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branche de la Verrière, Barret et
Monclar
IV - André de RIPERT (fils de Roland), qualifié écuyer, seigneur de
la Verrière et d’Auribeau, docteur en droit, avocat au
parlement de Provence, juge ordinaire des lieux de
Saint-Saturnin, le Villars et Roussillon, condamné avec son
frère comme faux-noble (23 octobre 1668), puis maintenu (10
mai 1670), après lettres de relief de dérogeance, teste le 24
août 1671 (Beillard, not. Saint-Saturnin), faits des legs à
son épouse, à ses filles Anne, Suzanne, Marie et Blanche, et à
Jean son fils, et institue héritiers universels à égales
portions Pierre-François et Joseph ses fils ; baptisé le 21
mai 1596 en la cathédrale d’Apt (parrain noble Jehan Pierre
Ripert ayeul, marraine Anne Gaufridy), épouse le 18 septembre
1630 en l’église de Ménerbes, Catherine de SOBIRATS baptisée
le 16 avril 1615 à Carpentras, fille de Paul, écuyer, et de
Louise GAUTIER de GIRENTON. Elle meurt le 6 décembre 1675 à
Saint-Saturnin. D’où :
- Blanche
de RIPERT baptisée le 23 octobre 1632 en
l’église de Saint-Saturnin, épouse par contrat du 22 avril
1646, François-Louis d’ASTUARD écuyer, seigneur baron de
Monclar, citoyen d’Apt, fils de François, écuyer, baron de
Monclar, seigneur de Lioux, et de Jehanne de GERENTE
dame de la baronnie de Monclar ; l’épouse est dotée de
13.000 livres. Baptisé le 8 octobre 1626 à Apt, il y meurt
le 29 septembre 1693, et est inhumé le lendemain.
- Anne
de RIPERT religieuse professe au monastère des
bernardines de Sainte-Croix d’Apt, légataire de son père
(1671).
- Suzanne
de RIPERT religieuse professe au monastère des
bernardines de Sainte-Croix d’Apt, légataire de son père
(1671).
- Marie
de RIPERT religieuse professe au couvent des
ursulines de l’Isle-sur-la-Sorgue, légataire de son père
(1671).
- Pierre
François qui suit,
- Joseph
de RIPERT écuyer d’Apt, seigneur de la Verrière
et d’Auribeau, avocat au parlement de Provence, capitaine au
régiment de Provence et en celui de Buoux, se trouve à
l’expédition de Messine (1674), gouverneur de la ville de
Saignon, conseiller du roi et maire perpétuel de la ville
d’Apt (4 avril 1693), enregistré à l’Armorial général
(1696), maintenu noble par ordonnance de l’intendant chargé
de la recherche des faux-nobles (15 mai 1702), né le 7 avril
1643, décédé le 8 juillet 1686 (?) ; épouse le 26 août 1669
en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, suivant contrat du 23
août (Darbès, not.), Françoise de FAGOU
fille de Luc, secrétaire du roi, et d’Angélique de GANTELMY,
l’époux est assisté de son frère François de Ripert sieur de
la Verrière. Née vers 1648 à Aix, elle meurt le 1er mars
1700 à Apt, et est ensevelie le lendemain en la cathédrale.
D’où :
- André
(Luc) de RIPERT lieutenant de dragons, baptisé
le 16 août 1670 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix
(parrain André de Ripert écuyer, marraine Marguerite
Fagou), décédé en 1700.
- Catherine
de RIPERT née le 28 décembre 1671 à Apt,
baptisée le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne
(parrain François Louis d’Astuard, marraine Catherine de
Sobirats), ensevelie le 23 février 1743 à Apt, épouse 1)
le 12 décembre 1694 en la cathédrale Sainte-Anne d’Apt,
suivant contrat reçu le lendemain, François-René de
MATHIEU-MORTEIN écuyer, seigneur de Mortein, Réauville,
major au régiment de la Marine, né le 9 mars 1645 à Apt,
fils de Claude, bourgeois d’Apt, qualifié écuyer, et de
Marguerite de JORDANY. 2) le 10 mai 1701 en la cathédrale
d’Apt, Jean-François de LAUGIER du PUY son cousin, écuyer,
seigneur du Puy, lieutenant-colonel du régiment de Marsan
dragons, chevalier de Saint-Louis, fils de Jean, écuyer,
seigneur du Puy, capitaine au régiment de Savoie, et de
Blanche de RIPERT, avec dispense du 3e degré de
consanguinité.
- Marthe
(Gabrielle) de RIPERT née le 1er avril 1673 à
Apt, baptisée le surlendemain en la cathédrale Sainte-Anne
(parrain Pierre Piton sieur de Tournefort, conseille et
secrétaire du roi, maison couronne de France contrôleur en
la chancellerie de Provence, marraine Marthe Gabrielle de
Martinis), décédée le 4 avril 1743 à Apt, inhumée le
lendemain, épouse le 12 novembre 1700 à Apt, Jean Joseph
de SINETY conseiller du roi commissaire ordinaire des
guerres, né le 10 septembre 1675 à Apt, fils de
Barthélémy, écuyer d’Apt, avocat, conseiller du roi
commissaire des guerres, premier consul d’Apt, et de
Charlotte d’ALLARD.
- Jean
de RIPERT né le 28 janvier 1675 à Apt, baptisé
le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Martian
Legier médecin, marraine la dame de Rémerville).
