Anciennes familles de Provence
     

 

(de) Loth


 

 

Famille établie à Manosque depuis l’an 1619, anoblie en 1709 par une charge de conseiller secrétaire à la cour des Comptes de Provence, et originaire du village de Gréoux où Melchion Loth son auteur, était notaire. M. Borricand la dit issue de noble Thomas Loth écuyer, originaire du Languedoc.

Sous la Révolution, Jérôme de Loth (1750-1810), officier de dragons, marié à une demoiselle de Gassaud, eut deux fils : l’aîné, Hippolyte de Loth (1795-1878), élu maire de Manosque, continue la famille de Loth, actuellement implantée en Aquitaine, le cadet Marius de Loth (1800-1831) mort prématurément, fut père d'Emile de Loth (1830-1920), avocat en la principauté de Monaco dont il fut maire pendant quinze ans, qui ne laissa que des filles.

Armes : d'azur au fer de lance d'argent et une fasce en divise cousue de gueules brochant. Des armes furent attribuées à l’avocat Joseph Loth, mais sans doute jamais portées : d’azur à un grelot d’argent.

Les Loth restés de condition modeste à Gréoux, ont perduré jusqu’à la Révolution et sûrement au-delà.

 


I - Melchion LOTH notaire royal de Gréoux, épouse Lucrèce AUDIBERT. D’où :

II - Balthasar LOTH écuyer de Gréoux, étudiant en droit, bourgeois de Manosque, épouse par contrat du 23 septembre 1619, Madeleine de REBUTY dite Madon, née en 1612 à Forcalquier, fille de Balthasar, avocat au parlement de Provence, et de Marguerite de FAURIS. Veuve, Madeleine de Rebut fait donation de tous ses biens à Abel Lot écuyer, son fils, le 28 janvier 1658, elle meurt à l’âge de 64 ans le 12 juillet 1676 et est inhumée le lendemain à Saint-Sauveur de Manosque. D’où :

  1. Abel de LOTH donataire de sa mère en 1658.
  2. Noël qui suit,
  3. Jean LOTH bourgeois de Manosque, né vers 1637 décédé à l’âge d’environ 73 ans le 14 janvier 1710 inhumé le lendemain à Saint-Sauveur de Mansoque.
  4. Anne de LOTH décédée en 1673 épouse en 1656 Esprit de GLANDEVES docteur en médecine, premier consul de Manosque, fils de Jean-Barthélémy, chirurgien à Manosque, et de Suzanne FORNEL.

III – Noël de LOTH bourgeois de Manosque, qualifié écuyer, épouse le 5 février 1662 à Marseille en l'église Notre-Dame des Accoules, Catherine de BARBARIN, de Marseille, fille de Paul et de Jeanne de LEGRAND. Elle meurt à l’âge d’environ 60 ans le 4 mai 1702 et inhumée en la paroisse Saint-Sauveur de Manosque. Elle eut ses armes, inscrites à l'Armorial d'Hozier : d'or à deux barres d'azur. D’où :

IV - Paul Joseph LOTH avocat en la cour, conseiller secrétaire du roi en la chancellerie près la cour des Comptes, Aides et Finances de Provence, nommé par lettres royales du 10 juillet 1707, épouse le 9 novembre 1689 à Saint-Sauveur de Manosque, Françoise RAFFIN fille de Mary, bourgeois de Manosque, et de Claire de GOUGON, elle meurt en 1744, d’où :

  1. Jean de LOTH né le 27 baptisé le 28 décembre 1690 à Saint-Sauveur de Manosque (parrain Mary Raffin, marraine Catherine Barberin), inhumé le 20 octobre 1695.
  2. Balthasar de LOTH écuyer de Manosque, avocat, consul moderne de la ville en 1728, subdélégué de l’Intendant, membre de l’oeuvre de la paroisse Saint-Sauveur, né et baptisé le 28 avril 1692 à Saint-Sauveur de Manosque (parrain Jean Loth, marraine Jeanne de Glandevès), décédé le 21 novembre 1760 inhumé le lendemain en la tombe de ses ancêtres, épouse le 1er mars 1733 à Notre-Dame de Romigiers, Jeanne de GREAUX fille de Pierre, bourgeois de Manosque, et de Marie Anne BONARD, en présence de Pierre Silvy docteur en médecine et André Chaillan. D’où :

