Anciennes familles de Provence
   

 

branche de la Verrière, Barret et Monclar



IV - André de RIPERT (fils de Roland), qualifié écuyer, seigneur de la Verrière et d’Auribeau, docteur en droit, avocat au parlement de Provence, juge ordinaire des lieux de Saint-Saturnin, le Villars et Roussillon, condamné avec son frère comme faux-noble (23 octobre 1668), puis maintenu (10 mai 1670), après lettres de relief de dérogeance, teste le 24 août 1671 (Beillard, not. Saint-Saturnin), faits des legs à son épouse, à ses filles Anne, Suzanne, Marie et Blanche, et à Jean son fils, et institue héritiers universels à égales portions Pierre-François et Joseph ses fils ; baptisé le 21 mai 1596 en la cathédrale d’Apt (parrain noble Jehan Pierre Ripert ayeul, marraine Anne Gaufridy), épouse le 18 septembre 1630 en l’église de Ménerbes, Catherine de SOBIRATS baptisée le 16 avril 1615 à Carpentras, fille de Paul, écuyer, et de Louise GAUTIER de GIRENTON. Elle meurt le 6 décembre 1675 à Saint-Saturnin. D’où :

  1. Blanche de RIPERT baptisée le 23 octobre 1632 en l’église de Saint-Saturnin, épouse par contrat du 22 avril 1646, François-Louis d’ASTUARD écuyer, seigneur baron de Monclar, citoyen d’Apt, fils de François, écuyer, baron de Monclar, seigneur de Lioux, et de Jehanne de GERENTE dame de la baronnie de Monclar ; l’épouse est dotée de 13.000 livres. Baptisé le 8 octobre 1626 à Apt, il y meurt le 29 septembre 1693, et est inhumé le lendemain.
  2. Anne de RIPERT religieuse professe au monastère des bernardines de Sainte-Croix d’Apt, légataire de son père (1671).
  3. Suzanne de RIPERT religieuse professe au monastère des bernardines de Sainte-Croix d’Apt, légataire de son père (1671).
  4. Marie de RIPERT religieuse professe au couvent des ursulines de l’Isle-sur-la-Sorgue, légataire de son père (1671).
  5. Pierre François qui suit,
  6. Joseph de RIPERT écuyer d’Apt, seigneur de la Verrière et d’Auribeau, avocat au parlement de Provence, capitaine au régiment de Provence et en celui de Buoux, se trouve à l’expédition de Messine (1674), gouverneur de la ville de Saignon, conseiller du roi et maire perpétuel de la ville d’Apt (4 avril 1693), enregistré à l’Armorial général (1696), maintenu noble par ordonnance de l’intendant chargé de la recherche des faux-nobles (15 mai 1702), né le 7 avril 1643, décédé le 8 juillet 1686 (?) ; épouse le 26 août 1669 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, suivant contrat du 23 août (Darbès, not.), Françoise de FAGOU fille de Luc, secrétaire du roi, et d’Angélique de GANTELMY, l’époux est assisté de son frère François de Ripert sieur de la Verrière. Née vers 1648 à Aix, elle meurt le 1er mars 1700 à Apt, et est ensevelie le lendemain en la cathédrale. D’où :

    1. André (Luc) de RIPERT lieutenant de dragons, baptisé le 16 août 1670 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain André de Ripert écuyer, marraine Marguerite Fagou), décédé en 1700.
    2. Catherine de RIPERT née le 28 décembre 1671 à Apt, baptisée le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain François Louis d’Astuard, marraine Catherine de Sobirats), ensevelie le 23 février 1743 à Apt, épouse 1) le 12 décembre 1694 en la cathédrale Sainte-Anne d’Apt, suivant contrat reçu le lendemain, François-René de MATHIEU-MORTEIN écuyer, seigneur de Mortein, Réauville, major au régiment de la Marine, né le 9 mars 1645 à Apt, fils de Claude, bourgeois d’Apt, qualifié écuyer, et de Marguerite de JORDANY. 2) le 10 mai 1701 en la cathédrale d’Apt, Jean-François de LAUGIER du PUY son cousin, écuyer, seigneur du Puy, lieutenant-colonel du régiment de Marsan dragons, chevalier de Saint-Louis, fils de Jean, écuyer, seigneur du Puy, capitaine au régiment de Savoie, et de Blanche de RIPERT, avec dispense du 3e degré de consanguinité.
    3. Marthe (Gabrielle) de RIPERT née le 1er avril 1673 à Apt, baptisée le surlendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Pierre Piton sieur de Tournefort, conseille et secrétaire du roi, maison couronne de France contrôleur en la chancellerie de Provence, marraine Marthe Gabrielle de Martinis), décédée le 4 avril 1743 à Apt, inhumée le lendemain, épouse le 12 novembre 1700 à Apt, Jean Joseph de SINETY conseiller du roi commissaire ordinaire des guerres, né le 10 septembre 1675 à Apt, fils de Barthélémy, écuyer d’Apt, avocat, conseiller du roi commissaire des guerres, premier consul d’Apt, et de Charlotte d’ALLARD.
    4. Jean de RIPERT né le 28 janvier 1675 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Martian Legier médecin, marraine la dame de Rémerville).
    5. Pierre-François de RIPERT de MONCLAR chevalier, baron de Monclar et seigneur de Selonnet, en la viguerie de Seyne, capitaine dans le régiment de Nizas (1692), quitte le service après la mort de son frère aîné, achète en 1703 une charge de conseiller du roi au parlement de Provence (provisions du 13 avril 1704, reçu le 2 mai en la charge de Joseph-François de Gantès), résigne cette charge au sieur Constans de Beynes mais est autorisé à en garder la qualité (lettres du 29 juillet 1730), procureur général au parlement de Provence (provisions du 21 octobre 1728 avec dispense d’un degré d’alliance, reçu le 22 novembre suivant), conseiller du roi en ses Conseils, acquiert de sa cousine Marie d’Astuard de Monclar tous ses droits sur la baronnie de Monclar moyennant l’apurement de ses dettes (25 novembre 1719), achète du maréchal-duc d’Hostun la seigneurie de Selonnet (22 août 1722), pour laquelle il rend hommage au roi (1723), résigne sa charge de procureur général à son fils et est nommé conseiller honoraire ; né le 18 octobre 1677 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Pierre François de la Verrière, marraine Blanche de Ripert), décédé le 24 décembre 1743 à Aix, inhumé le même jour en l’église de la Madeleine ; épouse le 21 décembre 1710 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix, Françoise (Gabrielle) d’ORCIN de MIRAVAL née le 17 septembre 1688 à Aix, décédée le 26 août 1778 à Marseille, fille de Jean-Joseph, seigneur de Miraval, conseiller au parlement, et de Gabrielle de FELIX sa seconde épouse. D’où :

