Anciennes familles de Provence
     

 

(de) Julianis


 

 

La famille de Julianis appartient à la noblesse parlementaire d’Aix.

Ses origines se situent à Ollioules près de Toulon, où elle est connue depuis la seconde moitié du XVe siècle, époque à laquelle Jean de Julianis (de Julhanis), fils de Guillaume, d’Ollioules, fait son testament devant Me Jacques Pavès, notaire à Toulon. Peuvent se rattacher à ces deux premiers personnages Guillaume Juliani, notaire et greffier de Draguignan, qui exerçait également ses fonctions auprès de la cour de la Sainte Inquisition en 1460.

Toutefois, les preuves de noblesse de Jean-François de Julianis établies en 1688 pour son admission à la Petite Ecurie du roi font mention du testament d’un certain Georges de Julianis en date du 5 octobre 1412, par lequel il est qualifié fils de nobles Gilles de Julianis et Jeanne Roque sa femme, de la ville de Nîmes. Cet acte ancien mais sans aucun lien avec les Julianis provençaux, doit être regardé comme une pièce « rapportée », destinée à répondre au besoin de la famille de se trouver d’anciennes qualifications.

Contemporain de Jean de Julhanis ci-dessus, Laurent Julianis, d’Ollioules, est celui par qui commence la filiation. Marié dans la famille des Signier, riches marchands à Toulon, Laurent Julianis laisse au moins trois enfants : une fille, Anthonette, mariée peu avant 1475 au bailli Jean Thomas, viguier de Toulon, Jean Julianis qui acquiert en 1502 un office de conseiller auditeur en la chambre des Comptes de Provence, et François Julianis acquéreur d’un office de greffier aux soumissions d’Aix, qu’il transmettra à son fils François de Julianis en 1533. Jacques de Julianis, fils de ce dernier, hérite en 1586 du conseiller André Pena, dont il a épousé la fille quatre ans plus tôt, la charge anoblissante de conseiller au parlement de Provence. Ses petits-fils François et Alexandre de Julianis seront maintenus nobles en 1669.

Ce dernier, héritier par sa femme de la terre du Rouret près de Grasse, après avoir servi plus de 25 ans dans les armes, est récompensé de ses services par Louis XIV qui lui confie en 1679 le commandement de la forteresse de Brégançon. Cette charge reviendra après lui à son fils Jean-François de Julianis, ancien page du roi, devenu capitaine de galère et chevalier de Saint-Louis. Marié à Paris, ce dernier laisse un fils mineur en 1731, dont nous perdons la trace.

Une branche des Julianis, issue de Balthasar Julianis, conseiller au siège de Marseille, fils du greffier François Julianis, installée dans le négoce à Avignon, fut relevée de sa « dérogeance » supposée par bref du pape Benoît XIV du 12 février 1755 (Armorial général de France par Louis-Pierre d’Hozier, reg V, Paris, 1764).

*

Armes : de sinople au pal d’or chargé d’un pal de gueules au chef d’argent chargé d’une épée contreposée de sable. Le second pal, de fait plus petit que le premier, est aussi appelé vergette.

Alexandre de Julianis seigneur du Rouret, gouverneur du fort de Brégançon écartelait ses armes au II et III d’azur à trois bandes d’argent. Il s’agit certainement des armes, ou d’une variation des armes des Vivaud dont sa femme était l’héritière, selon l’abbé Robert, qui blasonne ainsi les armes de cette famille : de gueules à trois bandes d’argent et un lion de même posé entre les deux premières bandes.


I – Laurent JULIANIS d’Ollioules, fait donation à son gendre Jean Thomas d’une maison à Toulon par acte reçu Louis Girardi notaire, le 11 février 1475 (Boisgelin, Les Thomas), vivant en 1479, épouse Anthorone (ou Gassène, ou Anne) SIGNIER alias Signeri, probablement parente de noble Ferdinand Signier, riche marchand de Toulon. D’où :