- Pierre-François
de RIPERT de MONCLAR chevalier, baron de
Monclar et seigneur de Selonnet, en la viguerie de Seyne,
capitaine dans le régiment de Nizas (1692), quitte le
service après la mort de son frère aîné, achète en 1703
une charge de conseiller du roi au parlement de Provence
(provisions du 13 avril 1704, reçu le 2 mai en la charge
de Joseph-François de Gantès), résigne cette charge au
sieur Constans de Beynes mais est autorisé à en garder la
qualité (lettres du 29 juillet 1730), procureur général au
parlement de Provence (provisions du 21 octobre 1728 avec
dispense d’un degré d’alliance, reçu le 22 novembre
suivant), conseiller du roi en ses Conseils, acquiert de
sa cousine Marie d’Astuard de Monclar tous ses droits sur
la baronnie de Monclar moyennant l’apurement de ses dettes
(25 novembre 1719), achète du maréchal-duc d’Hostun la
seigneurie de Selonnet (22 août 1722), pour laquelle il
rend hommage au roi (1723), résigne sa charge de procureur
général à son fils et est nommé conseiller honoraire ; né
le 18 octobre 1677 à Apt, baptisé le même jour en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain Pierre François de la
Verrière, marraine Blanche de Ripert), décédé le 24
décembre 1743 à Aix, inhumé le même jour en l’église de la
Madeleine ; épouse le 21 décembre 1710 en l’église
Sainte-Madeleine d’Aix, Françoise (Gabrielle) d’ORCIN
de MIRAVAL née le 17 septembre 1688 à Aix, décédée le 26
août 1778 à Marseille, fille de Jean-Joseph, seigneur de
Miraval, conseiller au parlement, et de Gabrielle de FELIX
sa seconde épouse. D’où :
- (Jean-Pierre)
François de RIPERT de MONCLAR chevalier, 1er
marquis de Saint-Saturnin, baron de Monclar et de
Roussillon, seigneur de Saint-Saturnin-lès-Apt,
Croagnes, Puyréal, Selonnet et Ubaye, élève au collège
de Clermont puis en celui d’Harcourt à Paris, substitut
du procureur général d’Aix (1730), puis conseiller du
roi en ses Conseils et son procureur général au
parlement de Provence (provisions du 5 août 1732 en
survivance de son père, reçu le 19 décembre 1732),
restreint dans ses fonctions puis rétabli (14 mars
1738), membre associé de l’Académie de Marseille (1740),
son office est réuni à celui de second procureur général
qui n’est pas maintenu (1745), considéré comme « l’un
des plus grands magistrats que la France ait produits
» (Expilly), il plaida notamment pour la
réhabilitation civile des protestants (Mémoire sur
les mariages clandestins des protestants en France,
1755), contre les abus du clergé, contre les jésuites (Compte-rendu
des constitutions des Jésuites, 1762), contre
certains impôts (sel, hypothèques, vingtième), traita de
divers sujets (commerce des grains et cuirs, hôpitaux,
indigents, collèges, maréchaussée, marine, etc.) et
particulièrement de finances (il composa une histoire
des finances de la France depuis l’origine de la
monarchie, 14 vol. manuscrits) ; achète la terre et
seigneurie de Saint-Saturnin du comte de Vintimille du
Luc (1750), et celle d’Ubaye de Gaspard d’Hermitte,
procureur du roi à Seyne ; fait réaliser son portrait
par le peintre Arnulphy (1764), prend possession
officiellement pour le roi de France d'Avignon et du
Comtat Venaissin (juin 1768) et fonde les raisons
juridiques de cette annexion (Mémoire servant à
établir la souveraineté du roi de France sur la ville
d’Avignon et le Comtat-Venaissin, 2 vol., 1769),
Louis XV le récompense en le créant marquis de
Saint-Saturnin (lettres patentes d’octobre 1769,
enregistrées au parlement d’Aix le 10 juin 1770), et le
nomme contrôleur général des finances (décembre 1769),
charge qu’il avait déjà refusée en 1754, mais sa
nomination est contremandée aussitôt par Maupeou ; lors
de l’exil du parlement, il est assigné à résider en son
domaine de Bourgane à Saint-Saturnin (octobre 1771),
fait réaménager la bastide datant de 1630-35 et
l’agrandit par un bâtiment au goût du jour, tandis qu’il
vend l’hôtel de Monclar à Aix au sieur Bourguignon de
Fabregoules (1772) ; malade de la vessie, son état de
santé se dégrade en 1772, il demande à pouvoir se rendre
à Aix ou Paris pour se soigner mais se voit opposer un
refus de Maupeou, tombe malade le 20 janvier 1773, une
opération maladroite de son chirurgien entraîne sa mort
le 12 février, il eut le temps de se confesser mais
l’évêque d’Apt, Mgr de La Merlière, qu’on avait prévenu,
fit interdiction de lui administrer tout sacrement s’il
ne désavouait pas ses écrits contre les Jésuites,
l’injonction arrivant trop tard, l’évêque fabriqua un
faux acte de rétractation qu’il fit signer par le
confesseur, et diffusa dans la presse (Gazette de
Cologne, 16 mars 1773), la famille de Ripert
réagit aussitôt, déposa divers témoignages écrits devant
notaire le 27 février 1773 (Chambon, not. Marseille) et
se défendit dans la presse (Nouvelles
ecclésiastiques, 9 mai 1773), ou par des mémoires
(Lettre d’un gentilhomme d’Apt à M***, 40 p.,
slnd - l’auteur est le général Elie de Ripert ; Pièces
justificatives concernant la déclaration des sentimens
faussement attribués à M. de Ripert de Monclar,
Londres, 1773) ; il fut inhumé le 14 février en l’église
de Saint-Saturnin, son nom sera donné à la Rue
Monclar à Aix (1811) ; né le 1er octobre 1711 à
Apt, baptisé le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne
(parrain Pierre-François de Ripert de la Verrière,
marraine Gabrielle de Félix d’Orcin), il épouse le 16
mars 1747 en l’église Saint-Martin de Marseille, suivant
contrat du même jour, Catherine de LISLE née le 1er
juillet 1730 à Marseille, fille de Pierre-Jean, écuyer,
et de Marie de MASCLE, l’époux signe Ripert de
Monclar. Le père de l’épouse acheta en 1750 la
seigneurie de Roussillon et une charge de secrétaire du
roi audiencier en la chancellerie d’Aix, avant d’être
élu échevin de Marseille (1759). Emigrée sous la
Révolution, Catherine de Lisle se réfugie à Nice chez sa
fille, puis à Turin. A la mort de son fils unique, elle
vend le domaine de Bourgane, dont une partie du mobilier
avait été pillé, à François-Delphine Pin (1795) ; elle
meurt le 14 février 1815 à Marseille, après avoir
demandé, dans son testament, au capitaine Ripert de
Barret, cousin de son mari, d’inviter son fils Amédée
âgé à porter dès sa majorité le nom de Monclar. D’où :
- (Françoise
Gabrielle) Emilie de RIPERT de MONCLAR née
le 26 décembre 1747 à Marseille, baptisée le
surlendemain en l’église Saint-Ferréol (parrain Pierre
Jean de Lisle écuyer, aïeul maternel, marraine
Françoise Gabrielle d’Orcin veuve de Pierre-François
de Ripert son aïeule paternelle), décédée le 10 août
1781 à Draguignan, ensevelie le lendemain au cimetière
paroissial ; épouse le 6 décembre 1770 en l’église de
Saint-Saturnin, Jean-Joseph de RAFFELIS de BROVES dit
le Comte de Brovès, chevalier, seigneur de
Brovès et de Saint-Roman, brigadier des armées
navales, chevalier de Saint-Louis, né le 8 juillet
1715 au château de Brovès, fils de feu Joseph
Barthélémy, seigneur de Brovès, Saint-Roman et
Clamagnan, et de feue Marie Marguerite de GLANDEVèS
CASTELLET. Promu chef d’escadre (1771), commandeur de
Saint-Louis, lieutenant-général (1779), il se remarie
le 3 septembre 1782 à Laure de LESTANG-PARADE, et
meurt deux mois plus tard, le 12 novembre 1782 à
Brovès. Sans postérité.