      1. (Jean-Pierre) François de RIPERT de MONCLAR chevalier, 1er marquis de Saint-Saturnin, baron de Monclar et de Roussillon, seigneur de Saint-Saturnin-lès-Apt, Croagnes, Puyréal, Selonnet et Ubaye, élève au collège de Clermont puis en celui d’Harcourt à Paris, substitut du procureur général d’Aix (1730), puis conseiller du roi en ses Conseils et son procureur général au parlement de Provence (provisions du 5 août 1732 en survivance de son père, reçu le 19 décembre 1732), restreint dans ses fonctions puis rétabli (14 mars 1738), membre associé de l’Académie de Marseille (1740), son office est réuni à celui de second procureur général qui n’est pas maintenu (1745), considéré comme « l’un des plus grands magistrats que la France ait produits » (Expilly), il plaida notamment pour la réhabilitation civile des protestants (Mémoire sur les mariages clandestins des protestants en France, 1755), contre les abus du clergé, contre les jésuites (Compte-rendu des constitutions des Jésuites, 1762), contre certains impôts (sel, hypothèques, vingtième), traita de divers sujets (commerce des grains et cuirs, hôpitaux, indigents, collèges, maréchaussée, marine, etc.) et particulièrement de finances (il composa une histoire des finances de la France depuis l’origine de la monarchie, 14 vol. manuscrits) ; achète la terre et seigneurie de Saint-Saturnin du comte de Vintimille du Luc (1750), et celle d’Ubaye de Gaspard d’Hermitte, procureur du roi à Seyne ; fait réaliser son portrait par le peintre Arnulphy (1764), prend possession officiellement pour le roi de France d'Avignon et du Comtat Venaissin (juin 1768) et fonde les raisons juridiques de cette annexion (Mémoire servant à établir la souveraineté du roi de France sur la ville d’Avignon et le Comtat-Venaissin, 2 vol., 1769), Louis XV le récompense en le créant marquis de Saint-Saturnin (lettres patentes d’octobre 1769, enregistrées au parlement d’Aix le 10 juin 1770), et le nomme contrôleur général des finances (décembre 1769), charge qu’il avait déjà refusée en 1754, mais sa nomination est contremandée aussitôt par Maupeou ; lors de l’exil du parlement, il est assigné à résider en son domaine de Bourgane à Saint-Saturnin (octobre 1771), fait réaménager la bastide datant de 1630-35 et l’agrandit par un bâtiment au goût du jour, tandis qu’il vend l’hôtel de Monclar à Aix au sieur Bourguignon de Fabregoules (1772) ; malade de la vessie, son état de santé se dégrade en 1772, il demande à pouvoir se rendre à Aix ou Paris pour se soigner mais se voit opposer un refus de Maupeou, tombe malade le 20 janvier 1773, une opération maladroite de son chirurgien entraîne sa mort le 12 février, il eut le temps de se confesser mais l’évêque d’Apt, Mgr de La Merlière, qu’on avait prévenu, fit interdiction de lui administrer tout sacrement s’il ne désavouait pas ses écrits contre les Jésuites, l’injonction arrivant trop tard, l’évêque fabriqua un faux acte de rétractation qu’il fit signer par le confesseur, et diffusa dans la presse (Gazette de Cologne, 16 mars 1773), la famille de Ripert réagit aussitôt, déposa divers témoignages écrits devant notaire le 27 février 1773 (Chambon, not. Marseille) et se défendit dans la presse (Nouvelles ecclésiastiques, 9 mai 1773), ou par des mémoires (Lettre d’un gentilhomme d’Apt à M***, 40 p., slnd - l’auteur est le général Elie de Ripert ; Pièces justificatives concernant la déclaration des sentimens faussement attribués à M. de Ripert de Monclar, Londres, 1773) ; il fut inhumé le 14 février en l’église de Saint-Saturnin, son nom sera donné à la Rue Monclar à Aix (1811) ; né le 1er octobre 1711 à Apt, baptisé le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Pierre-François de Ripert de la Verrière, marraine Gabrielle de Félix d’Orcin), il épouse le 16 mars 1747 en l’église Saint-Martin de Marseille, suivant contrat du même jour, Catherine de LISLE née le 1er juillet 1730 à Marseille, fille de Pierre-Jean, écuyer, et de Marie de MASCLE, l’époux signe Ripert de Monclar. Le père de l’épouse acheta en 1750 la seigneurie de Roussillon et une charge de secrétaire du roi audiencier en la chancellerie d’Aix, avant d’être élu échevin de Marseille (1759). Emigrée sous la Révolution, Catherine de Lisle se réfugie à Nice chez sa fille, puis à Turin. A la mort de son fils unique, elle vend le domaine de Bourgane, dont une partie du mobilier avait été pillé, à François-Delphine Pin (1795) ; elle meurt le 14 février 1815 à Marseille, après avoir demandé, dans son testament, au capitaine Ripert de Barret, cousin de son mari, d’inviter son fils Amédée âgé à porter dès sa majorité le nom de Monclar. D’où :

