Anciennes familles de Provence
     

 

(de) Broglia


 

 

Les Broglia, médecins puis conseillers à la cour des comptes de Provence, sont réputés appartenir à l’illustre famille de Broglia originaire de Quiers en Piémont (Chieri), venue à la suite de Mazarin et qui a fourni trois maréchaux de France et quantité de personnages illustres (voir le très beau site de la Maison de Broglie). Cette identité d'origine a été reconnue par jugement de maintenue de noblesse délivré en leur faveur par l’intendant de Provence Cardin Le Bret le 18 novembre 1698.

Ce jugement, appelé « contradictoire » car consécutif à un jugement de condamnation rendu un an et demi plus tôt, le 17 mai 1697, par manque de preuves, et après qu’un membre de la famille avait désisté en 1667 toute prétention à la noblesse, appartient à la catégorie des maintenues fondées sur des documents peu probants voire maquillés, mais qui ne trompaient personne. Cette « supercherie », nous dit François-Paul Blanc, ne pouvait échapper à l’oeil vigilant de Le Bret, qui pourtant la valida. La raison de ce jugement n’a rien de mystérieux, tant l’honorabilité de la famille Broglia n’était plus à faire à Aix. Au-delà du simple privilège nobiliaire, elle eut cependant pour effet de valider officiellement leur origine piémontaise et leur parenté avec la maison des ducs et princes de Broglie. Il ne pouvait être de meilleure caution pour les auteurs de nobiliaires (Maynier, Artefeuil, La Chesnaye).

Précisons toutefois deux points. D’une part, et contrairement à ce que laisse entendre la notice de F.-P. Blanc, le jugement de 1698 ne concernait pas tous les Broglia d’Aix mais seulement un cadet, dont le père avait été conseiller à la généralité d’Aix (fonction non anoblissante). Les aînés, c’est-à-dire l’oncle du plaidant, et le fils de celui-ci – curieusement absents des maintenues - étaient conseillers à la cour des comptes et jouissaient à ce titre de la noblesse pour eux et leurs descendants. D’autre part, il convient de rappeler que l’affirmation dénuée de preuves concernant l’origine des Broglia d’Aix (« il est aisé de voir que ce jugement de M. Lebret n’est pas fondé », annote le célèbre généalogiste Chérin en 1745), ou pire, à partir de documents falsifiés, n’enlève pas la possibilité, aujourd’hui plus que probable, que cette origine soit exacte. Comme c’est le cas, du reste, pour de nombreuses familles.

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Pierre Broglia, capitaine du château de Nice, marié en 1557, est l’auteur de la famille. Fils d’un médecin, il pourrait se rattacher à Jean Broglia qui teste à Chieri en 1503 (Chaix d’Est-Ange, notice Broglie vol. VII, p.167) ou à Jean Broglia qui donne une quittance à ses oncles de l’héritage reçu de ses grands parents en mai 1481 (Père Anselme, généalogie de Broglia publiée en 1733, t.VII, p.687). Il eut trois fils : Barthélémy, diplômé de médecine à Avignon en 1601, s’installa à Marseille, où l’un de ses petits-fils fut avocat, et laissa deux filles, l’une mariée en 1718 au sieur Ludier de Montravail, d’Aix, et l’autre, décédée en 1785, mariée en 1723 à son parent Jean-Antoine de Broglia, d’Aix.

Jean-François Broglia, deuxième fils de Pierre, diplômé de médecine comme son frère en 1601, s’installa à Aix où il fut professeur à la faculté, et mourut en 1647. Sa postérité fit plusieurs rameaux, l’un à Roquevaire, l’autre à Martigues où Jean-Baptiste Broglia fut pourvu de l’office de lieutenant-civil et criminel au siège amiral en 1689 et ne laissa que des filles, et enfin celui d’Aix.