- (Marie
Polixène) Constance de RIPERT de MONCLAR née
le 10 décembre 1750 à Marseille, baptisée le même jour
en l’église Saint-Ferréol (parrain Jean-Baptiste
Polixène Elzéar de Ripert de Monclar, sous-diacre,
marraine Marie de Mascle de Lisle son ayeule).
- (Marie)
Rosalie de RIPERT de MONCLAR née le 1er
janvier 1752 à Marseille, décédée le 29 novembre 1833
à Nice ; épouse le 27 novembre 1775 en l’église de
Saint-Saturnin, Jean-Joseph SPITALIERI de CESSOLE
comte de Cessole, avocat au Sénat de Nice, baptisé le
18 septembre 1750 à Nice, fils d’Honoré François,
comte de Cessole, second consul de Nice, et de
Jéromine GOIRAN. Il meurt le 30 mars 1797 à Nice. D’où
postérité (familles Spitalieri de Cessole, de
Viry).
- Louis
François de RIPERT de MONCLAR né le 5
novembre 1753 à Marseille, baptisé le lendemain en
l’église Saint-Ferréol (parrain Joseph Louis de Lisle,
marraine Félicité de Ripert de Pierrerue), mort en bas
âge.
- Joseph
Elie de RIPERT de MONCLAR né le 23
septembre 1758 à Marseille, baptisé le surlendemain en
l’église Saint-Ferréol (parrain Joseph Elie de Ripert,
chevalier de Saint-Louis, capitaine dans le régiment
de Hainaut, marraine Marie de Mascle de Lisle sa
grand-mère), décédé le 29 mars 1763, inhumé le
lendemain au cimetière de Saint-Ferréol.
- Marie
Eugénie de RIPERT de MONCLAR née le 24
octobre 1759 à Marseille, baptisée le même jour en
l’église Saint-Ferréol (parrain Pierre Estienne de
Lisle, marraine Marie Anne Isnard de Lisle), morte en
bas âge.
- Jules
(Claude Louis) de RIPERT de MONCLAR chevalier,
2e marquis de Saint-Saturnin, baron de Monclar,
seigneur de Saint-Saturnin et fiefs de Croagnes et
Puyreal, coseigneur de Selonnet et d’Ubaye, étudiant à
Aix et Marseille, vend ses droits seigneuriaux à Ubaye
(1780), conseiller substitut du procureur général du
roi au parlement de Provence (lettres de provision
d’office du 4 juillet 1781 avec dispense d’âge),
exerce cette charge en attendant de pouvoir remplir
celle de son père alors tenue par M. de Castillon,
mais il se dégoûte de la magistrature, cède sa charge
à Jean Estrangin (1786) et devient capitaine de
cavalerie au régiment Royal-Champagne, il siège comme
représentant de la noblesse aux Etats de Provence à
Aix (31 décembre 1787), ses biens sont saisis à la
Révolution, il émigre mais revient en France trop tôt,
est arrêté, accusé de conspiration dans la maison
d'arrêt où il était détenu (complot dit de
Sainte-Amaranthe), et condamné à mort par le tribunal
révolutionnaire de Paris (19 juin 1794), guillotiné le
lendemain sur la place du Trône; était né vers 1763.
- (Marie)
Pauline de RIPERT de MONCLAR baptisée le
1er décembre 1764 en l’église Saint-Ferréol de
Marseille (parrain Pierre Maurice de Lisle officier de
cavalerie, son oncle, marraine Marie de Mascle de
Lisle sa grand-mère), décédée en 1788 ou 1789 ; épouse
le 22 avril 1787 à Marseille, Joseph Marie Honoré de
ROSTAN écuyer, négociant, né en 1753 à Marseille, fils
d’Honoré, écuyer, subdélégué général de l’intendant de
Provence, anobli en 1776, et de Marguerite de
POULHARIEZ. Veuf, il se remarie le 22 septembre 1789 à
Pauline Louise de LOUVICOU. Arrêté sous la Terreur,
condamné à mort, il est guillotiné le 17 avril 1794 à
Marseille. D’où une fille (descendance Rostan de
Poulhariez, Balaresque, de Voulx, Saillard,
Rousseau, Laval).
- Ne
de RIPERT de MONCLAR décédée le 30 janvier
1717 à Aix, inhumée le même jour à la Madeleine.
- Ne
de RIPERT de MONCLAR décédée le 12 février
1718 à Aix.
