Anciennes familles de Provence
     

 

(de) Maynier


 

 

La famille de Maynier, des sieurs de Lambert, Rochefort et Moydans, appartient à la noblesse parlementaire d’Aix. Elle est une branche illégitime des Maynier d’Oppède. Son auteur, Raymond Maynier, procureur au siège général d’Aix, apparaît en effet comme un fils tardif et certainement illégitime du fameux Accurse Maynier (1450-1536), baron d’Oppède et premier président au parlement d’Aix.

Cette hypothèse, clairement analysée en 1971 par François-Paul Blanc dans son travail sur l’origine de la noblesse provençale, se déduit de plusieurs éléments. D’abord, du testament de Jean de Maynier, premier président au parlement d’Aix, fils aîné d’Accurse (et donc demi-frère de Raymond), daté du 22 juin 1558, par lequel il institue pour héritiers universels les enfants mâles de ses filles (d’où les Forbin-Maynier d’Oppède) mais abandonne « pour la décharge de sa conscience » tout l’argent liquide que l’on trouverait chez lui, au moment de son décès, à Christophe de Maynier, fils dudit Raymond.

Ensuite, l’attitude des deux branches de la famille de Maynier lors des enquêtes de noblesse ordonnées par Louis XIV. La branche aînée, jouissant d’un anoblissement graduel, c’est-à-dire résultant de l’exercice sur deux générations d’une charge de conseiller du roi en cour souveraine (1599 et 1606), ne prétendit pas autrement justifier son appartenance au second ordre et fut maintenue, sans difficulté, le 21 janvier 1669. La branche cadette, fixée à Saint-Maximin, n’ayant pas dans son ascendance les deux générations requises, fut condamnée, en la personne de Gabriel de Maynier, par jugement de la commission du 14 avril 1668, à 300 livres d’amende et 20 livres de dépens. Réassigné en 1700, Gabriel de Maynier affirma qu’il n’avait aucune prétention à la noblesse et que la qualité de « noble » qu’il « repousse », ne lui a été donnée qu’une fois et à son insu, dans une quittance de 1666. Il fut en conséquence déchargé de la poursuite, par ordonnance du 9 juin 1700. Réassigné le 21 mars 1703, il produit alors devant l’intendant Lebret un testament de Raymond Maynier son bisayeul, passé devant Me Pelet notaire à Aix le 10 août 1540, dans lequel le testateur serait né d’un second mariage d’Accurse Maynier contracté à Toulouse avec demoiselle Claire de Cambolas. Selon F.-P. Blanc, ce testament inventé pour les besoins de la cause, n’existerait pas. Ou en tout cas, on peut penser qu’il ne mentionne pas la paternité du testateur ; pas plus qu’un autre testament de Raymond Maynier, bien réel, lui, aux écritures de Me Jean Tisati, le 16 juin 1570, et analysé par M. Léon Martin, ne mentionnant pas le nom du père de Raymond.

Raymond Maynier, procureur royal à Aix, était né à Avignon, berceau des Maynier d’Oppède. Son fils, Christophe de Maynier (1541-1606), acquéreur en 1574 du petit fief montagnard de Lambert, au nord de Digne, est reçu conseiller au parlement en 1599. Marié deux fois et père de 16 enfants, dont un fils nommé lieutenant général de l’amirauté de Martigues en 1644, et l’aîné, Raymond de Maynier (1577-1632), héritier de la charge de son père. Ce dernier a trois fils : le plus jeune forme le rameau de Maynier-Bussan à Aix, éteint deux générations plus tard, le cadet qui serait parti à Monaco, et l’aîné, consul d’Aix, maintenu noble en 1669, dont la descendance se retire au château de Moydans, diocèse de Gap, en Dauphiné, reçu par héritage. Marie Charlotte Sybille de Meynier de Moydans (1749-1808) marié au marquis Abel de Perrotin de Bellegarde (1728-1803), est la dernière de cette branche.

La branche de Saint-Maximin est issue d’un fils cadet de Christophe, Nicolas de Maynier, installé en cette ville par mariage en 1614, père de Jacques de Maynier avocat au parlement, et ayeul de Nicolas de Maynier, maintenu noble avec son oncle Gabriel en 1703, selon les arguments que l’on sait.

L’orthographe est tantôt Maynier (Mainier...), tantôt Meynier (Meinier). Les Maynier d’Oppède, installés à Avignon depuis plusieurs générations, seraient originaires de Manosque, issus des anciens seigneurs de Saint-Marcel vassaux des comtes de Forcalquier dès le XIe siècle. De cette souche se revendiquent également les Maynier de Manosque qui reprendront, en la personne de Balthasar de Meynier Francfort, auteur de l’Histoire de la principale noblesse de Provence en 1719, le nom et les armes de ces anciens seigneurs. On peut leur rattacher certainement les Maynier, de Digne, et ceux de Draguignan, seigneurs du Revest, éteints dans la maison de Sassy-Villehaute. D’autres Meynier existaient à Gap au XVIIe siècle (Armorial Haut-Alpin), à Tallard dès 1410, et une lignée d’apothicaires issue d’Antoine Maynier arrivé à Apt vers 1539 (Servel).

