aix, fils de Louis Hugues (1587-1651), seigneur de la Penne, conseiller audit parlement, et de feue Catherine de THOMASSIN (1603-1671) sa seconde épouse. Elle teste le 4 avril 1652. Pierre Dedons se remarie en février 1671 à Madeleine de LOUET de MURAT de NOGARET de CALVISSON ; créé marquis de Pierrefeu en 1682, il meurt le 18 mars 1683, âgé de 60 ans.
  4. Joseph de THORON écuyer d’Aix, seigneur d’Artignosc, maintenu dans sa noblesse par jugement du 26 septembre 1668 ; épouse le 21 avril 1655 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, et suivant contrat signé le 26 avril devant Me Brueys, notaire, Anne d’AYCARD fille de François avocat, et de feue Marguerite de PELLICOT, en présence des témoins Pierre Rippert prêtre et Ange Fresquière. Jeanne d’Icard épouse du sieur Thoron écuyer, laisse son héritage aux trois hopitaux de Saint-Jacques, la Charité et la Miséricorde à Aix, par son testament du 30 janvier 1683. D’où :

    1. Sybille de THORON d’ARTIGNOSC baptisée le 24 mars 1656 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain François Aycard, marraine Sybille de Thoron).
    2. Joseph de THORON d’ARTIGNOSC docteur en théologie, chanoine de l’église métropolitaine Saint-Sauveur d’Aix, doyen du chapitre, il prononce le 10 novembre 1685 l’oraison funèbre de l’archevêque d’Aix Mgr Grimaldi (publiée à Aix l’année suivante).
    3. Alexis de THORON d’ARTIGNOSC baptisé le 26 mars 1661 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain Melchior d’Arbaud sieur de Bresc, marraine Anne de Cipières).
    4. Anne de THORON d’ARTIGNOSC baptisée le 9 janvier 1665 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Gaspard de Turriès, marraine Anne de Bargemon).
    5. Boniface de THORON d’ARTIGNOSC dit le Chevalier d'Artignosc, enseigne des galères du roi, est enseigne de galère du bailli de la Pailleterie lorsqu'il est tué raide lors de la prise d’une vaisseau hollandais, la Licorne, au large d’Ostende, le 4 juillet 1702 ; était né à Aix, baptisé le 1er février 1667 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Boniface Aycard chanoine de Saint-Sauveur, marraine Françoise de Mourgues).
    6. Antoine de THORON d’ARTIGNOSC né le 30 janvier 1668 à Aix, baptisé le même jour en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Antoine de Thoron conseiller au parlement et seigneur temporel d’Artignosc, marraine Gabrielle de Grassy).
    7. Rose de THORON d’ARTIGNOSC née le 24 juillet 1669 à Aix, baptisée le même jour en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Joseph de Thoron d’Artignosc, marraine Thérèse de Thoron d’Artignosc).
    8. Gabrielle de THORON d’ARTIGNOSC baptisée le 20 novembre 1675 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain Guillaume de Lestang Parade conseiller au parlement, marraine Gabrielle de Boyer).
    9. Pierre de THORON d’ARTIGNOSC inhumé le 14 avril 1683 en la cathédrale d’Aix.

IV – Antoine de THORON de LA CEPEDE d’ARTIGNOSC écuyer, seigneur d’Artignosc, pourvu par lettres du 17 janvier 1650, et reçu le 5 avril suivant, en une charge nouvellement créée de conseiller du roi au parlement de Provence, né le 14 février 1628 à Aix, baptisé en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Antoine Thoron conseiller au parlement, marraine Elisabeth d’Arbaud), décédé le 31 août 1688, âgé de 60 ans, inhumé en la tombe de ses ancêtres en la chapelle Saint-Clair d’Artignosc, accompagné de douze prêtres conformément à son testament ; épouse le 27 mars 1653 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, Gabrielle de BOYER de BANDOL native d’Ollioules, fille de Jules, écuyer, seigneur de Bandol, Saint-Julien, Château-Arnoux, la Pene, gentilhomme ordinaire du roi, capitaine de galères, syndic de la noblesse de Provence, et d'Eléonore de FORESTA, dame de Rogiers, les témoins sont Théodore Bandol prêtre, Michel Campourcin docteur en droit, et Etienne Cougourdon. Elle meurt le 26 avril 1687 et est inhumée en l’église de l’oratoire de Jésus. D’où :