  1. François qui suit,
  2. Anthonette de JULIANIS épouse noble Jean THOMAS de Toulon, viguier, bailli et clavaire de ladite ville après son père, fils d’Antoine, syndic et bailli de Toulon, secrétaire et familier du roi René, viguier et capitaine d’Hyères (1442), chevalier de l’ordre du roi de Castille (1444), nommé capitaine châtelain de Toulon (1445), chargé de poursuivre les pirates, et de Catherine GARNIER sa première épouse. Antonette Julianis teste le 24 septembre 1476 (Pierre Fournier notaire) puis, veuve, le 18 juin 1499. Il meurt ab intestat en 1499.
  3. Jean de JULIANIS né à Ollioules, nommé secrétaire rational, auditeur et archivaire en la chambre des Comptes de Provence par provisions du 20 septembre 1502 sur résignation d’Antoine de Signier son oncle, fait un appointement avec son épouse au sujet de leurs jardins le 6 mai 1543 (Sauveur Bérard notaire), meurt avant le 2 mai 1541 ; épouse Marguerite BOISSELLI fille de Jean, notaire et secrétaire du roi, originaire de Rians, et d'Annette PINCHINAT. Elle est soeur de Hugone Boisselli femme de Guillaume Fabri notaire et secrétaire du roi, de Magdeleine Boisselli femme de Bartélémy Boyer juriste d’Aix. D’où :

    1. Antoine de JULIANIS teste le 21 mai 1545 à Aix (Sauveur Bérard notaire).
    2. Catherine de JULIANIS épouse en 1544, Louis de ROGERI docteur ès lois, avocat du roi au siège général d’Aix, fils de Jean, bourgeois d’Aix.

II – François de JULIANIS notaire royal et secrétaire de la ville et cité d’Aix, nommé l’un des greffiers des soumissions de Provence, né à Ollioules, teste à Aix le 23 décembre 1538 puis le 2 avril 1541, est décédé avant 1551, épouse suivant contrat du 16 avril 1501, Violande de CARADET soeur de noble Jacques, fille de Jean et de Marquise ALBANEL. D’où :

  1. Marguerite de JULIANIS épouse Honoré PEYRAN.
  2. Melchionne de JULIANIS épouse par contrat du 18 avril 1548 à Aix, noble Jacques ROUX fils de feu Jacques, et de Jeanne LAURENS.
  3. Anne de JULIANIS épouse par contrat du 23 juin 1554, Honoré BERNARD.
  4. Balthasar JULIANIS docteur en droits, reçu premier conseiller du roi au siège de Marseille, marié en 1551 à Jeannette PEBRE et auteur d’une branche installée à Marseille puis Avignon.
  5. François qui suit,
  6. Jacques de JULIANIS écuyer, décédé avant 1575, épouse vers 1545, suivant reconnaissance de dot du 16 mars 1554 à Aix, Jeanne BARILLAR, ou Barrillat, d’où :

    1. Georges de JULIANIS baptisé le 11 février 1548 en l’église de la Major à Marseille (parrain noble Georges Enriques, marraine noble Cathin Sépède).
    2. Pierre de JULIANIS écuyer de Marseille, baptisé le 28 septembre 1550 en l’église de la Major à Marseille (parrain Pierre Bouquier, archidiacre de la Major, marraine Françoise Vernet); épouse par contrat du 11 mai 1586 à Marseille, Magdeleine VERDILLON fille de Guillaume, marchand de Marseille, et de N. SIBILLY. D’où :

      1. Marguerite de JULIANIS baptisée le 21 mars 1588 en l’église de la Major à Marseille (parrain Joseph Blanc, écuyer de Marseille, marraine Marguerite Darène).
      2. François de JULIANIS baptisé le 3 mai 1590 en l’église de la Major à Marseille (parrain François Canselin, marraine Jeannette Vaissat).
      3. Jacques de JULIANIS baptisé le 1er décembre 1593 en l’église de la Major (parrain Jacques Moustier, marraine Anne de Vignolles).
      4. Anne de JULIANIS baptisée le 6 décembre 1596 en l’église de la Major (parrain le capitaine Lazarin Doria sieur de Pontevès, marraine Marguerite Linche).
      5. Jean de JULIANIS baptisé le 17 octobre 1604 en l’église de la Major (parrain Jean Soleillet, marraine Gabrielle Estienne).