        1. (Françoise Gabrielle) Emilie de RIPERT de MONCLAR née le 26 décembre 1747 à Marseille, baptisée le surlendemain en l’église Saint-Ferréol (parrain Pierre Jean de Lisle écuyer, aïeul maternel, marraine Françoise Gabrielle d’Orcin veuve de Pierre-François de Ripert son aïeule paternelle), décédée le 10 août 1781 à Draguignan, ensevelie le lendemain au cimetière paroissial ; épouse le 6 décembre 1770 en l’église de Saint-Saturnin, Jean-Joseph de RAFFELIS de BROVES dit le Comte de Brovès, chevalier, seigneur de Brovès et de Saint-Roman, brigadier des armées navales, chevalier de Saint-Louis, né le 8 juillet 1715 au château de Brovès, fils de feu Joseph Barthélémy, seigneur de Brovès, Saint-Roman et Clamagnan, et de feue Marie Marguerite de GLANDEVèS CASTELLET. Promu chef d’escadre (1771), commandeur de Saint-Louis, lieutenant-général (1779), il se remarie le 3 septembre 1782 à Laure de LESTANG-PARADE, et meurt deux mois plus tard, le 12 novembre 1782 à Brovès. Sans postérité.
        2. (Marie Polixène) Constance de RIPERT de MONCLAR née le 10 décembre 1750 à Marseille, baptisée le même jour en l’église Saint-Ferréol (parrain Jean-Baptiste Polixène Elzéar de Ripert de Monclar, sous-diacre, marraine Marie de Mascle de Lisle son ayeule).
        3. (Marie) Rosalie de RIPERT de MONCLAR née le 1er janvier 1752 à Marseille, décédée le 29 novembre 1833 à Nice ; épouse le 27 novembre 1775 en l’église de Saint-Saturnin, Jean-Joseph SPITALIERI de CESSOLE comte de Cessole, avocat au Sénat de Nice, baptisé le 18 septembre 1750 à Nice, fils d’Honoré François, comte de Cessole, second consul de Nice, et de Jéromine GOIRAN. Il meurt le 30 mars 1797 à Nice. D’où postérité (familles Spitalieri de Cessole, de Viry).
        4. Louis François de RIPERT de MONCLAR né le 5 novembre 1753 à Marseille, baptisé le lendemain en l’église Saint-Ferréol (parrain Joseph Louis de Lisle, marraine Félicité de Ripert de Pierrerue), mort en bas âge.
        5. Joseph Elie de RIPERT de MONCLAR né le 23 septembre 1758 à Marseille, baptisé le surlendemain en l’église Saint-Ferréol (parrain Joseph Elie de Ripert, chevalier de Saint-Louis, capitaine dans le régiment de Hainaut, marraine Marie de Mascle de Lisle sa grand-mère), décédé le 29 mars 1763, inhumé le lendemain au cimetière de Saint-Ferréol.
        6. Marie Eugénie de RIPERT de MONCLAR née le 24 octobre 1759 à Marseille, baptisée le même jour en l’église Saint-Ferréol (parrain Pierre Estienne de Lisle, marraine Marie Anne Isnard de Lisle), morte en bas âge.
        7. Jules (Claude Louis) de RIPERT de MONCLAR chevalier, 2e marquis de Saint-Saturnin, baron de Monclar, seigneur de Saint-Saturnin et fiefs de Croagnes et Puyreal, coseigneur de Selonnet et d’Ubaye, étudiant à Aix et Marseille, vend ses droits seigneuriaux à Ubaye (1780), conseiller substitut du procureur général du roi au parlement de Provence (lettres de provision d’office du 4 juillet 1781 avec dispense d’âge), exerce cette charge en attendant de pouvoir remplir celle de son père alors tenue par M. de Castillon, mais il se dégoûte de la magistrature, cède sa charge à Jean Estrangin (1786) et devient capitaine de cavalerie au régiment Royal-Champagne, il siège comme représentant de la noblesse aux Etats de Provence à Aix (31 décembre 1787), ses biens sont saisis à la Révolution, il émigre mais revient en France trop tôt, est arrêté, accusé de conspiration dans la maison d'arrêt où il était détenu (complot dit de Sainte-Amaranthe), et condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris (19 juin 1794), guillotiné le lendemain sur la place du Trône; était né vers 1763.
        8. (Marie) Pauline de RIPERT de MONCLAR baptisée le 1er décembre 1764 en l’église Saint-Ferréol de Marseille (parrain Pierre Maurice de Lisle officier de cavalerie, son oncle, marraine Marie de Mascle de Lisle sa grand-mère), décédée en 1788 ou 1789 ; épouse le 22 avril 1787 à Marseille, Joseph Marie Honoré de ROSTAN écuyer, négociant, né en 1753 à Marseille, fils d’Honoré, écuyer, subdélégué général de l’intendant de Provence, anobli en 1776, et de Marguerite de POULHARIEZ. Veuf, il se remarie le 22 septembre 1789 à Pauline Louise de LOUVICOU. Arrêté sous la Terreur, condamné à mort, il est guillotiné le 17 avril 1794 à Marseille. D’où une fille (descendance Rostan de Poulhariez, Balaresque, de Voulx, Saillard, Rousseau, Laval).