Jean-Joseph Broglia, fils aîné de Jean-François, fut comme lui médecin ordinaire du roi et professeur à la faculté d’Aix. Ses deux fils quittèrent la médecine pour le droit : le premier, Jean-François de Broglia (v.1631-1709), avocat, devint auditeur puis conseiller à la cour des comptes en 1683, charge qu’il transmit en 1694 à son fils François de Broglie (1669-1759) lequel, marié en 1734 à Marie de Glandevès-Niozelles, fille du marquis de Mirabeau, laissa un fils Elzéar (1737-1776), dit le vicomte de Broglie, brigadier des armées du roi en 1770, chevalier de Saint-Louis, décédé sans postérité de son mariage avec Mlle de Lansac, fille d’un conseiller au parlement de Paris.

Jean-Joseph de Broglia (1639-1684), fils cadet de Jean-Joseph, fut conseiller au siège d’Aix en 1672, ayeul d’Amédée de Broglie (1710-1784), chanoine d’Arles, nommé évêque d’Angoulême en 1753, et de Joseph de Broglie de Montbeau (1720-) officier des armées du roi, chevalier de Saint-Louis, décédé sans postérité de ses deux unions, la première avec la fille d’un bourgeois de la Ciotat, la seconde en 1784 avec la fille du marquis de la Calmette-Valfons, président à mortier au parlement de Metz.

Armes : d’or au sautoir ancré d’azur. Ce sont les armes de la maison de Broglie. Elles ont été enregistrées à l’Armorial de Provence par Jean-François et François de Broglia, père et fils, conseillers aux comptes, et par Jean-Baptiste de Broglia, avocat, juge de l’abbaye de Montmajour résidant aux Martigues, leur oncle.

 

I - Antoine BROGLIA médecin niçois. D’où :

II - Pierre BROGLIA capitaine au château de Nice, décédé avant 1617, épouse par contrat passé à Nice le 4 septembre 1557, Françoise BESTENTO. D’où :

  1. Barthélémy qui a fait la branche de Marseille.
  2. Jean-François qui suit,
  3. Jean-Baptiste BROGLIA maître chirurgien, épouse par contrat du 16 novembre 1617 à Aix, Clémence JALOUX veuve, fille de feu Jean, et de Ne ROUSSET.

III - Jean-François BROGLIA docteur en médecine diplômé de l’Université d’Avignon le 3 janvier 1601, reçu maître ordinaire du roi et premier professeur de médecine à la faculté d’Aix, naturalisé en 1616, né à Nice en 1574, décédé à Aix et inhumé le 16 mars 1647 au couvent des Observantins ; épouse par contrat du 19 mai 1601 à Aix (Louis Gazel, notaire), Magdeleine BARTHELEMY fille de Vincent, maître apothicaire d’Aix, et de damoiselle Pierre JULHOUX, sa seconde épouse. D’où :

  1. Jean Joseph qui suit,
  2. Cosme BROGLIA bourgeois d’Aix, qualifié écuyer dans plusieurs actes, décédé à Aix, inhumé le 25 décembre 1668 dans le choeur du couvent des Observantins; épouse le 21 mai 1634 en l’église des Accoules à Marseille, Magdeleine CORSE de Marseille, fille de Jacques, et de Françoise MEYFREN, en présence des parents et amis et témoins, nommés Jean-Baptiste Sauvecane et Jean Mollard. D’où :

    1. Jean Henry de BROGLIA écuyer, installé à Roquevaire, teste en 1680 ; né à Aix baptisé à la Madeleine, épouse 1) le 9 septembre 1670 à Notre-Dame des Accoules, Louise de CHOMEL de Marseille, fille de Jean, avocat en la cour, et d’Anne de NANTES, en présence des parents et témoins Charles Bayn procureur au siège de Marseille, et procureur de Marc Antoine Guigues procureur général au siège d’Aix, curateur de l’époux, Balthasar Boullegon prêtre des Accoules, Didier d’Héraud diacre, Jacques Mersier et Jean Moutet, l’époux signe Broilla, l’épouse Louise de Chomel. Décédée le 20 septembre 1674 à Saint-Zacharie. 2) le 22 novembre 1678 en l’église de Roquevaire, Thérèse de LONGIS ou Long, âgée de 20 ans, née en 1658 audit lieu, fille de Jean Jacques, bourgeois de Roquevaire, et de Marguerite de MARTIN, en présence d’Esprit de Clapiers Collongue, Esprit d’Agoult et Etienne Bayon. D’où :