  1. Elisabeth alias Isabeau de THORON de LA CEPEDE d’ARTIGNOSC épouse le 2 avril 1672 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, Antoine de MARGALHET de SEGUR de LUYNES écuyer, seigneur de Luynes et Saint-Auquille, conseiller en la cour des comptes de Provence, fils de François, écuyer, sieur de Saint-Auquille, conseiller en ladite cour, et de Magdeleine de SEGUR dame de Luynes.
  2. Eléonore de THORON de LA CEPEDE d’ARTIGNOSC baptisée le 8 octobre 1658 en l’église d’Artignosc (parrain Gaspard de Ferrier, seigneur de Saint-Julien, sacristain en l’église cathédrale de Riez, marraine Eléonore de Foresta Rougiers dame de Château-Arnoux).
  3. Marie de THORON de LA CEPEDE d’ARTIGNOSC baptisée le 28 février 1660 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain Pierre de Dedons conseille au parlement, marraine Marie d’Hugues).
  4. Joseph François Antoine qui suit,
  5. Charles Félix de THORON de LA CEPEDE dit le chevalier de La Cépède, chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem dit de Malte en 1691.
  6. Jean-Baptiste de THORON de LA CEPEDE d’ARTIGNOSC baptisé le 5 février 1666 en l’église d’Artignosc (parrain Pierre Clément, marraine Madeleine Bayol, de Pontevès).
  7. Françoise de THORON de LA CEPEDE d’ARTIGNOSC baptisée le 27 avril 1667 en l’église d’Artignosc (parrain Guillaume de Bertet, seigneur de la Clue, de Moustiers, marraine Françoise d’Eaux de Demandolx).
  8. Jules de THORON de LA CEPEDE d’ARTIGNOSC chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem dit de Malte en 1691, né le 4 décembre 1671, baptisé le lendemain en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain Joseph François de Thoron, marraine Elisabeth de Thoron).
  9. Antoine Augustin de THORON de LA CEPEDE d’ARTIGNOSC baptisé le 28 juin 1674 à Aix, en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Antoine de Margallet, marraine Anne d’Ycard), inhumé en la tombe de ses pères à Artignosc le 3 novembre 1676.

V – Joseph-François Antoine de THORON de BOYER d’ARTIGNOSC écuyer, seigneur d’Artignosc et de Saint-Laurent-du-Verdon, pourvu par lettres du 21 février 1689, et reçu le 15 mars suivant, en l’office de conseiller du roi au parlement de Provence exercé précédemment par son père, nommé conseiller honoraire suivant lettres d’honorariat données à Versailles le 4 mai 1704, résigne sa charge en 1713 en faveur du sieur de Boutassy ; né 6 février 1662 à Aix, baptisé en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Gaspard Tourneau, marraine Catherine Meynier), décédé à Riez, inhumé le 11 août 1718 à Artignosc en la tombe de ses prédécesseurs, épouse par contrat du 6 juin 1696 passé à Aix, Renée de FORBIN de JANSON fille de feu Laurent, chevalier, marquis de Janson, baron de Villelaure, seigneur de Trois-Emines, Mane, Limans, Faucon, Sainte-Tulle, etc., viguier de Marseille en 1643, premier consul d’Aix en 1651, maître de camp d’infanterie en 1652, gouverneur d’Antibes et de Grasse en 1660, décédé en 1692, et de Geneviève de BRIANÇON de la SALUDIE ; l’époux est assisté de Charles-Félix de Thoron de la Cépède, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, son frère, Antoine de Margalhet de Luynes, sieur de Luynes et Saint-Auquille, son beau-frère, François-Auguste de Cabanes baron de Viens, Oppedette et Saint-Quentin, conseiller aux comptes, son oncle (à cause de son épouse Marguerite de Boyer Bandol), François de Boyer seigneur de Bandol, conseiller au parlement, son cousin germain, Joseph de Thoron, chanoine de Saint-Sauveur d’Aix, et Boniface de Thoron, enseigne sur les galères du roi, ses cousins germains ; l’épouse est assistée de Louis-Vincent de Mauléon des Astoauds, marquis de Causans, son beau-frère, de Marc-Antoine de Castellane marquis de Saint-Juers et Grimaud, son cousin germain, d’Antoine de Guiran, sieur de la Brillane, et de Joseph-Jean-Baptiste de Suffren, tous deux conseillers au parlement, aussi ses cousins, et enfin du procureur du cardinal de Janson et marquis Joseph de Janson ; elle est dotée de 24.000 livres. D’où :