    3. Jean de JULIANIS écuyer d’Aix, baptisé le 9 décembre 1554 en l’église de la Major à Marseille (parrain Jean Aysat, marraine Barthélémieue Claret femme de François Boquier).
    4. Marguerite de JULIANIS baptisée le 16 janvier 1558 en l’église de la Major (parrain Lazarin de Doria, marraine noble Marguerite Darsaqui).
    5. Auriane de JULIANIS baptisée le 1er février 1559 en l’église de la Major à Marseille (parrain noble Cosme Valbelle, marraine noble Jeanne Caradet), épouse par contrat du 8 janvier 1575 à Aix, Pierre PAZERY fils de François et de Philippe TOULOUSE.

III – François de JULIANIS l’un des greffiers des soumissions de Provence, pourvu par lettres royales du 11 novembre 1533 pour exercer cet office en l’absence et à la survivance de son père, réside à Marseille ; épouse par contrat du 11 janvier 1551 devant Antoine Chabaud, notaire d’Aix, Honorade GAUFRIDY alias Geoffroy, fille d’Alexis, écuyer, premier consul d’Aix, et de Delphine CATALAN. Honorade se remarie par contrat du 20 septembre 1576 passé à Aix, avec noble André PENA alias Penon, conseiller au parlement de Provence (1556), magistrat célèbre. D’où :

  1. Jacques qui suit,
  2. Barthomieu de JULIANIS baptisé le 18 juin 1559 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Barthélémy Thomas sieur de Milhaud conseiller du roi au parlement).

IV - Jacques de JULIANIS docteur en droits et avocat au parlement de Provence, monsieur-maître, nommé conseiller au parlement de Provence sur résignation de cet office le 11 février 1586 par son beau-père André Péna, meurt à Aix et est inhumé le 1er janvier 1592 au couvent des Grands Augustins; épouse par contrat du 17 juin 1582 à Aix, devant Me Arnoux Gilles notaire, Marguerite de PENA, fille d’André, conseiller au parlement de Provence, et de feue Brigide de TASSONS ; l’époux assisté de sa mère, d’Alexis Geoffroy et Delphine Catalan, ses grands-parents, de Claude Geoffroy conseiller au Comptes, et d’Arnaud Geoffroy, écuyer d’Aix, ses oncles. D’où :

  1. Honorade de JULIANIS épouse par contrat du 15 novembre 1601 à Aix, Claude du PERIER écuyer d’Aix, avocat au parlement de Provence, gentilhomme du duc de Guise, né en 1577 à Aix, remarié en 1619 à Anne de MORIES.
  2. Gaspard qui suit,

V - Gaspard de JULIANIS écuyer d'Aix, docteur en droits et avocat au parlement de Provence, fut à la mort de son père placé sous tutelle de son oncle Louis Pena écuyer ; il est nommé par lettres patentes assesseur du premier consul d’Aix le 31 août 1635 puis procureur du pays de Provence le 30 août 1637 ; baptisé le 14 août 1590 à la Madeleine (parrain Gaspard Guiran, marraine Polixène de Blancard) ; épouse en avril 1611 en l’église cathédrale Saint-Sauveur d’Aix et par contrat du 5 mai suivant devant Mathieu notaire, Madeleine de MAZARGUES née en mai 1593 à Aix, fille de Louis André, seigneur de Fontcouverte, conseiller et premier avocat du roi au siège d’Aix, et de Marguerite de DURANTI SAINT-ANTONIN, en présence de Mathieu Brun, notaire, et d’Honoré Alazart. D’où :

  1. Gaspard de JULIANIS baptisé le 21 février 1612 à la Madeleine (parrain Louis André de Masargues avocat général du roi au sénéchal, marraine Magdeleine de Pena).
  2. Marguerite de JULIANIS baptisée le 18 février 1613 en l’église Sainte-Madeleine (marraine Marguerite Durant).
  3. Arnaud de JULIANIS baptisé le 19 octobre 1614 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Arnaud Gaufridi, marraine Claire de Mazargues).
  4. Joseph de JULIANIS baptisé le 16 août 1618 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Joseph Templeri, marraine Claire Mazargues).
  5. François de JULIANIS écuyer d’Aix, avocat au parlement de Provence, maintenu noble avec son frère Alexandre par jugement des commissaires le 1er février 1669, baptisé le 9 novembre 1620 en l’église Sainte-Madeleine (parrain François Rossignol receveur des amendes, marraine Marguerite Durant) ; épouse par contrat du 2 mars 1641 (Gazel notaire à Aix), Marguerite de REMUSAT fille de Louis, seigneur de Saint-Antonin, consul d’Aix, et de Louise de MALBEQUI alias Malbec ; d’où :