    1. Joseph Pierre de LOTH propriétaire, né le 17 baptisé le 18 novembre 1734 à Saint-Sauveur de Manosque (parrain Pierre de Gréaux, marraine Françoise de Raffin), décédé à l’âge de 80 ans le 11 mars 1814 en sa maison rue du Terreau à Manosque, épouse Marie Rose de CLEMENS de FONTIENNE.
    2. Jeanne Françoise de LOTH née le 30 août baptisée le 15 septembre 1737 à Saint-Sauveur de Manosque, décédée le 19 octobre 1739.

  3. Madeleine de LOTH décédée à l’âge d’environ 70 ans à Aix, inhumée le 5 septembre 1764, épouse le 10 novembre 1716 à Saint-Sauveur de Manosque, Jean-Pierre de GERARD écuyer d’Aix, fils de feu noble Gaspard, conseiller secrétaire du roi près la Cour des Comptes, natif de Bauduen, et de Marguerite DARET, en présence de Joseph d’Arnaud seigneur de Nibles, conseiller du roi au parlement, Joseph Marius Gros écuyer d’Aix, Paul Pierrugues, André de Saint-Martin Vachier, et noble Pierre de Fauris de Néoules.
  4. Claire de LOTH née le 27 baptisée le 28 avril 1698 à Saint-Sauveur de Manosque (parrain Esprit de Glandevès médecin et premier consul, marraine Honorade d’Ille femme d’Alexandre Gougony), décédée le 4 mai suivant.
  5. Françoise de LOTH née vers 1700, décédée à l’âge d’environ 27 ans le 14 février 1727, inhumée le lendemain en la paroisse Saint-Sauveur de Manosque, épouse le 13 juillet 1717 à Saint-Sauveur de Manosque, Joseph DULME bourgeois, né en 1671, fils de Joseph, bourgeois, et de feue Anne de PIOLLE, les témoins sont Pierre de Gréaux, Joseph Eymar, Jean de Burle de Champclos, André de Vachier Saint-Martin.
  6. Pompée qui suit,
  7. Joseph de LOTH décédé et inhumé le 7 juillet 1711 âgé d’environ 6 ans.
  8. François de LOTH né et baptisé le 18 juin 1707 à Saint-Sauveur de Manosque (parrain François Garnier, marraine Magdeleine Loth sa soeur), décédé le 26 juillet 1710 à Saint-Sauveur de Manosque.

V - Pompée de LOTH écuyer de Manosque, bourgeois, né le 21 février 1700 baptisé le lendemain à Saint-Sauveur de Manosque (parrain Pompée Raffin prêtre de l’ordre de Cluny, marraine Marthe de Frépat, veuve de François Issautier docteur en médecine), épouse Elisabeth BESSON. D’où :

  1. Françoise Elisabeth de LOTH née et baptisée le 9 mars 1738 à Saint-Sauveur de Manosque (parrain Claude Besson prêtre, marraine Françoise de Raffin de Loth), décédée le 18 suivant.
  2. Ne de LOTH décédée le 11 février 1740.
  3. Balthasar Augustin de LOTH capitaine au régiment d'Auvergne, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, né le 28 août 1741 baptisé le lendemain à Saint-Sauveur (parrain Balthasar Loth écuyer, son oncle, marraine Jeanne de Gréaux femme de ce dernier), décédé le 5 prairial an XII à Manosque, épouse Félicité de DONODEÏ, décédée à l’âge de 61 ans le 23 septembre 1818 à Manosque, fille de François Gabriel, propriétaire, et de Magdeleine Françoise FAUQUE ; d’où :