- Thérèse
Françoise Marguerite de RIPERT de MONCLAR née
et ondoyée le 10 mars 1720 à Aix, suppléments de
cérémonie de baptême le 27 mai en l’église de la
Madeleine (parrain Jean Joseph d’Orcin, marraine
Marguerite Catherine de Mathieu Mortein de Meyronnet).
- (Joseph)
Jean-Baptiste de RIPERT de MONCLAR dit M.
de Salonet, ou Selonnet, capitaine de
cavalerie dans le régiment d’Archias, puis capitaine au
régiment du Roi cavalerie en garnison à Aix, prend part
à de nombreuses campagnes et obtient le rang de
lieutenant-colonel (1770), nommé chevalier de l’ordre
royal et militaire de Saint-Louis, il se retire du
service et vient habiter Marseille, érudit et
bibliophile, teste le 19 novembre 1791, célibataire ; né
le 15 janvier 1721 au château de Bourgane à
Saint-Saturnin, suppléments de cérémonies de baptême le
14 février 1722 en la cathédrale d’Apt (parrain
Jean-Baptiste de Ripert de Saint-Maurin, marraine Marie
d’Astier de Montclar), décédé dans les derniers jours de
novembre 1791 à Marseille.
- Marie-Anne
Françoise de RIPERT de MONCLAR née le 29
janvier 1724 à Apt, baptisée le lendemain (parrain Jean
Joseph Maillet, marraine Victoire Barbery). Elle, ou sa
sœur, est religieuse de l’abbaye de Sainte-Croix d’Apt,
où elle meurt le 22 avril 1770.
- (Anne
Félicité) Polixène de RIPERT de MONCLAR née
le 16 juillet 1725 à Aix, baptisée le même jour en
l’église Sainte-Madeleine (parrain Balthasar de Félix,
marraine Anne de Lenfant de Br….), décédée le 16 janvier
1793 à Marseille, épouse le 14 mars 1748 en l’église
Sainte-Madeleine, François PERRACHE de PIERRERUE écuyer,
seigneur de Pierrerue, né le 6 avril 1704 à Marseille, y
décédé le 26 avril 1766, fils d’André, avocat, et de
Magdeleine BOULE. Veuve, elle rend hommage au nom de son
fils pour la terre de Pierrerue en 1769 et 1775. D’où
postérité.
- (Jean-Baptiste
Polixène) Elzéar de RIPERT de MONCLAR dit l’Abbé
de Monclar, étudiant au séminaire d’Aix, ordonné
prêtre (1758), licencié en théologie de la faculté de
Paris, docteur en Sorbonne, chanoine de l’église
métropolitaine Saint-Sauveur d’Aix (1759), chanoine et
archidiacre de la cathédrale d’Orléans, vicaire général
et grand archidiacre du diocèse (1764), abbé
commendataire de l’abbaye royale Notre-Dame d’Ivry près
de Dreux (juin 1760), et de l’abbaye de Saint-Alyre de
Clermont (nommé le 21 octobre 1764, mis en possession en
1767); né le 20 juillet 1729 à Aix, baptisé le même jour
en l’église Sainte-Madeleine (parrain Jean-Baptiste de
Piton de Tournefort avocat, marraine Polixène de Gantès
d’Isnard), décédé en mars 1774 à Paris.
- Ne
de RIPERT née et baptisée le 22 juin 1681 en
la cathédrale d’Apt (parrain Joseph de Bermond seigneur de
Besaure, marraine Louise de Fagou).
- Jean
de RIPERT écuyer, seigneur d’Auribeau né vers
1658, décédé de manière accidentelle le 21 février 1730 à
Apt, enseveli le lendemain.
V – Pierre-François de RIPERT de LA VERRIERE
écuyer, seigneur de la Verrière et de Saint-Maurin,
citoyen d’Apt, signe francois de la verrière (1705)
; épouse le 2 juin 1665 en l’église de Bonnieux, suivant
contrat du même jour (joseph Allard, not. Saint-Saturnin),
(Marthe) Gabrielle de MARTINIS de SAINT-AUBAN fille de feu
Antoine, seigneur de Saint-Auban, et de Claire de BRUNY.
Baptisée le 25 avril 1644 à Bonnieux, elle meurt le 7 juillet
1711 à Apt. D’où :
- André
de RIPERT baptisé le 22 septembre 1666 en la
cathédrale d’Apt (parrain André de Ripert son grand-père,
marraine Claude de Brunis).
- Catherine
de RIPERT baptisée le 15 novembre 1667 en la
cathédrale d’Apt (parrain André d’Astuard, marraine
Catherine de Soubeirats), décédée le 4 janvier 1723 à Apt,
ensevelie le lendemain au couvent des Grands Carmes.
- Anne
de RIPERT née le 19 février 1669 à Apt, baptisée
le lendemain en la cathédrale (parrain Louis de Bezaure
chevalier, marraine Blanche de Ripert); épouse le 12
novembre 1713 en la cathédrale d’Apt, Pierre de PROVENSAL
écuyer, seigneur de Peyrolles, capitaine au régiment de
Flandres, fils de feu Joseph, bourgeois d’Apt, et de Diane
de CHABERT.
- Delphine
de RIPERT née le 10 mars 1670 à Apt, baptisée le
même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Louis
d’Astuard, marraine Anne de Castellane).
- Joseph
de RIPERT né le 25 mai 1671 à Apt, baptisé le
même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Joseph de
Ripert, marraine Catherine de Sollier).
- André
qui suit,
- Jean
Antoine de RIPERT né le 21 mai 1675 à Apt,
ondoyé le même jour, cérémonies du baptême le 24 mai en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean de Ripert sieur
d’Auribeau, marraine Ursule de Martinis).
- François
de RIPERT écuyer, seigneur de la Verrière, major
au régiment de la Fère, né le 29 décembre 1676 à Apt,
baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain
André de Ripert, marraine Marie d’Astuard Monclar qui signe
Marion de Monclar), y décédé le 28 avril 1738.