    1. François de JULIANIS ondoyé le 3 juillet 1643 baptisé le 9 août suivant en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Antoine Souleiret ?, marraine Anne de Thomas).
    2. Diane de JULIANIS baptisée le 23 juin 1645 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Jacques Gaudridy président aux requêtes du parlement, marraine Diane de Vella).
    3. Sibille de JULIANIS baptisée le 26 avril 1647 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Claude Gazel, marraine Sibille d’Ulme).
    4. Magdeleine de JULIANIS baptisée le 16 avril 1649 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Joseph Menc, marraine Magdeleine de Bourdon), épouse le 10 janvier 1683 en la cathédrale d’Apt et par contrat du surlendemain, Barthélémy de MASSE, écuyer, seigneur de Villelargue de Rustrel, fils de François, écuyer, sieur dudit Rustrel, et de Marie d’ORCEL, d’Apt, présents et consentants, ainsi que les parents de l’épouse, et Jean Joseph d’Orcel trésorier général de France, Henry de Sinety, François Antoine de Remereville et Alexandre de Julianis gouverneur de Brégançon.
    5. Véronique de JULIANIS baptisée le 29 mai 1651 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Claude d’Arnaud conseiller au parlement, marraine Madeleine Diane de Glandevès).
    6. Jean Antoine de JULIANIS baptisé le 17 août 1654 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Jean Antoine de Bonfils conseiller au parlement, marraine Jeanne de Julianis).
    7. Melchion de JULIANIS baptisé le 11 mai 1656 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Melchion de Masargues sieur de Malijay conseiller au parlement, marraine Gabrielle de Glandevès femme du conseiller de Duranty), inhumé le 26 juillet 1662 aux Grands Augustins.

  6. Pierre de JULIANIS baptisé le 19 juillet 1623 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Jean Salomon, marraine Marguerite Durant).
  7. Anne de JULIANIS baptisée le 1er juillet 1625 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Joseph de Masargues, avocat au parlement, marraine Laurence de Masargues).
  8. Claire de JULIANIS baptisée le 19 juillet 1627 en l’église Sainte-Madeleine (paarrain Louis Penna écuyer d’Aix, marraine Claire de Passart).
  9. Angélique de JULIANIS épouse par contrat du 1er juillet 1653 à Aix, Charles de LUDIER écuyer, seigneur de Montravail, fils de François, contrôleur de la maison du comte d’Alais gouverneur de Provence, et de Thérèse de GEBELIN sa première épouse.
  10. Marguerite de JULIANIS baptisée le 22 février 1630 cérémonies le 1er décembre 1630 en l’église Sainte-Madeleine (parrain Antoine Riquetti sieur de Negreaux, de Marseille, marraine Marguerite de Mondragon veuve du président Aymar).
  11. Jeanne de JULIANIS épouse le 26 novembre 1661 en la cathédrale d’Apt et suivant contrat du même jour reçu par Ollier, notaire à Apt, Henry de SINETY écuyer, sieur des Imbardes près d’Apt, capitaine dans le régiment d’infanterie de Picardie, fils cadet de Jean-Baptiste (auditeur de rote), et d’Honorade de COULLET, en présence des témoins, savoir Joseph de Sineti avocat en la cour, et François de Remerville avocat au parlement. Il teste en 1693. D’où postérité.
  12. Alexandre qui suit,
  13. Jean-Baptiste de JULIANIS prédicateur fameux, religieux de l’ordre de Saint-Dominique et docteur en théologie.