    1. Marie Gabrielle Lucie de LOTH célibataire, née le 15 septembre 1783 à Manosque, baptisée le 16 mars 1784 (parrain François Gabriel de Donodei son ayeul, marraine Marie Rose de Clémens), décédée à l’âge de 77 ans le 3 avril 1859 en sa maison rue des Marchands à Manosque.
    2. Joseph Gabriel Ambroise de LOTH né le 7 décembre 1785 à Manosque, baptisé le 23 octobre 1786 (parrain Pierre Joseph de Loth, marraine Marguerite Anne Thérèse de Reynaud).
    3. Antoinette de LOTH née le 12 avril 1788 à Manosque, baptisée le même jour à Notre-Dame (parrain Antoine Jérôme de Loth officier des dragons au régiment de Languedoc, marraine Françoise Sauteyron de Piolle), décédée à l’âge de 78 ans, le 2 janvier 1867 à Manosque, épouse à l’âge de 34 ans le 20 janvier 1823 à la mairie de Manosque, Frédéric EYRIES propriétaire, âgé de 34 ans, né à Manosque le 11 février 1788, fils de feu Joseph, avocat en la cour, et de feue Marie Paule PELLISSIER ; les témoins sont Antoine Delaye perruquier, Laurent Gautier propriétaire, Pierre Lacouture coutelier, et Jean Joseph Rougon tailleur d’habits.
    4. Angélique Désirée de LOTH née le 18 avril 1790 à Manosque.
    5. Félicité de LOTH décédée à l’âge de 30 ans le 3 mars 1823 à Manosque.

  4. (Antoine) Jérôme qui suit,

VI - Jérôme de LOTH lieutenant au régiment de Languedoc, puis capitaine au 6e régiment de chasseurs à cheval suivant brevet du 25 janvier 1792, officier de dragons, retraité, né le 17 janvier 1750 baptisé le 9 mars à Saint-Sauveur de Manosque (parrain Antoine Jérôme de Gérard de Savigny prêtre, marraine Madeleine de Sabran), y décédé le 9 juillet 1810, épouse le 11 avril 1792 à Saint-Mary de Forcalquier, Madeleine de GASSAUD née le 11 juin 1755 à Manosque, fille cadette de Jacques-Paul, officier d’infanterie, seigneur de Beaulieu, et de Clotilde de LAUGIER. D’où :

  1. Balthasar Victor de LOTH né le 21 juillet 1792 baptisé le 26.
  2. Hippolyte qui suit,
  3. Marius de LOTH receveur au bureau de l’enregistrement au bureau de Barrême, né à Paris le 12 mars 1800 (21 ventôse an VIII), décédé le 3 mars 1831 à Castellane, épouse le 4 février 1828 à Castellane, Pauline POILROUX née le 13 mars 1809 à Castellane, décédée en 1836, fille de Jacques, docteur en médecine, et de Jeanne Félicité PAUL, les témoins sont Jean-Antoine Nalin propriétaire à Forcalquier, cousin de l’époux, Pierre-François Bouffier négociant à Manosque, Alexandre Poilroux juge de paix à Castellane, oncle de l’épouse, et Joseph Désiré Collomp juge auditeur à Digne, beau-frère de l’épouse, laquelle signe Pauline Poilroux. D’où un fils :

    1. Emile de LOTH né en 1830 à Castellane, décédé en 1920 à Monaco, maire de Monaco. Marié et père de six filles mariées dans les familles Chauvin, Blanchy, Bertholier, Damel, Robert et Cauchy.