      2. Ne de RIPERT de MONCLAR décédée le 30 janvier 1717 à Aix, inhumée le même jour à la Madeleine.
      3. Ne de RIPERT de MONCLAR décédée le 12 février 1718 à Aix.
      4. Thérèse Françoise Marguerite de RIPERT de MONCLAR née et ondoyée le 10 mars 1720 à Aix, suppléments de cérémonie de baptême le 27 mai en l’église de la Madeleine (parrain Jean Joseph d’Orcin, marraine Marguerite Catherine de Mathieu Mortein de Meyronnet).
      5. (Joseph) Jean-Baptiste de RIPERT de MONCLAR dit M. de Salonet, ou Selonnet, capitaine de cavalerie dans le régiment d’Archias, puis capitaine au régiment du Roi cavalerie en garnison à Aix, prend part à de nombreuses campagnes et obtient le rang de lieutenant-colonel (1770), nommé chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, il se retire du service et vient habiter Marseille, érudit et bibliophile, teste le 19 novembre 1791, célibataire ; né le 15 janvier 1721 au château de Bourgane à Saint-Saturnin, suppléments de cérémonies de baptême le 14 février 1722 en la cathédrale d’Apt (parrain Jean-Baptiste de Ripert de Saint-Maurin, marraine Marie d’Astier de Montclar), décédé dans les derniers jours de novembre 1791 à Marseille.
      6. Marie-Anne Françoise de RIPERT de MONCLAR née le 29 janvier 1724 à Apt, baptisée le lendemain (parrain Jean Joseph Maillet, marraine Victoire Barbery). Elle, ou sa sœur, est religieuse de l’abbaye de Sainte-Croix d’Apt, où elle meurt le 22 avril 1770.
      7. (Anne Félicité) Polixène de RIPERT de MONCLAR née le 16 juillet 1725 à Aix, baptisée le même jour en l’église Sainte-Madeleine (parrain Balthasar de Félix, marraine Anne de Lenfant de Br….), décédée le 16 janvier 1793 à Marseille, épouse le 14 mars 1748 en l’église Sainte-Madeleine, François PERRACHE de PIERRERUE écuyer, seigneur de Pierrerue, né le 6 avril 1704 à Marseille, y décédé le 26 avril 1766, fils d’André, avocat, et de Magdeleine BOULE. Veuve, elle rend hommage au nom de son fils pour la terre de Pierrerue en 1769 et 1775. D’où postérité.
      8. (Jean-Baptiste Polixène) Elzéar de RIPERT de MONCLAR dit l’Abbé de Monclar, étudiant au séminaire d’Aix, ordonné prêtre (1758), licencié en théologie de la faculté de Paris, docteur en Sorbonne, chanoine de l’église métropolitaine Saint-Sauveur d’Aix (1759), chanoine et archidiacre de la cathédrale d’Orléans, vicaire général et grand archidiacre du diocèse (1764), abbé commendataire de l’abbaye royale Notre-Dame d’Ivry près de Dreux (juin 1760), et de l’abbaye de Saint-Alyre de Clermont (nommé le 21 octobre 1764, mis en possession en 1767); né le 20 juillet 1729 à Aix, baptisé le même jour en l’église Sainte-Madeleine (parrain Jean-Baptiste de Piton de Tournefort avocat, marraine Polixène de Gantès d’Isnard), décédé en mars 1774 à Paris.

    6. Ne de RIPERT née et baptisée le 22 juin 1681 en la cathédrale d’Apt (parrain Joseph de Bermond seigneur de Besaure, marraine Louise de Fagou).
  7. Jean de RIPERT écuyer, seigneur d’Auribeau né vers 1658, décédé de manière accidentelle le 21 février 1730 à Apt, enseveli le lendemain.

V – Pierre-François de RIPERT de LA VERRIERE écuyer, seigneur de la Verrière et de Saint-Maurin, citoyen d’Apt, signe francois de la verrière (1705) ; épouse le 2 juin 1665 en l’église de Bonnieux, suivant contrat du même jour (joseph Allard, not. Saint-Saturnin), (Marthe) Gabrielle de MARTINIS de SAINT-AUBAN fille de feu Antoine, seigneur de Saint-Auban, et de Claire de BRUNY. Baptisée le 25 avril 1644 à Bonnieux, elle meurt le 7 juillet 1711 à Apt. D’où :

  1. André de RIPERT baptisé le 22 septembre 1666 en la cathédrale d’Apt (parrain André de Ripert son grand-père, marraine Claude de Brunis).
  2. Catherine de RIPERT baptisée le 15 novembre 1667 en la cathédrale d’Apt (parrain André d’Astuard, marraine Catherine de Soubeirats), décédée le 4 janvier 1723 à Apt, ensevelie le lendemain au couvent des Grands Carmes.
  3. Anne de RIPERT née le 19 février 1669 à Apt, baptisée le lendemain en la cathédrale (parrain Louis de Bezaure chevalier, marraine Blanche de Ripert); épouse le 12 novembre 1713 en la cathédrale d’Apt, Pierre de PROVENSAL écuyer, seigneur de Peyrolles, capitaine au régiment de Flandres, fils de feu Joseph, bourgeois d’Apt, et de Diane de CHABERT.
  4. Delphine de RIPERT née le 10 mars 1670 à Apt, baptisée le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Louis d’Astuard, marraine Anne de Castellane).
  5. Joseph de RIPERT né le 25 mai 1671 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Joseph de Ripert, marraine Catherine de Sollier).
  6. André qui suit,
  7. Jean Antoine de RIPERT né le 21 mai 1675 à Apt, ondoyé le même jour, cérémonies du baptême le 24 mai en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean de Ripert sieur d’Auribeau, marraine Ursule de Martinis).
  8. François de RIPERT écuyer, seigneur de la Verrière, major au régiment de la Fère, né le 29 décembre 1676 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert, marraine Marie d’Astuard Monclar qui signe Marion de Monclar), y décédé le 28 avril 1738.
  9. Ursule de RIPERT née le 19 mai 1680 à Apt, baptisée le lendemain en la cathédrale sainte-Anne (parrain Joseph de Ripert, marraine Ursule de Martinis).
  10. Thérèse de RIPERT née le 22 octobre 1681 à Apt, baptisée le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean de Ripert sieur d’Auribeau, marraine Delphine de Ripert).
  11. Jean-Baptiste de RIPERT né le 21 novembre 1683 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert, marraine Anne de Ripert).
  12. Jean Joseph de RIPERT né le 14 mai 1685 à Apt, baptisé le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain François de Ripert de la Verrière, marraine Dauphine de Ripert).
  13. Elzéar de RIPERT écuyer, seigneur de Saint-Auban, capitaine au régiment de la Fère, né le 2 mars 1687 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert de la Verrière, marraine Catherine de Ripert).