  1. Geneviève de THORON d’ARTIGNOSC née le 11 avril 1698 à Aix, baptisée le 13 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Antoine de Margalhet conseiller en la cour des comptes, marraine Jeanne de Maliverny de Luynes) ; épouse le 27 avril 1716 en l’église d’Eyguières, suivant contrat reçu le même jour (Estienne, notaire à Eyguières), Louis Elzéard de SADE d’EYGUIERES chevalier, seigneur d’Eyguières, page de la grande écurie du roi, mousquetaire dans la deuxième compagnie en 1711, fils de feu Joseph, chevalier, seigneur d’Eyguières, et de feue Anne Suzanne de ROUX d’ARBAUD de SAINT-JANET, en présence de Jean-François Cavalier prêtre secondaire, Denis Bergé, avocat en la cour, et Jean-Pierre Payan. Il meurt le 9 février 1746 à Eyguières, âgé d’environ 58 ans, et est inhumé au tombeau familial en l’église du lieu.
  2. Gabrielle de THORON d’ARTIGNOSC née le 24 avril 1699, baptisée le lendemain en l’église cathédrale Saint-Sauveur (parrain François Auguste de Cabanes, baron de Viens, conseiller aux comptes, marraine Isabeau de Thoron).
  3. Catherine Léonore de THORON d’ARTIGNOSC née le 16 mai 1700 à Aix, baptisée le même en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Joseph de Castellane Montmeyan, marraine Catherine Maurel de Bandol).
  4. Joseph François de THORON d’ARTIGNOSC né le 11 mai 1701, jumeau, baptisé le même jour en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain Charles Félix de Thoron d’Artignosc, chevalier profès de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, marraine Magdeleine de Cabanes de Viens).
  5. Marguerite de THORON d’ARTIGNOSC née jumelle le 11 mai 1701, baptisée le même jour en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain André Fouque, bourgeois, marraine Mlle Burle).
  6. Anne de THORON d’ARTIGNOSC baptisée le 19 mai 1703 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain François de Citrany, écuyer, marraine Anne de Ricard).
  7. Angélique Elisabeth de THORON d’ARTIGNOSC née le 17 juin 1705 à Aix, baptisée le 20 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Boniface de Thoron d’Artignosc, officier aux galères du roi, marraine Angélique de Margalet de Margis).
  8. Charles Joseph qui suit,
  9. François de THORON d’ARTIGNOSC chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem dit de Malte, lieutenant colonel d’infanterie, né le 24 mai 1708, baptisé le même jour en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Joseph François de Castellane, baron de Montmeyan, marraine Anne de Ricard de Valabre), décédé à l’âge de presque 64 ans le 19 mars 1772, inhumé le lendemain en la tombe de ses ancêtres à Artignosc.