      1. Du premier mariage : Joseph de BROGLIA baptisé le 16 avril 1673 en l’église de Saint-Zacharie (parrain Jean-François Broglia, conseiller et auditeur en la cour des comptes, marraine Anne de Nantes, sa grand mère) décédé à l’âge de deux ans, inhumé le 27 mai 1675.

      2. Du second lit : Jacques de BROGLIA baptisé le 9 octobre 1679 en l’église de Saint-Zacharie (parrain Jean Jacques Long son ayeul, marraine Anne de Citrani veuve de Moricaud).
      3. Marguerite de BROGLIA née le 23 décembre 1680, baptisée le lendemain en l’église de Roquevaire (parrain Thomas Sault, marraine Marguerite Martin femme de Jean-Jacques de Longis), inhumée le 30 juillet 1683 en celle de Saint-Zacharie, âgée de deux ans et demi.
      4. Marie de BROGLIA baptisée le 15 janvier 1682 en l’église de Roquevaire (parrain Joseph Longis, notaire royal, marraine Marie de Longis).
      5. Anne de BROGLIA baptisée le 22 avril 1683 en l’église de Roquevaire (parrain noble Charles de Marquesy sieur de Ramatuelle, marraine Anne de Longy), décédée à l’âge de trois mois le 17 juillet 1683 et inhumée audit lieu.

  3. Jeanne de BROGLIA décédée à Aix et inhumée en la chapelle des Observantins le 7 juillet 1702, épouse le 25 février 1632 en l’église de la Madeleine d’Aix, Mathieu AUTHEMAN, procureur au parlement de Provence, âgé de 23 ans, né en 1608 à Aix, fils de Jean Antoine, procureur au parlement, et de Catherine d’ANDRE.
  4. Jean-Baptiste BROGLIA docteur en droit et avocat en la cour du parlement de Provence, juge de Jonquières et de l’abbaye de Montmajour, désiste volontairement sa noblesse par déclaration du 13 juillet 1667, fait enregistrer ses armes à l’Armorial de 1696 ; né à Aix, baptisé le 29 juin 1623 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Melchion Félix, conseiller à la cour des Comptes, marraine Diane de Barthélémy), décédé le 8 mai 1703 à Martigues, âgé de 79 ans, inhumé en l’église paroissiale de l’île de Martigues ; épouse 1) en 1651 à Martigues, Françoise dite Françon d’ARMAND. 2) Françoise de MASARGUES, décédée à l’âge d’environ 80 ans le 3 février 1698. D’où, du premier mariage :

    1. Magdeleine de BROGLIA épouse avant 1670, Joseph SURIAN écuyer de Marseille, premier consul de Saint-Chamas. Ils eurent neuf enfants dont quatre embrassèrent l’état ecclésiastique.
    2. Jean-Baptiste BROGLIA avocat en la cour du parlement de Provence, pourvu de l’office de conseiller du roi lieutenant général civil et criminel au siège de l’Amirauté de la Ciotat par lettres du 1er septembre 1689, décédé en 1743 ; épouse le 31 mai 1684 en l’église du Saint-Esprit d’Aix, avec dispense du 3e degré de parenté, Catherine de SIMON alias Cimon, fille de feu Pierre-Laurent, avocat en la cour de Provence, et de Magdeleine de MONTAUD, présente, et en présence de Jean-Baptiste Broglia, et Joseph Surian écuyer de Marseille, beau-frère de l’époux. D’où :