VI - André de RIPERT de LA VERRIERE écuyer, seigneur de la Verrière et Saint-Maurin, coseigneur de Barret-de-Lioure au diocèse de Gap, capitaine d’infanterie d’une compagnie détachée, réformé à la suite du régiment de la Marine, remplacé dans celui de Marcilly, signe Barret (1726), né le 13 octobre 1672 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert, marraine Françoise de Fagoue), décédé le 16 octobre 1742 à Apt, enseveli le même jour, épouse le 24 septembre 1702 en la cathédrale d’Apt, suivant contrat reçu la veille au parloir du monastère Sainte-Croix d’Apt (Durand, not.), Marie Rose d’ARTAUD de MONTAUBAN dame de Barret-de-Lioure, héritière de sa maison, fille unique de Charles, seigneur en partie de Barret, et de feue Françoise ASTUARD de CHEMINADE, le contrat prévoit que « comme ledit seigneur de Barret désire perpétuer sa maison dans celle de son futur gendre, il le prie que lui et les siens à l’avenir procréés du présent mariage et les leurs à perpétuité portent son nom et ses armes » (André Lacroix, Arrond. de Nyons, 1888). D’où :

  1. Pierre-François Félix Hyacinthe de RIPERT né le 29 juillet 1704 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Pierre François de Ripert sieur de la Verrière, marraine Suzanne d’Artaud de Montauban).
  2. Marthe Gabrielle de RIPERT d’ARTAUD de MONTAUBAN baptisée le 19 juillet 1705 en la cathédrale d’Apt (parrain François de Ripert de la Verrière, marraine Marthe Gabrielle de Martinis de Saint-Auban), ensevelie le 8 octobre 1764 à Apt, épouse le 9 janvier 1724 en la cathédrale d’Apt, en présence de Mgr Joseph Ignace de Foresta, évêque prince d’Apt, Jean-Joseph Marie de BLANC de Bonnieux, où il a été baptisé le 7 avril 1701, fils de Jean Vincent, et de Marie de RENAUD, l’épouse signe Marte Gabrielle de Barret.
  3. Joseph qui suit,
  4. Ursule Claire de RIPERT née le 12 août 1708 à Apt, baptisée le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean de Ripert sieur d’Auribeau, marraine Ursule de Martiny d’Athenosi).
  5. Charlotte Françoise de RIPERT née le 9 novembre 1709 à Apt, baptisée le même jour en l’église cathédrale (parrain Jean-Pierre François de Ripert conseiller du roi au parlement de Provence, marraine Marthe Gabrielle de Ripert épouse de Sinety).
  6. Marie-Anne Thérèse de RIPERT de BARRET d’ARTAUD de MONTAUBAN née le 1er mars 1712 à Apt, baptisée le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain François de Châteauneuf, marraine Marie Louise de la Rouyère d’Autric), décédée le 20 février 1764 à Saint-Saturnin, ensevelie le lendemain, épouse le 24 aout 1739 en l’église de Saint-Saturnin, Henry Joseph RIPERT avocat au parlement de Provence, juge de Saint-Saturnin, fils de feu Antoine, et de feue Marie Anne BROCHERY, de Saint-Saturnin, en présence de messire Rippert curé d’Ansouis.
  7. Jean Joseph Elzéar de RIPERT baptisé le 28 septembre 1713 en la cathédrale Sainte-Anne d’Apt (parrain Jean Joseph Silvestre, marraine Charlotte d’Albertas).
  8. Anne Marie Rose de RIPERT née le 11 juillet 1716 à Apt, baptisée le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Joseph de Ripert, son frère, qui signe Barret fils, marraine Françoise Charlotte de Ripert).

VII - Joseph de RIPERT BARRET d’ARTAUD de MONTAUBAN chevalier, seigneur de Barret et de la Verrière, citoyen d’Apt, premier consul d’Apt (1770), vend conjointement avec son fils André, au marchand Claude Mifre, une maison à Apt pour 4.796 livres le 10 janvier 1774 (Forest, not. Apt), vend l’arrière-fief de la Verrière, à Goult, avec moyenne et basse justice (1775) ; né le 30 juillet 1707 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Joseph de Ripert gouverneur de la ville de Saignon, marraine Catherine de Ripert), épouse le 15 février 1735 en la cathédrale d’Apt, suivant contrat du 12 janvier (Gaufridi, not.), Delphine de THOMAS de GIGNAC fille de Jean-Baptiste, seigneur de Gignac et Roquefure, et de Marguerite de GUERIN du CASTELLET. D’où :