VI - Alexandre de JULIANIS du ROURET écuyer, sieur du Rouret, terre qu’il vend le 19 septembre 1671 à Renée de Barbaroux, veuve de noble Charles de Geoffroy ; est capitaine de cavalerie dans le régiment de Guitaut par commission du 20 octobre 1657, maintenu noble en 1669 sur preuves remontant à Laurent Julianis ; lieutenant-major et capitaine de la garnison des Iles Saint-Honorat et Sainte-Marguerite, puis capitaine de cavalerie dans le régiment de Guast le 1er mars 1674 dont il devient premier capitaine, il est enfin nommé capitaine gouverneur pour le roi de la forteresse et tour de Brégançon, en considération de ses services, le 10 janvier 1679, inhumé à Aix le 5 décembre 1711 au couvent des Observantins sous la croix du choeur ; épouse le 18 juillet 1661 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix et suivant contrat passé le 16 septembre suivant (Emerigon notaire), Marguerite de VIVAUD du ROURET dame du Rouret, fils d’Annibal écuyer, sieur du Rouret, et de Jeanne de SEGUIRAN, en présence d’Annibal de Séguiran et de François de Julianis. Elle est inhumée le 5 août 1726 aux Observantins. D’où :

  1. Jeanne Claire de JULIANIS du ROURET baptisée le 14 août 1667 à la Madeleine (parrain François de Séguiran, marraine Anne de Vivaud), décédée à l’âge de 85 ans le 21 août 1752, inhumée le lendemain.
  2. François de JULIANIS du ROURET baptisé le 30 mars 1669 à la Madeleine né le même jour (parrain François de Julianis avocat en la cour, marraine Anne du Puget dame de Séguiran), inhumé le 12 août 1670 au couvent des Observantins.
  3. Catherine de JULIANIS du ROURET née le 11 juillet 1670 à Aix, baptisée le même jour en l’église Sainte-Madeleine (parrain Louis du Périer écuyer, marraine Catherine de Boisson).
  4. Jean François qui suit,
  5. Marie de JULIANIS du ROURET née le 18 août 1674 baptisée le même jour en l’église de la Madeleine (parrain François de Julianis, avocat en la cour, marraine Marie de Forbin).
  6. Magdeleine de JULIANIS du ROURET née le 24 avril 1678 baptisée le même jour à la Madeleine (parrain François de Julianis capitaine, marraine Magdeleine de Julianis).
  7. Gabrielle de JULIANIS du ROURET née et baptisée le 22 mars 1685 à la Madeleine (parrain Jean-Baptiste Jules de Ricard conseiller du roi au parlement, marraine Gabrielle de Tertulle de la Roque dame de Réauville).

VII – Jean-François de JULIANIS du ROURET écuyer, qualifié sieur du Rouret, fut d’abord élève au collège royal de Bourbon des jésuites d’Aix (auteur de Conclusions mathématiques présentées dans la cour de collège le 19 février 1688), est reçu un mois plus tard au nombre des pages de la Petite Ecurie du roi sur preuves de sa noblesse admises le 20 mars 1688, entre dans la première compagnie des mousquetaires du roi, puis passe dans la marine, enseigne de galère le 30 janvier 1692, sous-lieutenant le 1er janvier 1698, lieutenant de l’une des galères du roi à Marseille le 24 novembre 1708, est nommé gouverneur pour le roi du fort de Brégançon le 15 mai 1709, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1713, promu capitaine lieutenant de galère le 6 janvier 1722 et enfin capitaine de galère le 18 mars 1725, se retire du service le 5 avril 1726 ; né le 8 avril 1672 à Aix, baptisé le 13 en l’église de la Madeleine (parrain Jean-François de Gaufridy conseiller au parlement, marraine Anne de Milan baronne de Châteaurenard), il meurt le 2 septembre 1729, à l’âgé de 57 ans ; épouse Louise (Françoise) DOULCET sans doute parisienne, soeur de Catherine Françoise Doulcet épouse de Charles François de Capdeville écuyer, sieur du Lac, capitaine d’infanterie. D’où :

VIII - Jean-François de JULIANIS du ROURET écuyer, émancipé, né après 1706, placé à la mort de son père sous curatelle du sieur Pierre Le Roy bourgeois de Paris.

 

 
contact