      1. Marguerite de BROGLIA née vers 1687, décédée le 4 octobre 1763, âgée d’environ 76 ans, inhumée au cimetière de l’île de Martigues ; épouse le 15 janvier 1709 en l’église de l’île de Martigues, Jean COULET notaire royal de Martigues, fils de feu Jacques, notaire royal, et de feue Jeanne ROMAN, en présence de Clément Olivier, clerc, Jean Roman avocat en la cour, Jean Cruvelier, bourgeois, et Guillaume Mathieu.
      2. Catherine de BROGLIA née à Aix, baptisée le 17 mai 1689 en l’église du Saint-Esprit, décédée à l’âge de 87 ans le 8 janvier 1777 inhumée à Martigues, épouse le 7 janvier 1714 en l’église de l’île de Martigues, François BOUQUIER fils de Louis, et de feue Anne ARDISSON, en présence de Clément Olivier, clerc, Jean Amielh, Jean Coulet notaire et Paul Gilloux maître chirurgien, l’épouse signe C. de Broglia.
      3. Jean-François de BROGLIA né le 10 juin 1692 aux Martigues, baptisé le même jour en l’église de l’ïle (parrain Jean-Baptiste Broglia grand père, avocat à la cour, juge de Jonquières et de l’abbaye de Montmajour, marraine Thérèse d’Armand).
      4. Magdeleine de BROGLIA décédée à l’âge d’environ 5 ans le 30 janvier 1698, inhumée en l’église paroissiale des Martigues.
      5. Anne de BROGLIA épouse le 5 juin 1714 en l’église de l’île de Martigues, Barthélémy-Joseph BELLON bourgeois de Martigues, fils de Joseph, bourgeois, et d’Anne NUIRATTE, en présence de Clément Olivier, clerc, Paul Gilloux, maître chirurgien, François Chausse procureur, et Dominique Barcillon.
      6. Louise Lucrèce de BROGLIA née le 6 mai 1697 aux Martigues, baptisée le 8 en l’église de l’île (parrain Antoine du Pin, marraine Lucrèce d’Augustine de Septèmes).
      7. Jean-Baptiste de BROGLIA baptisé le 19 janvier 1699 en l’église de l’ïle de Martigues (parrain Jean-Baptiste Broglia avocat, marraine Jeanne de Laube).
      8. Antoine de BROGLIA baptisé le 18 janvier 1702 en l’églsie de l’île de Martigues (parrain Antoine de Gastinel, marraine Marguerite de Broglia), décédé le 5 mai de la même année, âgé de 4 mois et demi.
      9. Marie-Solange de BROGLIA baptisée le 5 février 1704 en l’église de l’île de Martigues (parrain Jean-François Chardousse, procureur au siège et agent de Mgr le duc de Vendôme en la principauté de Martigues, marraine Marguerite Tarsinelle femme de Sébastien Varant..., de la ville de Berre), décédée le 15 avril suivant, inhumée en ladite église paroissiale.
      10. Balthasar Jacinthe de BROGLIA né le 10 février 1707 aux Martigues, baptisé le même jour en l’église de l’île (parrain Balthasar Surian, prêtre, marraine Marguerite de Broglia), décédé de la peste le 22 décembre 1720, âgé de 13 ans, inhumé le même jour.
      11. Jean-Pierre de BROGLIA né le 21 mai 1712, baptisé le même jour en l’église de l’île de Martigues (parrain Jean Coulet, notaire royal, marraine Catherine de Broglia), décédé de la peste le 25 décembre 1720, âgé de 8 ans, inhumé le même jour.

IV - Jean-Joseph BROGLIA docteur en médecine, médecin ordinaire du roi et professeur en l’Université d’Aix, propriétaire de biens à Peynier, décédé à Aix, inhumé le 2 mars 1675 au couvent des Pères Observantins, épouse le 14 octobre 1630 en l’église de la Madeleine d’Aix, et suivant contrat du 17 novembre suivant, Magdeleine de BLAIN âgée de 19 ans, née en 1611 à Aix, fille d’Antoine, procureur au parlement de Provence et en la cour des Comptes, et de Magdeleine de CABASSOL, témoins Jean Boisselli et Clément Borrellon. Veuve, elle décède à Aix et est inhumée le 13 juillet 1681 au couvent des Pères Observantins. D’où :