  1. André Charles de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né le 29 décembre 1735 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert Artaud Montauban, marraine Marguerite de Guérin de Gignac).
  2. Suzanne de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN née vers 1736, décédée le 25 mars 1764 à Apt, inhumée le même jour, elle signe Susanne de Barret.
  3. Anne Claire Félicité Perpétue de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN née le 12 août 1738 à Apt, baptisée le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean Joseph Marie de Blanc, marraine Marguerite de Thomas de Fonsbelle), épouse le 4 novembre 1767 en la cathédrale Sainte-Anne d’Apt, Jean Paul Alexis de MASSAN de PLANET ancien capitaine d’infanterie au régiment de Quercy, chevalier de Saint-Louis, retiré du service en 1746 après 21 ans de service et 11 campagnes, pensionnaire du roi, né le 14 novembre 1715 à Carpentras, fils de feu Alexis, et de Thérèse de PLANET.
  4. (Marie) Rose de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN née le 3 novembre 1739 à Apt, ondoyé le lendemain, supplément de cérémonies le 6 en la cathédrale Sainte-Anne d’Apt (parrain Jean de Ripert de Saint-Maurin, ancien capitaine du régiment de Hainaut, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, marraine Rose de Thomas de Gignac de Clément), y décédée le 24 octobre 1743, inhumée le même jour.
  5. André qui suit,
  6. Jean Joseph Gabriel de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né le 13 septembre 1742 à Apt, baptisé le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean Joseph Gabriel de Thomas Gignac chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, marraine Anne Marie Thérèse de Ripert Artaud de Montauban), y enseveli le 16 novembre 1757.
  7. Romary Elzéar de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né le 25 octobre 1745 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Ignace Elzéar Romary de Thomas chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, marraine Marie Rose Suzanne Marguerite de Ripert Artaud Montauban sa sœur), décédé le 15 octobre 1756 à Apt, enseveli le lendemain.
  8. Marie Delphine de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN née le 16 novembre 1746 à Apt, baptisée le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jacques Clément avocat en la cour, marraine Suzanne d’Artaud de Montauban), y décédée le 8 novembre 1765.
  9. Jean-Baptiste Charles de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né le 8 avril 1748 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean-Baptiste Henry Bruno de Thomas Gignac, marraine Marie de Rémerville).
  10. Pierre François Henry de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né le 26 février 1752 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Henry Joseph de Ripert, marraine Marthe Gabrielle de Ripert Artaud Montauban de Blanc).
  11. Laurent (Antoine) de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN né le 27 avril 1754 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert Artaud Montauban, marraine Marie Suzanne Marguerite de Ripert Artaud Montauban ses frère et sœur), décédé en nourrice chez Anne Pin femme de Sauveur Maurel le 20 octobre 1755 à Villars, enterré le lendemain.

VIII - André de RIPERT de BARRET ARTAUD de MONTAUBAN chevalier, seigneur de Barret, citoyen d’Apt, admis à siéger aux Etats de Provence (1788), signe Ripert de Barret ou simplement Barret ; né le 16 juillet 1741 à Apt, baptisé le lendemain en la cathédrale (parrain André de Ripert Artaud Montauban seigneur de Barret et de la Verrière, marraine Marie d’Astuard de Monclar), décédé le 3 novembre 1800 à Claveyson (Drôme), épouse le 5 février 1767 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix, Marianne de MEYRONNET SAINT-MARC fille de Philippe, seigneur baron de Saint-Marc, Collongue et le Prignon, conseiller au parlement de Provence, et de Thérèse de FAURIS de SAINT-CLEMENT. Décédée le 25 octobre 1808 à Hyères. D’où :

  1. (Marie-Thérèse) Emilie de RIPERT de BARRET ARTAUD MONTAUBAN née le 7 janvier 1768 à Apt, ondoyée à la maison le 10, cérémonies le 15 en la cathédrale (parrain Joseph de Ripert Artaud Montauban baron de Barret, marraine Thérèse de Portalis de Meyronnet au nom de dame Thérèse de Fauris, baronne de Saint-Marc), inhumée le 11 février 1817 au Père Lachaise ; épouse le 29 mars 1785 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix, Antoine François Michel GAY de TARADEL écuyer, né le 8 mai 1759 à Marseille, fils de Jean-Antoine, ancien négociant, seigneur de Taradel, conseiller secrétaire du roi en la grande chancellerie de France, et de Marguerite Laurence COUTTIER sa seconde épouse. Porté sur la liste des émigrés (28 juin 1792), il meurt le 9 juin 1828 à Taradeau.
  2. (Marie Dauphine Philippine) Fortunée de RIPERT de BARRET ARTAUD de MONTAUBAN chanoinesse du chapitre noble de Saint-Antoine de Viennois de l’ordre de Malte (23 mai 1788), née le 27 janvier 1769 à Apt, baptisée le lendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Philippe de Meyronnet chevalier, seigneur baron de Saint-Marc, conseiller du roi au parlement d’Aix, marraine Delphine de Thomas de Gignac baronne de Barret) ; épouse le 25 octobre 1796 à la mairie de Rians, Jean-François de CHAILAN de MORIèS LAMBRUISSE chevalier, lieutenant de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, fils de Jean-Baptiste, écuyer, seigneur de Lambruisse et en partie de Moriez, et de Marie-Anne CHAILAN.
  3. Marie Adélaïde Françoise Gabrielle de RIPERT de BARRET ARTAUD de MONTAUBAN née le 12 août 1770 à Apt, baptisée le surlendemain en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jules François Bruno de Meyronnet chevalier, seigneur baron de Saint-Marc, conseiller du roi au parlement de Provence, marraine Catherine de Lisle baronne de Monclar, marquise de Saint-Saturnin), inhumée le 18 mars 1774 à Aix.
  4. (Joseph) Auguste (Fortuné) qui suit,
  5. (André Jean Hyppolite) Elie de RIPERT de BARRET ARTAUD de MONTAUBAN dit le Chevaler de Ripert, clerc tonsuré (1786), admis au collège royal de la marine d’Alais (14 décembre 1787, sur un certificat de noblesse délivré par Chérin le 2 avril), chevalier de l’ordre de Malte de minorité (1788), capitaine de frégate, commande la marine contre les Anglais à Castellamare, perd une jambe au combat de Procida (4 mai 1810), meurt de ses blessures le lendemain ; était né le 16 octobre 1773 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain André de Ripert Artaud Montauban, chevalier, seigneur baron de Barret, seigneur de la Verrière, son grand-père, au nom de Jean Elie de Ripert colonel d’infanterie, chevalier de Saint-Louis, marraine Marie-Thérèse Emilie de Ripert Artaud Montauban, sa sœur).
  6. (Ange) Jules de RIPERT ARTAUD de MONTAUBAN dit le Comte de Ripert d’Artaud de Montauban, chef d’escadron de hussards, se retire à Tarascon avec une pension et le grade de major de cavalerie aux termes de 45 ans de service (1849), officier de la Légion d’honneur ; né le 8 février 1783 à Saignon, ondoyé le lendemain, cérémonies le 21 avril à Saint-Saturnin (parrain Jean Joseph Gabriel Ange de Clément seigneur de Fontienne, marraine Angélique de Sinety), décédé le 1er décembre 1869 à Hyères ; épouse le 8 novembre 1843 à Tarascon, Françoise ASTIER née le 21 décembre 1815 à Anjou (Isère), décédée le 30 janvier 1864 à Hyères, fille de Pierre, voiturier, et de Christine SOREL.