- Ursule
de RIPERT née le 19 mai 1680 à Apt, baptisée le
lendemain en la cathédrale sainte-Anne (parrain Joseph de
Ripert, marraine Ursule de Martinis).
- Thérèse
de RIPERT née le 22 octobre 1681 à Apt, baptisée
le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean de
Ripert sieur d’Auribeau, marraine Delphine de Ripert).
- Jean-Baptiste
de RIPERT né le 21 novembre 1683 à Apt, baptisé
le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain André de
Ripert, marraine Anne de Ripert).
- Jean
Joseph de RIPERT né le 14 mai 1685 à Apt,
baptisé le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain
François de Ripert de la Verrière, marraine Dauphine de
Ripert).
- Elzéar
de RIPERT écuyer, seigneur de Saint-Auban,
capitaine au régiment de la Fère, né le 2 mars 1687 à Apt,
baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain
André de Ripert de la Verrière, marraine Catherine de
Ripert).
VI - André de RIPERT de LA VERRIERE écuyer,
seigneur de la Verrière et Saint-Maurin, coseigneur de
Barret-de-Lioure au diocèse de Gap, capitaine d’infanterie
d’une compagnie détachée, réformé à la suite du régiment de la
Marine, remplacé dans celui de Marcilly, signe Barret (1726),
né le 13 octobre 1672 à Apt, baptisé le même jour en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert, marraine
Françoise de Fagoue), décédé le 16 octobre 1742 à Apt,
enseveli le même jour, épouse le 24 septembre 1702 en la
cathédrale d’Apt, suivant contrat reçu la veille au parloir du
monastère Sainte-Croix d’Apt (Durand, not.), Marie Rose
d’ARTAUD de MONTAUBAN dame de Barret-de-Lioure, héritière de
sa maison, fille unique de Charles, seigneur en partie de
Barret, et de feue Françoise ASTUARD de CHEMINADE, le contrat
prévoit que « comme ledit seigneur de Barret désire
perpétuer sa maison dans celle de son futur gendre, il le
prie que lui et les siens à l’avenir procréés du présent
mariage et les leurs à perpétuité portent son nom et ses
armes » (André Lacroix, Arrond. de Nyons,
1888). D’où :
- Pierre-François
Félix Hyacinthe de RIPERT né le 29 juillet 1704
à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne
(parrain Pierre François de Ripert sieur de la Verrière,
marraine Suzanne d’Artaud de Montauban).
- Marthe
Gabrielle de RIPERT d’ARTAUD de MONTAUBAN baptisée
le 19 juillet 1705 en la cathédrale d’Apt (parrain François
de Ripert de la Verrière, marraine Marthe Gabrielle de
Martinis de Saint-Auban), ensevelie le 8 octobre 1764 à Apt,
épouse le 9 janvier 1724 en la cathédrale d’Apt, en présence
de Mgr Joseph Ignace de Foresta, évêque prince d’Apt,
Jean-Joseph Marie de BLANC de Bonnieux, où il a été baptisé
le 7 avril 1701, fils de Jean Vincent, et de Marie de
RENAUD, l’épouse signe Marte Gabrielle de Barret.
- Joseph
qui suit,
- Ursule
Claire de RIPERT née le 12 août 1708 à Apt,
baptisée le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain
Jean de Ripert sieur d’Auribeau, marraine Ursule de Martiny
d’Athenosi).
- Charlotte
Françoise de RIPERT née le 9 novembre 1709 à
Apt, baptisée le même jour en l’église cathédrale (parrain
Jean-Pierre François de Ripert conseiller du roi au
parlement de Provence, marraine Marthe Gabrielle de Ripert
épouse de Sinety).
- Marie-Anne
Thérèse de RIPERT de BARRET d’ARTAUD de MONTAUBAN née
le 1er mars 1712 à Apt, baptisée le lendemain en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain François de Châteauneuf,
marraine Marie Louise de la Rouyère d’Autric), décédée le 20
février 1764 à Saint-Saturnin, ensevelie le lendemain,
épouse le 24 aout 1739 en l’église de Saint-Saturnin, Henry
Joseph RIPERT avocat au parlement de Provence, juge de
Saint-Saturnin, fils de feu Antoine, et de feue Marie Anne
BROCHERY, de Saint-Saturnin, en présence de messire Rippert
curé d’Ansouis.
- Jean
Joseph Elzéar de RIPERT baptisé le 28 septembre
1713 en la cathédrale Sainte-Anne d’Apt (parrain Jean Joseph
Silvestre, marraine Charlotte d’Albertas).
- Anne
Marie Rose de RIPERT née le 11 juillet 1716 à
Apt, baptisée le même jour en la cathédrale Sainte-Anne
(parrain Joseph de Ripert, son frère, qui signe Barret
fils, marraine Françoise Charlotte de Ripert).
VII - Joseph de RIPERT BARRET d’ARTAUD de
MONTAUBAN chevalier, seigneur de Barret et de la
Verrière, citoyen d’Apt, premier consul d’Apt (1770), vend
conjointement avec son fils André, au marchand Claude Mifre,
une maison à Apt pour 4.796 livres le 10 janvier 1774 (Forest,
not. Apt), vend l’arrière-fief de la Verrière, à Goult, avec
moyenne et basse justice (1775) ; né le 30 juillet 1707 à Apt,
baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain
Joseph de Ripert gouverneur de la ville de Saignon, marraine
Catherine de Ripert), épouse le 15 février 1735 en la
cathédrale d’Apt, suivant contrat du 12 janvier (Gaufridi,
not.), Delphine de THOMAS de GIGNAC fille de Jean-Baptiste,
seigneur de Gignac et Roquefure, et de Marguerite de GUERIN
du CASTELLET. D’où :
- André
Charles de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né
le 29 décembre 1735 à Apt, baptisé le même jour en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert Artaud
Montauban, marraine Marguerite de Guérin de Gignac).
- Suzanne
de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN née vers
1736, décédée le 25 mars 1764 à Apt, inhumée le même jour,
elle signe Susanne de Barret.