  1. Jean-François qui suit,
  2. Magdeleine BROGLIA née à Aix, baptisée le 24 octobre 1633 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Antoine Blain procureur au parlement, marraine Magdeleine de Barthélémy).
  3. Jean-Baptiste BROGLIA né à Aix, baptisé le 21 mai 1638 en l’église cathédrale Saint-Sauveur (parrain Jean-Baptiste Broilla, marraine Jeanne Broilla).
  4. Jean-Joseph auteur de la branche de Montbeau.
  5. Jeanne BROGLIA née à Aix, baptisée le 9 février 1641 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Antoine Blein, marraine Clémence Jalloux).
  6. Jean-Baptiste BROGLIA né à Aix, baptisé le 10 octobre 1643 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Jean-Baptiste Broglia, marraine Marguerite de Bourrellon).
  7. Marguerite BROGLIA née à Aix, baptisée le 11 décembre 1646 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Annibal Vivaud sieur du Rouret, marraine Marguerite de la Barben).
  8. Thérèse BROGLIA née à Aix, baptisée le 14 décembre 1648 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Jean-Baptiste Broglia, avocat en la cour, marraine Jeanne de Rechieu).
  9. Anne BROGLIA née à Aix, baptisée le 9 novembre 1649 en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Spérit Anglezy, marraine Anne de Félix).

V - Jean-François de BROGLIA écuyer d’Aix, avocat, nommé conseiller du roi auditeur à la cour des Comptes, Aides et Finances de Provence et reçu en cette charge précédemment exercée par Henri Boisson le 9 octobre 1663, puis conseiller maître en ladite cour, reçu le 6 novembre 1683 en l’office de Claude de Mathieu, désiste sa charge en faveur de son fils en 1694 ; né vers 1631, il meurt à l’âge d’environ 78 ans, est inhumé le 12 décembre 1709 au tombeau de sa famille dans le choeur de l’église des Observantins d’Aix, sous la place du Père gardien du côté de l’épître ; épouse le 26 février 1662 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, Victoire de VETERIS du REVEST âgée de 17 ans, née à Aix en 1644, fille de Melchion, écuyer, seigneur de Puimichel et du Revest, consul d’Aix, et de Marie de PERIER. Elle meurt à l’âge de 76 ans et est inhumée le 6 octobre 1720 au couvent des Observantins. D’où :

  1. Jean Joseph de BROGLIA baptisé le 15 novembre 1667 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Jean-Joseph de Broglia médecin du roi, marraine Gabrielle de Gantès).
  2. François qui suit,
  3. Catherine de BROGLIA née le 4 décembre 1673 à Aix, baptisée le même jour en l’église du Saint-Esprit (parrain François Broglie prieur de Tourves, marraine Catherine de Benoit femme de Laurent Sauvaire, bourgeois).
  4. Magdeleine de BROGLIA née le 3 septembre 1675 à Aix, baptisée le même jour en l’église du Saint-Esprit (parrain André Blain avocat en la cour, marraine Magdeleine de Blain veuve de Jean-Joseph Broglia, professeur en médecine).
  5. Pierre de BROGLIA né le 20 novembre 1676 à Aix, baptisé le même jour en l’église du Saint-Esprit (parrain Joseph Broglia conseiller au siège d’Aix, marraine Isabeau de Cormis femme de Me Figuière auditeur en ladite cour).
  6. Claire de BROGLIA baptisée le 23 août 1678 en l’église du Saint-Esprit à Aix (parrain Louis de Rabasse de Vergons, marraine Anne de Sauvayre fille de feu Mr Laurent Sauvayre), décédée à l’âge d’un an et demi, inhumée le 23 avril 1680 au couvent des Observantins d’Aix.
  7. Jean-Antoine de BROGLIA écuyer d’Aix, né à Aix, baptisé le 13 juillet 1680 en l’église du Saint-Esprit (parrain Jean Elzéar Bonfils sieur de Calavon, marraine Claire de Blanc femme de Joseph Menc conseiller en la cour des comptes), décédé à Aix le 28 février 1760, âgé de 79 ans, inhumé le lendemain en la paroisse de la Madeleine; épouse le 27 juin 1723 en l’église Notre-Dame des Accoules à Marseille, Françoise de BROGLIA sa parente, de la branche de Marseille, fille de Pierre avocat au parlement de Provence, et d’Elisabeth de FABRE, en présence de la mère de l’épouse, et des témoins : Jérôme Dol prêtre, Nicolas Poilroux diacre, Félix Garot accolyte, Alexandre de Ludier, seigneur de Montravail.