VI – Charles Joseph de THORON de LA CEPEDE d’ARTIGNOSC chevalier, seigneur d’Artignosc, né le 31 mars 1707, baptisé le 4 avril en la cathédrale d’Aix (parrain Charles Félix de Thoron La Cépède chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, marraine Marguerite de Boyer Bandol femme de Mr le baron de Viens), décédé à l’âge de 72 ans, inhumé le 19 avril 1779 en la tombe de ses ancêtres à Artignosc, épouse le 7 août 1738 en la paroisse de Bernin (Isère), Claire Justine Angélique de VACHON de BELMONT fille de Nicolas, chevalier, seigneur de Belmont, Saint-Paul, Saint-Girard, conseiller au parlement de Grenoble, et de Justine Angélique de La PORTE de L’ARTAUDIERE ; la bénédiction a lieu en la chapelle du château de Craponoz appartenant au sieur Joseph de Vachon marquis de la Roche, oncle de l’épouse, en présence de Jacques Armand de Vachon de Belmont commandeur de Trinquetaille, aussi oncle de l’épouse, de Geneviève de Thoron et de son époux le marquis de Sade, soeur et beau-frère de l’époux, et du marquis de Saint-André. Ses soeurs Marie Madeleine et Marie Françoise de Belmont deviendront respectivement épouses de M. de Bardonenche de Trièves, et du comte de la Tour-Maubourg. Elle meurt le 7 octobre 1750 au château de Montfort, et est inhumée le lendemain au tombeau de la chapelle Saint-Clair à Artignosc. D’où :

  1. Louis Elzéar de THORON LA CEPEDE d’ARTIGNOSC né le 4 décembre 1739 baptisé le 9 en l’église d’Artignosc (parrain Louis Elzéar de Sade chevalier, seigneur d’Eyguières, marraine Justine Angélique de La Porte Lartaudière épouse de Nicolas de Vachon seigneur de Belmont, de Grenoble), décédé le 5 février 1740 à Artignosc, inhumé le lendemain.
  2. N. de THORON LA CEPEDE d’ARTIGNOSC né et ondoyé, et décédé le 9 juin 1741 au château d’Artignosc, inhumé en l’église le jour même.
  3. Claire Angélique de THORON LA CEPEDE d’ARTIGNOSC née le 16 mars 1742, baptisée le même jour en l’église d’Artignosc (parrain Jean Isouard docteur en médecine, de Riez, marraine Reine Constans), décédée le même jour et inhumée le lendemain.
  4. Jacques Armand qui suit,
  5. Geneviève de THORON LA CEPEDE d’ARTIGNOSC née et ondoyée le 17 février 1745 au château d’Artignosc, décédée le 7 mars suivant, inhumée le lendemain en l’église paroissiale chapelle de Saint-Clair.
  6. Geneviève de THORON LA CEPEDE d’ARTIGNOSC née le 15 juin 1746, baptisée le lendemain en l’église d’Artignosc (parrain Nicolas de Vachon Belmont représenté par Joseph Barrême, de Sillans, marraine Geneviève de Thoron d’Artignosc veuve d’Elzéar de Sade, dame d’Eyguières), émigrée à Nice pendant la Révolution, décédée à Marseille le 18 décembre 1799, âgée de 53 ans ; épouse vers 1763, Esprit de FULQUE d’ORAISON marquis d’Oraison, chevalier, seigneur d’Entrevennes, le Castellet, Saint-Etienne, etc., lieutenant-colonel, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, né à Aix, fils de Mathieu, marquis d’Oraison, seigneur d’Entrevennes, le Castellet etc., et de Thérèse comtesse de ROBIN.
  7. Victor de THORON LA CEPEDE d’ARTIGNOSC dit le Chevalier d’Artignosc, chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem dit de Malte le 1er juin 1748, habite Perpignan, né le 13 novembre 1747, baptisé le lendemain en l’église d’Artignosc (parrain Victor de Vachon Belmont, de Grenoble, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, représenté par Louis Raynier notaire royal de Régusse, marraine Marguerite de Saint-Etienne de Sade, représentée par Claire Fouque).
  8. (Marie) Françoise de THORON LA CEPEDE d’ARTIGNOSC née le 21 mars 1749, baptisée le lendemain en l’église d’Artignosc (parrain François de Thoron d’Artignosc, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, représenté par Joseph Barrême, marraine Marie-Françoise de Vachon Belmont, représentée par Claire Fouque), épouse le 18 juin 1765 en l’église de Montfort-sur-Argens, Antoine Secret de RAYMOND d’EAULX chevalier, seigneur marquis d’Eaulx, fils de Claude, chevalier, seigneur d’Eaux, le Bourguet, le Grand Thorenc et autres lieux, et d’Ursule Henriette Marcelle de RAYMOND de MODENE, en présence de Charles d’Autane, chevalier, seigneur d’Allons, Jean-Baptiste de Glandevès, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, aide-major de la Marine à Toulon, Joseph de Blacas d’Aups, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem et commandeur d’Aups, Alexandre de Blacas d’Aups, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, d’Aups.