- Anne
Claire Félicité Perpétue de RIPERT de BARRET ARTAUD
MONTAUBAN née le 12 août 1738 à Apt, baptisée le
même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean Joseph
Marie de Blanc, marraine Marguerite de Thomas de Fonsbelle),
épouse le 4 novembre 1767 en la cathédrale Sainte-Anne
d’Apt, Jean Paul Alexis de MASSAN de PLANET ancien capitaine
d’infanterie au régiment de Quercy, chevalier de
Saint-Louis, retiré du service en 1746 après 21 ans de
service et 11 campagnes, pensionnaire du roi, né le 14
novembre 1715 à Carpentras, fils de feu Alexis, et de
Thérèse de PLANET.
- (Marie)
Rose de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN née le
3 novembre 1739 à Apt, ondoyé le lendemain, supplément de
cérémonies le 6 en la cathédrale Sainte-Anne d’Apt (parrain
Jean de Ripert de Saint-Maurin, ancien capitaine du régiment
de Hainaut, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis,
marraine Rose de Thomas de Gignac de Clément), y décédée le
24 octobre 1743, inhumée le même jour.
- André
qui suit,
- Jean
Joseph Gabriel de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né
le 13 septembre 1742 à Apt, baptisé le lendemain en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean Joseph Gabriel de
Thomas Gignac chevalier de l’ordre de Saint-Jean de
Jérusalem, marraine Anne Marie Thérèse de Ripert Artaud de
Montauban), y enseveli le 16 novembre 1757.
- Romary
Elzéar de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né
le 25 octobre 1745 à Apt, baptisé le même jour en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain Ignace Elzéar Romary de
Thomas chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem,
marraine Marie Rose Suzanne Marguerite de Ripert Artaud
Montauban sa sœur), décédé le 15 octobre 1756 à Apt,
enseveli le lendemain.
- Marie
Delphine de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN née
le 16 novembre 1746 à Apt, baptisée le lendemain en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain Jacques Clément avocat en la
cour, marraine Suzanne d’Artaud de Montauban), y décédée le
8 novembre 1765.
- Jean-Baptiste
Charles de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né
le 8 avril 1748 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale
Sainte-Anne (parrain Jean-Baptiste Henry Bruno de Thomas
Gignac, marraine Marie de Rémerville).
- Pierre
François Henry de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né
le 26 février 1752 à Apt, baptisé le même jour en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain Henry Joseph de Ripert,
marraine Marthe Gabrielle de Ripert Artaud Montauban de
Blanc).
- Laurent
(Antoine) de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né
le 27 avril 1754 à Apt, baptisé le même jour en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert Artaud
Montauban, marraine Marie Suzanne Marguerite de Ripert
Artaud Montauban ses frère et sœur), décédé en nourrice chez
Anne Pin femme de Sauveur Maurel le 20 octobre 1755 à
Villars, enterré le lendemain.
VIII - André de RIPERT de BARRET ARTAUD de
MONTAUBAN chevalier, seigneur de Barret, citoyen
d’Apt, admis à siéger aux Etats de Provence (1788), signe Ripert
de Barret ou simplement Barret ; né le 16
juillet 1741 à Apt, baptisé le lendemain en la cathédrale
(parrain André de Ripert Artaud Montauban seigneur de Barret
et de la Verrière, marraine Marie d’Astuard de Monclar),
décédé le 3 novembre 1800 à Claveyson (Drôme), épouse le 5
février 1767 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix, Marianne de MEYRONNET SAINT-MARC fille
de Philippe, seigneur baron de Saint-Marc, Collongue et le
Prignon, conseiller au parlement de Provence, et de Thérèse de
FAURIS de SAINT-CLEMENT. Décédée le 25 octobre 1808 à Hyères.
D’où :
- (Marie-Thérèse)
Emilie de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN née
le 7 janvier 1768 à Apt, ondoyée à la maison le 10,
cérémonies le 15 en la cathédrale (parrain Joseph de Ripert
Artaud Montauban baron de Barret, marraine Thérèse de
Portalis de Meyronnet au nom de dame Thérèse de Fauris,
baronne de Saint-Marc), inhumée le 11 février 1817 au Père
Lachaise ; épouse le 29 mars 1785 en l’église
Sainte-Madeleine d’Aix, Antoine François Michel GAY de
TARADEL écuyer, né le 8 mai 1759 à Marseille, fils de
Jean-Antoine, ancien négociant, seigneur de Taradel,
conseiller secrétaire du roi en la grande chancellerie de
France, et de Marguerite Laurence COUTTIER sa seconde
épouse. Porté sur la liste des émigrés (28 juin 1792), il
meurt le 9 juin 1828 à Taradeau.
- (Marie
Dauphine Philippine) Fortunée de RIPERT de BARRET ARTAUD
de MONTAUBAN chanoinesse du chapitre noble de
Saint-Antoine de Viennois de l’ordre de Malte (23 mai 1788),
née le 27 janvier 1769 à Apt, baptisée le lendemain en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain Philippe de Meyronnet
chevalier, seigneur baron de Saint-Marc, conseiller du roi
au parlement d’Aix, marraine Delphine de Thomas de Gignac
baronne de Barret) ; épouse le 25 octobre 1796 à la mairie
de Rians, Jean-François de CHAILAN
de MORIèS LAMBRUISSE chevalier, lieutenant de vaisseau,
chevalier de Saint-Louis, fils de Jean-Baptiste, écuyer,
seigneur de Lambruisse et en partie de Moriez, et de
Marie-Anne CHAILAN.
- Marie
Adélaïde Françoise Gabrielle de RIPERT de BARRET ARTAUD de
MONTAUBAN née le 12 août 1770 à Apt, baptisée le
surlendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jules
François Bruno de Meyronnet chevalier, seigneur baron de
Saint-Marc, conseiller du roi au parlement de Provence,
marraine Catherine de Lisle baronne de Monclar, marquise de
Saint-Saturnin), inhumée le 18 mars 1774 à Aix.