IX - Auguste de RIPERT de BARRET ARTAUD de MONTAUBAN dit Marquis de Ripert Barret, puis le Marquis de Monclar (relève le titre et le nom de cette branche éteinte), baron de Barret, chevalier, élève de la marine (15 avril 1787, certificat de noblesse délivré par Chérin le 31 avril), émigre à Nice comme lieutenant de la légion du marquis de Colbert-Cannet (1791), rejoint l’armée des Princes, entre au service du roi de Sardaigne comme sous-lieutenant au corps français (25 juin 1794), lieutenant de chasseurs français (19 février 1795), capitaine lieutenant (25 août 1795), chevalier de l’ordre des Sts. Maurice et Lazare de Sardaigne (27 août 1796), capitaine d‘infanterie (5 novembre 1796), rentre en France où il trouve un emploi aux hôpitaux militaires de Marseille, est garde-magasin aux hospices de l’armées d’Italie (1797), chef de division des équipages (1798), secrétaire militaire, capitaine au régiment provincial de Pignerol (24 février 1800), amnistié (2 septembre 1802), chef de bataillon de la garde nationale du Vaucluse et des grenadiers chasseurs de l’arrondissement d’Apt (28 août 1813), juge de paix du canton d’Avignon (1814), chevalier de l’ordre de Saint-Louis (18 août 1814), capitaine de frégate (31 décembre 1814), président du collège électoral de Carpentras (1815), se retire du service (22 octobre 1817), pensionné sur les Invalides (10 juin 1820) ; né le 19 juin 1772 à Apt, baptisé le même jour en la cathédrale Sainte-Anne (parrain Jean Pela, marraine Marguerite Roux, pauvres de la paroisse), décédé le 21 novembre 1839 à Avignon ; épouse le 28 avril 1803 à la mairie d’Apt, Thérèse (Gabrielle Dorothée) de SOBIRATS de Carpentras, où elle est née le 11 novembre 1784, fille de Victor Amédée Joseph Bernard, comte de Sobirats, et de Christine de NOVARIN de LONCHAMPS. Elle teste le 9 novembre 1817 à Aix, et meurt le 27 août 1860 à Carpentras. D’où :

  1. Amédée qui suit,
  2. Gustave de RIPERT ARTAUD de MONTAUBAN de BARRET dit le Comte de Barret, officier de cavalerie, capitaine de pompiers à Bourg-Saint-Andéol, fait rétablir son état-civil (10 juin 1841), hérite de son grand-oncle François de Sobirats (testament du 7 avril 1856), s’installe au château du Jonquier à Mazan, fait donation à ses filles (25 mars 1879) ; né le 11 mars 1810 à Apt, décédé le 26 décembre 1899 au château du Jonquier; épouse le 28 juin 1841 au Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), Victorine PICHOT de LESPINASSE née en 1813 à Bourg-Saint-Andéol, fille de Firmin, chevalier de Lespinasse, propriétaire, dernier de sa famille, et d’Amélie de BILIOTTI. Elle décède le 31 décembre 1891 au château du Jonquier. D’où :

    1. Thérèse de RIPERT-BARRET ARTAUD de MONTAUBAN célibataire, bienfaitrice des écoles libres, héritière du château du Jonquier à Mazan, qu’elle vend en viager au marquis des Isnards, de Carpentras ; née le 7 mai 1842 à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), décédée le 11 octobre 1929 au château du Jonquier.
    2. Cécile Renée de RIPERT-BARRET ARTAUD de MONTAUBAN née le 13 décembre 1845 à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), décédée le 3 septembre 1847.
    3. Cécile de RIPERT-BARRET ARTAUD de MONTAUBAN religieuse de la Visitation de Sainte-Marie à Annecy ; née le 4 juillet 1848 à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), décédée en 1924.
    4. Françoise de RIPERT-BARRET ARTAUD de MONTAUBAN héritière du domaine des Paluns à Loriol, née le 7 octobre 1852 à Bourg-Saint-Andéol (Ardèche), décédée le 14 mars 1936 au château d’Allemagne ; épouse 1) le 26 avril 1874 au château de Jonquier à Mazan, Ernest QUARRé de VERNEUIL capitaine d’artillerie, mis en non activité depuis 1871 (pour avoir participé en habit militaire à une manifestation royaliste sous la Commune), réhabilité en 1887 comme capitaine adjoint, officier d’académie (1877), fils d'Eugène et de Louise O’REILLY. Né le 30 mars 1839 à Paray-le-Monial, il meurt le 11 janvier 1907 au château d’Allemagne. 2) le 29 février 1908 en la chapelle du château d’Allemagne, François de RIPERT-MONCLAR marquis de Monclar, son cousin.