VII – Jacques Armand de THORON LA CEPEDE d’ARTIGNOSC dit le marquis d’Artignosc, chevalier, seigneur d’Artignosc, premier lieutenant de grenadiers dans le régiment des Gardes françaises, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, fait ses preuves de noblesse pour avoir entrée aux Etats de Provence de 1787 et 1789, propriétaire, né le 21 juin 1743 à Artignosc, baptisé le lendemain (parrain Jacques Armand de Vachon Belmont commandeur de Saint-Jean de Jérusalem, représenté par Jean Terrasson bourgeois d’Artignosc, marraine Marie Magdeleine de Vachon Belmont) ; épouse 1) le 5 septembre 1774 en la chapelle du château de Thorenc, en la paroisse de Caille (Alpes-Maritimes), (Françoise Ursule Lucile) Charlotte dite Caroline d’ASTIER âgée de 21 ans, fille de Jean-François, chevalier, conseiller du roi président trésorier de France, et de Magdeleine Catherine Jeanne de RABUIS dame de Thorenc et de Roquefort, de la paroisse de Fréjus, la bénédiction est donnée par Jean-Baptiste Charles d’Astier docteur en Sorbonne, de Fréjus ; l’époux est assisté de Claude de Raymond marquis d’Eaux, seigneur de Thorenc et du Bourguet, sont présents Victor de Thoron d’Artignosc, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, frère de l’époux, Antoine Secret de Raymond d’Eaux, beau-frère de l’époux, Albert de Durand seigneur de Sartoux, et Jean-Baptiste de Durand Sartoux, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, témoins requis, l’épouse signe Caroline d’Astier d’Artignosc. Elle meurt le 21 août 1775, âgée de 24 ans, inhumée le lendemain en la tombe de Saint-Clair en l’église d’Artignosc. 2) le 17 septembre 1782 en la chapelle du château de Gréoux, (Jeanne Charlotte) Constance d’AUDIFFRET de GREOUX, fille mineure de Jean-Baptiste, chevalier, seigneur marquis de Gréoux, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de feue Magdeleine Toussaint de VILLENEUVE, de la paroisse Saint-Martin de Marseille, en présence de Geneviève de Thoron de la Cépède marquise d’Oraison, soeur de l’époux, de Thérèse d’Audiffret de Gréoux d’Albertas, soeur de l’épouse, de Marguerite Rose de Villeneuve de Moissac, de Joseph Louis Victor d’Hesmivy de Moissac, chevalier, conseiller au parlement, Alexandre Nicolas Esprit de Fulque, marquis d’Oraison, messire de Villeneuve, prieur de Longueville, Louis Maurras, docteur en médecine, Esprit Mayeul Ripert ancien notaire de Valensole, Jean Louis Terrasson notaire royal de Quinson, Honoré Antoine Simon, notaire de Gréoux, Joseph Salvagi prêtre vicaire de Gréoux, l’épouse signe Constance de Gréoux.

Sans postérité.

 

 
contact