- (Joseph)
Auguste (Fortuné) qui suit,
- (André
Jean Hyppolite) Elie de RIPERT de BARRET ARTAUD de
MONTAUBAN dit le Chevaler de Ripert,
clerc tonsuré (1786), admis au collège royal de la marine
d’Alais (14 décembre 1787, sur un certificat de noblesse
délivré par Chérin le 2 avril), chevalier de l’ordre de
Malte de minorité (1788), capitaine de frégate, commande la
marine contre les Anglais à Castellamare, perd une jambe au
combat de Procida (4 mai 1810), meurt de ses blessures le
lendemain ; était né le 16 octobre 1773 à Apt, baptisé le
même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain André de
Ripert Artaud Montauban, chevalier, seigneur baron de
Barret, seigneur de la Verrière, son grand-père, au nom de
Jean Elie de Ripert colonel d’infanterie, chevalier de
Saint-Louis, marraine Marie-Thérèse Emilie de Ripert Artaud
Montauban, sa sœur).
- (Ange)
Jules de RIPERT ARTAUD de MONTAUBAN dit le Comte
de Ripert d’Artaud de Montauban, chef d’escadron de
hussards, se retire à Tarascon avec une pension et le grade
de major de cavalerie aux termes de 45 ans de service
(1849), officier de la Légion d’honneur ; né le 8 février
1783 à Saignon, ondoyé le lendemain, cérémonies le 21 avril
à Saint-Saturnin (parrain Jean Joseph Gabriel Ange de
Clément seigneur de Fontienne, marraine Angélique de
Sinety), décédé le 1er décembre 1869 à Hyères ; épouse le 8
novembre 1843 à Tarascon, Françoise ASTIER née le 21
décembre 1815 à Anjou (Isère), décédée le 30 janvier 1864 à
Hyères, fille de Pierre, voiturier, et de Christine SOREL.
IX - Auguste de RIPERT de BARRET ARTAUD de
MONTAUBAN dit Marquis de Ripert Barret,
puis le Marquis de Monclar (relève le titre et le
nom de cette branche éteinte), baron de Barret, chevalier,
élève de la marine (15 avril 1787, certificat de noblesse
délivré par Chérin le 31 avril), émigre à Nice comme
lieutenant de la légion du marquis de Colbert-Cannet (1791),
rejoint l’armée des Princes, entre au service du roi de
Sardaigne comme sous-lieutenant au corps français (25 juin
1794), lieutenant de chasseurs français (19 février 1795),
capitaine lieutenant (25 août 1795), chevalier de l’ordre des
Sts. Maurice et Lazare de Sardaigne (27 août 1796), capitaine
d‘infanterie (5 novembre 1796), rentre en France où il trouve
un emploi aux hôpitaux militaires de Marseille, est
garde-magasin aux hospices de l’armées d’Italie (1797), chef
de division des équipages (1798), secrétaire militaire,
capitaine au régiment provincial de Pignerol (24 février
1800), amnistié (2 septembre 1802), chef de bataillon de la
garde nationale du Vaucluse et des grenadiers chasseurs de
l’arrondissement d’Apt (28 août 1813), juge de paix du canton
d’Avignon (1814), chevalier de l’ordre de Saint-Louis (18 août
1814), capitaine de frégate (31 décembre 1814), président du
collège électoral de Carpentras (1815), se retire du service
(22 octobre 1817), pensionné sur les Invalides (10 juin 1820)
; né le 19 juin 1772 à Apt, baptisé le même jour en la
cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean Pela, marraine Marguerite
Roux, pauvres de la paroisse), décédé le 21 novembre 1839 à
Avignon ; épouse le 28 avril 1803 à la mairie d’Apt, Thérèse
(Gabrielle Dorothée) de SOBIRATS de Carpentras, où elle est
née le 11 novembre 1784, fille de Victor Amédée Joseph
Bernard, comte de Sobirats, et de Christine de NOVARIN de
LONCHAMPS. Elle teste le 9 novembre 1817 à Aix, et meurt le 27
août 1860 à Carpentras. D’où :
- Amédée
qui suit,
- Gustave
de RIPERT ARTAUD de MONTAUBAN de BARRET dit le Comte
de Barret, officier de cavalerie, capitaine de
pompiers à Bourg-Saint-Andéol, fait rétablir son état-civil
(10 juin 1841), hérite de son grand-oncle François de
Sobirats (testament du 7 avril 1856), s’installe au château
du Jonquier à Mazan, fait donation à ses filles (25 mars
1879) ; né le 11 mars 1810 à Apt, décédé le 26 décembre 1899
au château du Jonquier; épouse le 28 juin 1841 au
Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), Victorine PICHOT de LESPINASSE
née en 1813 à Bourg-Saint-Andéol, fille de Firmin, chevalier
de Lespinasse, propriétaire, dernier de sa famille, et
d’Amélie de BILIOTTI. Elle décède le 31 décembre 1891 au
château du Jonquier. D’où :
- Thérèse
de RIPERT-BARRET ARTAUD de MONTAUBAN célibataire,
bienfaitrice des écoles libres, héritière du château du
Jonquier à Mazan, qu’elle vend en viager au marquis des
Isnards, de Carpentras ; née le 7 mai 1842 à
Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), décédée le 11 octobre 1929
au château du Jonquier.
- Cécile
Renée de RIPERT-BARRET ARTAUD de MONTAUBAN née
le 13 décembre 1845 à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche),
décédée le 3 septembre 1847.
- Cécile
de RIPERT-BARRET ARTAUD de MONTAUBAN religieuse
de la Visitation de Sainte-Marie à Annecy ; née le 4
juillet 1848 à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), décédée en
1924.