VI - François de BROGLIE écuyer d’Aix, avocat au parlement, succède à son père dans l’office de conseiller du roi en la cour des Comptes, Aides et Finances de Provence, dans lequel il est reçu le 8 avril 1694, nommé par la suite doyen de sa compagnie ; né le 24 mai 1669 à Aix, baptisé le même jour en l’église Sainte-Madeleine, décédé à Aix, et enseveli le 16 décembre 1759 au couvent des Observatins, âgé de 65 ans ; épouse 1) le 19 mars 1692 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix, Honorade de FREGIER fille d’Antoine conseiller secrétaire du roi et correcteur en la chambre des comptes de Provence, et Anne de MEISSONNIER, témoins Guillaume Carnaud prêtre, Pierre Abeille ecclésiastique, Charles Frégier avocat au parlement, et Jean Monier prêtre. 2) le 11 mai 1734 en l’église de Gardanne, chapelle de Notre-Dame, Marie Blanche de GLANDEVES de NIOZELLES de Marseille, fille de feu Jean Joseph Antoine, chevalier, seigneur marquis de Mirabeau, Niozelles et autres places, et d’Anne Julie d’ARCUSSIA d’ESPARRON, témoins Gaspard de Bompertuis, François de Velin, frère Jean de Leuil hermite de Saint-Baudel, l’époux signe Broglie. D’où :

  1. Du premier lit : François de BROGLIE chevalier, épouse le 10 mai 1718 en l’église du Saint-Esprit, Indegonde de SABRAN BEAUDINARD fille de Jean-François, chevalier, baron de Beaudinard, comte de Sabran et d’Ariano, capitaine de vaisseau, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, et d’Isabeau de GLANDEVES-MONTBLANC, dame de Montblanc et Villevieille. Elle meurt à Aix le 5 avril 1774, et est inhumée le lendemain au couvent des Observantins. Sans postérité.
  2. Marie Victoire de BROGLIE née le 1er mai 1698, baptisée le lendemain en l’église du Saint-Esprit (parrain Scipion de Vétéris du Revest, marraine Victoire de Vétéris du Revest épouse de Jean-François Broglia conseiller au parlement).
  3. Françoise de BROGLIE inhumée le 31 août 1710 au couvent des Observantins, âgée 11 ans.

  4. Du second lit : Elzéar Marie Joseph Charles qui suit,

VII – Elzéar de BROGLIE dit le vicomte de Broglie, chevalier, devient par son mariage seigneur de Lansac, Langon, Mirambeau, baron de Saint-Savin, et autres lieux en Blayais, sert dans la maison du roi, colonel commandant au régiment d’Aquitaine Infanterie en 1761, promu brigadier des armées du roi en janvier 1770, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis ; né en 1737, décédé à l’âge de 39 ans le 28 septembre 1776 à Metz, épouse le 15 novembre 1768 en l’église de Saint-Giron à Bourg en Guyenne (Gironde), suivant contrat passé la veille, Louise-Marie DENIS de LANSAC dame de Lansac, etc., née en 1748, décédée à Paris le 13 décembre 1789, fille de feu Daniel-Louis (-1753), chevalier, conseiller au parlement de Paris, seigneur de Lansac, Langon, etc., et de Marie-Louise BERTHELOT (-1806). Sans postérité.

 

 

 

 
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