X - Amédée de RIPERT-MONCLAR ARTAUD de MONTAUBAN dit Comte puis Marquis de Ripert-Monclar (1839), chevalier de Malte, licencié en droit, auditeur à la grande chancellerie de France (1828), substitut du procureur du roi à Avignon (1829), quitte la magistrature à l’avènement de Louis-Philippe (1830) ; ardent royaliste, il participe à l’expédition de la duchesse de Berry (1832), arrêté et brièvement emprisonné, il séjourne en Angleterre (1834) et devient l’agent secret de la famille royale en France, se lie d’amitié avec le poète Robert Browning ; directeur-fondateur d’une compagnie d’assurance judiciaire (1834), et de la banque de crédit Omnium (1838), qui fait faillite (1839), il achète le château d’Allemagne près de Riez (1839), à défaut d’acquérir celui de Monclar, et en entreprend la restauration, est autorisé à porter le titre de marquis de Ripert-Monclar (1839), se consacre à l’économie et à l’histoire, et publie de nombreux ouvrages (Essai sur la vie et les ouvrages du marquis de Fortia d’Urban, 1840, Des Banques de France, 1840, Statistique du Piémont, 1841, Histoire des institutions de crédit, 1847, Catéchisme financier, 1848, ainsi que des poésies), candidat aux élections législatives (1848) ; né le 25 décembre 1807 à Apt, décédé le 4 février 1871 à Paris durant le siège; épouse le 19 mars 1838 à Paris, Clémentine JERNINGHAM de STAFFORD fille d’Edward, avocat à Painswick (Gloucestershire), et d’Emily-Mary MIDDLETON of TOWNHILL. Née en 1812 à Londres, décédée le 22 août 1864 à Paris (7e). D’où :

  1. Octave de RIPERT-MONCLAR né vers juin 1839 à Paris, décédé le 23 février 1841 à Marseille.
  2. Marie-Thérèse de RIPERT-MONCLAR dite Nina, célibataire, née le 28 mars 1841 à Marseille, décédée le 4 septembre 1871 en une dépendance du couvent des carmélites de Carpentras où elle s’était retirée en 1865, après la mort de sa mère.
  3. François qui suit,

XI - François de RIPERT-MONCLAR ARTAUD de MONTAUBAN dit Comte puis Marquis de Ripert-Monclar (1871), licencié en droit (1864), élève de l’école des Chartes, diplômé archiviste-paléographe (30 janvier 1865) après avoir soutenu une thèse remarquée sur la domination des empereurs d’Allemagne en Dauphiné et en Provence, embrasse la carrière diplomatique, attaché à la direction du ministère des Affaires étrangères (20 nov. 1864), secrétaire de la légation de France à Mexico (1866), condamné à mort par les républicains mexicains, il échappe à son sort (1867), attaché à la légation de Lima au Pérou (1870), chargé d’affaires à Santiago du Chili (1872), consul de seconde classe à Tbilissi en Géorgie (18 juin 1873), consul général de France à Brême, Stuttgart, Florence (2 déc. 1880), Montevideo (29 juin 1882), Bogota (27 janvier 1885), Québec (1885), Amsterdam (8 déc. 1885), la Havane (25 mars 1889), envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Caracas au Vénézuéla (1891-1895), délégué à Berne lors de l’affaire du Contesté franco-brésilien, promu ministre de 1ère classe (1901), décoré de la Médaille du Mexique, chev. LH (1867), puis cmd. (8 août 1901), cmd. Léopold (1894), gd off. Libérateur (1893), off. ND. de Guadalupe, chev. Rose du Brésil etc., prend sa retraite fin 1901 pour des raisons de santé et se retire au château d’Allemagne, bibliophile et historien (Cartulaire de la commanderie de Richerenches, 1907, Recherches sur l’origine de la maison de Castellane), membre et associé de nombreuses sociétés savantes (Soc. des Antiquaires, 1885, Soc. bibliographique, de géographie, 1874, d’archéologie, d’Etudes des Hautes-Alpes, 1881, de l’Académie de Vaucluse, 1902, etc.), collectionneur et amateur d’art, photographe ; né le 31 mai 1844 à Paris, décédé le 14 janvier 1921 au château d’Allemagne, inh. le 17 au cimetière ; épouse 1) le 16 juillet 1867, Francisca CAMPERO y del BARRIO fille de don Manuel, ancien ministre du Costa-Rica, et de Maria Gertrudis del BARRIO y RENGEL des marquis d’Apartado et comtes d’Alcaraz. 2) le 29 février 1908 en la chapelle du château d’Allemagne, Françoise de RIPERT-BARRET sa cousine, veuve d’Ernest QUARRE de VERNEUIL. Sans héritier, ils lèguent par testament leurs biens, notamment le château d’Allemagne et celui de Mazan, aux écoles libres des diocèses de Digne et d’Avignon. Les archives familiales sont léguées quant à elles à la famille Ripert d’Alauzier, qui les versera plus tard aux Archives du Vaucluse.

Sans postérité.


Jean-Pierre François de Ripert de Monclar
procureur général au parlement de Provence
(1711-1773)

Ci-dessous, le même, plus jeune.
(coll. Ripert d'Alauzier)



 

François de Ripert Monclar
diplomate
(1844-1921).

 

 
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