- Françoise
de RIPERT-BARRET ARTAUD de MONTAUBAN héritière
du domaine des Paluns à Loriol, née le 7 octobre 1852 à
Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), décédée le 14 mars 1936 au
château d’Allemagne ; épouse 1) le 26 avril 1874 au
château de Jonquier à Mazan, Ernest QUARRé de VERNEUIL
capitaine d’artillerie, mis en non activité depuis 1871
(pour avoir participé en habit militaire à une
manifestation royaliste sous la Commune), réhabilité en
1887 comme capitaine adjoint, officier d’académie (1877),
fils d'Eugène et de Louise O’REILLY. Né le 30 mars 1839 à
Paray-le-Monial, il meurt le 11 janvier 1907 au château
d’Allemagne. 2) le 29 février 1908 en la chapelle du
château d’Allemagne, François de RIPERT-MONCLAR marquis de
Monclar, son cousin.
X - Amédée de RIPERT-MONCLAR ARTAUD de
MONTAUBAN dit Comte puis Marquis
de Ripert-Monclar (1839), chevalier de Malte, licencié
en droit, auditeur à la grande chancellerie de France (1828),
substitut du procureur du roi à Avignon (1829), quitte la
magistrature à l’avènement de Louis-Philippe (1830) ; ardent
royaliste, il participe à l’expédition de la duchesse de Berry
(1832), arrêté et brièvement emprisonné, il séjourne en
Angleterre (1834) et devient l’agent secret de la famille
royale en France, se lie d’amitié avec le poète Robert
Browning ; directeur-fondateur d’une compagnie d’assurance
judiciaire (1834), et de la banque de crédit Omnium (1838),
qui fait faillite (1839), il achète le château d’Allemagne
près de Riez (1839), à défaut d’acquérir celui de Monclar, et
en entreprend la restauration, est autorisé à porter le titre
de marquis de Ripert-Monclar (1839), se consacre à l’économie
et à l’histoire, et publie de nombreux ouvrages (Essai sur
la vie et les ouvrages du marquis de Fortia d’Urban,
1840, Des Banques de France, 1840, Statistique
du Piémont, 1841, Histoire des institutions de
crédit, 1847, Catéchisme financier, 1848,
ainsi que des poésies), candidat aux élections législatives
(1848) ; né le 25 décembre 1807 à Apt, décédé le 4 février
1871 à Paris durant le siège; épouse le 19 mars 1838 à Paris,
Clémentine JERNINGHAM de STAFFORD fille d’Edward, avocat à
Painswick (Gloucestershire), et d’Emily-Mary MIDDLETON of
TOWNHILL. Née en 1812 à Londres, décédée le 22 août 1864 à
Paris (7e). D’où :
- Octave
de RIPERT-MONCLAR né vers juin 1839 à Paris,
décédé le 23 février 1841 à Marseille.
- Marie-Thérèse
de RIPERT-MONCLAR dite Nina, célibataire, née le
28 mars 1841 à Marseille, décédée le 4 septembre 1871 en une
dépendance du couvent des carmélites de Carpentras où elle
s’était retirée en 1865, après la mort de sa mère.
- François
qui suit,
XI - François de RIPERT-MONCLAR ARTAUD de
MONTAUBAN dit Comte puis Marquis
de Ripert-Monclar (1871), licencié en droit (1864),
élève de l’école des Chartes, diplômé archiviste-paléographe
(30 janvier 1865) après avoir soutenu une thèse remarquée sur
la domination des empereurs d’Allemagne en Dauphiné et en
Provence, embrasse la carrière diplomatique, attaché à la
direction du ministère des Affaires étrangères (20 nov. 1864),
secrétaire de la légation de France à Mexico (1866), condamné
à mort par les républicains mexicains, il échappe à son sort
(1867), attaché à la légation de Lima au Pérou (1870), chargé
d’affaires à Santiago du Chili (1872), consul de seconde
classe à Tbilissi en Géorgie (18 juin 1873), consul général de
France à Brême, Stuttgart, Florence (2 déc. 1880), Montevideo
(29 juin 1882), Bogota (27 janvier 1885), Québec (1885),
Amsterdam (8 déc. 1885), la Havane (25 mars 1889), envoyé
extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Caracas au
Vénézuéla (1891-1895), délégué à Berne lors de l’affaire du
Contesté franco-brésilien, promu ministre de 1ère classe
(1901), décoré de la Médaille du Mexique, chev. LH (1867),
puis cmd. (8 août 1901), cmd. Léopold (1894), gd off.
Libérateur (1893), off. ND. de Guadalupe, chev. Rose du Brésil
etc., prend sa retraite fin 1901 pour des raisons de santé et
se retire au château d’Allemagne, bibliophile et historien (Cartulaire
de la commanderie de Richerenches, 1907, Recherches
sur l’origine de la maison de Castellane), membre et
associé de nombreuses sociétés savantes (Soc. des Antiquaires,
1885, Soc. bibliographique, de géographie, 1874,
d’archéologie, d’Etudes des Hautes-Alpes, 1881, de l’Académie
de Vaucluse, 1902, etc.), collectionneur et amateur d’art,
photographe ; né le 31 mai 1844 à Paris, décédé le 14 janvier
1921 au château d’Allemagne, inh. le 17 au cimetière ; épouse
1) le 16 juillet 1867, Francisca CAMPERO y del BARRIO fille de
don Manuel, ancien ministre du Costa-Rica, et de Maria
Gertrudis del BARRIO y RENGEL des marquis d’Apartado et comtes
d’Alcaraz. 2) le 29 février 1908 en la chapelle du château
d’Allemagne, Françoise de RIPERT-BARRET sa cousine, veuve
d’Ernest QUARRE de VERNEUIL. Sans héritier, ils lèguent par
testament leurs biens, notamment le château d’Allemagne et
celui de Mazan, aux écoles libres des diocèses de Digne et
d’Avignon. Les archives familiales sont léguées quant à elles
à la famille Ripert d’Alauzier, qui les versera plus tard aux
Archives du Vaucluse.
Sans postérité.

Jean-Pierre François
de Ripert de Monclar
procureur général au parlement de Provence
(1711-1773)
Ci-dessous, le même,
plus jeune.
(coll. Ripert d'Alauzier)
François de Ripert
Monclar
diplomate
(1844-1921).
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