VII - Hippolyte de LOTH propriétaire, licencié en droit, maire de Manosque en 1832, conseiller général, obtient par jugement du 12 novembre 1859 de rétablir la particule de son nom dans son état-civil et dans celui de ses parents ; né le 1er septembre 1795 à Manosque, décédé le 26 juin 1878 à Manosque, épouse le 27 octobre 1824 à la mairie de Valensole, Eulalie de VILLENEUVE-ESCLAPON née le 24 octobre 1805 à Valensole, décédée le 4 août 1854 à Manosque âgée de 48 ans, fille d’Elzéard (1765-1820) capitaine de frégate, chevalier de Saint-Louis, et de Thérèse Cécile Luce de CLERISSY-ROUMOULES (1780-1808), les témoins sont Marius de Loth propriétaire, frère de l’époux, Antoine Gaspard Clérissy de Roumoules, propriétaire, oncle de l’épouse, Louis Auguste de Villeneuve, propriétaire, chevalier de Saint-Louis, et Hélion de Villeneuve, propriétaire, tous deux oncles de l’épouse. D’où :

  1. Henri qui suit,

IX - Henri de LOTH propriétaire rentier à Manosque, président du syndicat agricole, du canal et de l’administration de l’hospice de Manosque, né le 12 avril 1826 à Manosque, décédé après 1893, épouse le 22 janvier 1861 au château de la Vière à Saint-Thibéry (Hérault), et suivant contrat du même jour à Montpellier (Bonfils notaire), Elisabeth de ROUSSY âgée de 21 ans, née le 24 mars 1839 à Montpellier, fille d’Eugène, vicomte de Roussy (1787-1872), lieutenant-colonel de cavalerie, officier de la Légion d’Honneur, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis et de l’ordre souverain de Saint-Jean de Jérusalem, propriétaire à Saint-Thibéry, et d’Armandine de CASTILLON de SAINT-VICTOR (décédée le 19 octobre 1850), les témoins au mariage sont René de Roussy maréchal des logis aux Chasseurs d’Afrique, et Jean-Emmanuel de Roussy, propriétaire, frères de l’épouse, Romée comte de Villeneuve, d’Aix, oncle de l’époux, et Hélion de Villeneuve, garde des Eaux et Forets à Niort, cousin de l’époux. D’où :

  1. Jean Louis Emmanuel de LOTH né le 25 juillet 1863 à Manosque.
  2. Léon qui suit,

X - Léon de LOTH avocat, membre de la Société archéologique du Midi, né le 1er octobre 1866 à Manosque, décédé le 26 septembre 1959 à Castelnau-Picambeau (Haute-Garonne), épouse par contrat du 9 août à Carpentras (Barcillon notaire) et le 12 septembre 1893 à la mairie de Castelnau, Paule de CASTILLON de SAINT-VICTOR âgée de 24 ans, née le 22 mars 1869 à Castelnau, fille de Joseph Hippolyte (1830-1898), comte de Castillon de Saint-Victor, lieutenant d’infanterie, propriétaire châtelain de Castelnau, et de Joséphine de BON, les témoins du mariage sont le vicomte René de Roussy oncle de l’épouse, le vicomte Arthur de Villeneuve Esclapon, oncle de l’époux, le vicomte Pierre de Castillon Saint-Victor, propriétaire à Muret, cousin de l’épouse, et le marquis Hippolyte de Bon, grand oncle de l’épouse. D’où :

  1. Henri qui suit,
  2. Hippolyte de LOTH domicilié à Toulouse, marié à Marie de LAGARRIGUE, d'où postérité.

XI - Henri de LOTH domicilié à Manosque et au château de Bellefontaine à Baron (Gironde), épouse Marie de SCORAILLES née le 18 février 1893, fille de Raoul (1859-1940), marquis de Scorailles, aîné de la maison de Scorailles en 1931, châtelain de Montredon des Corbières (Aude), de Sangruère près d’Agen (Lot-et-Garonne), et du Bruka (Gers), membre de la maison de France, maire de Blanquefort (Gers), et de Clémentine de MONTREDON.

D'où un fils et une fille.

 

 
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