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Armes : d’azur à deux chevrons d’argent rompus, l’un à dextre l’autre à senestre. Elles ont été ainsi enregistrées à l’Armorial général par Sextius de Maynier, écuyer; ce sont les armes pleines des Maynier d’Oppède, lesquelles figurent à l’arceau de la porte d’entrée du château d’Oppède.

Gabriel de Maynier, bourgeois de Saint-Maximin, ainsi que Madeleine de Clapiers, sa belle-soeur, veuve de Jacques de Maynier, avocat au parlement, firent inscrire les mêmes armes mais écartelées au 1 et 4 de gueules à un château ouvert donjonné de deux tours d’or, qui sont les armes des Acquin.

Selon La Chesnaye, les Maynier de Lambert portaient les chevrons rompus l’un à senestre, l’autre à dextre, c’est-à-dire de manière inversée. L’Armorial d’Hozier, sur ce point, ne nous renseigne pas puisque le seul membre de cette branche inscrit, « Lambert Meynier Rochefort bourgeois de la ville d’Aix », se vit attribuer des armes fantaisistes : de sinople au sautoir d’argent, coupé d’argent au lévrier de sinople.

Artefeuil, d’après l’abbé Robert de Briançon, donne aux Maynier de Lambert et Rochefort les armes suivantes : écartelé au 1 et 4 d’or à un château ouvert donjonné de deux tours de gueules, aux 2 et 3 de gueules à trois écussons d’or, et sur le tout d’azur à deux chevrons d’argent rompus, l’un à dextre l’autre à senestre.

 

 

I – (François) Raymond MEYNIER alias Reymonet (fils d’Accurse président du parlement, et de Claire de Cambolas), notaire, puis procureur au siège d’Aix, pourvu de l’un des quatre offices de tablier en la cour des premières appellations de Provence vacant par la résignation que fait en sa faveur Jean Saintot, suivant lettres royales données à Paris le 11 février 1528, né à Avignon, naturalisé par lettres de François 1er de février 1542, teste à Aix le 10 décembre 1564, puis le 16 juillet 1570 devant Jean Tisati notaire ; épouse 1) Anne DAGNAN. 2) vers 1540 à Avignon, Françoise ACQUIN qui teste le 3 août 1576 (Melon notaire), et est marraine à Aix de sa petite-fille Lucrèce en 1586, elle teste à Aix le 8 juillet 1580, puis le 27 août 1593. D’où :

  1. Louis MAYNIER
  2. Bernard MAYNIER
  3. Mathieu MAYNIER
  4. Alphonse MAYNIER

  5. Du second lit : Christophe qui suit,
  6. Gabrielle de MAYNIER épouse par contrat du 22 mars 1555 à Aix, Monet ROY alias REGIS avocat du roi ; elle meurt peu avant le 8 août 1559.
  7. Anne de MAYNIER épouse par contrat du 30 mars 1559, Nicolas FLOTTE écuyer, seigneur de Roquevaire, fils cadet d’Antoine, et de Jeanne BARELLE. Il est reçu conseiller au parlement de Provence, suivant lettres patentes du 1er mars 1569 et reçu en cette charge nouvellement créée le 30 avril suivant ; député aux Etats généraux en 1588, teste le 14 février 1602 (Régina notaire à Aix) puis le 27 août 1604 (Negrel notaire à Roquevaire), résigne sa charge le 6 septembre suivant, et meurt trois semaines plus tard, son corps est enseveli le 30 septembre en l’église cathédrale Saint-Sauveur.
  8. Marguerite de MAYNIER épouse par contrat du 28 novembre 1573 à Aix, Bertrand DANNE procureur du roi au parlement de Provence (1571), bourgeois d’Aix, fils d’Honoré et d’Aysseline Musse. Elle teste à Aix le 23 septembre 1597.

II - Christophe de MEYNIER légataire de son oncle le président Jean de Maynier par son testament du 2 juin 1558 ; reçu docteur en droits de l'université d'Aix en septembre 1562, avocat au parlement de Provence ; il « fut un grand jurisconsulte ne dégénérant pas de la bravoure de son origine » ; seigneur de la terre de Lambert dont il achète une partie aux enchères le 1er décembre 1574, moyennant 510 livres, élu assesseur d’Aix en 1583 puis 1593, il fit, lors du siège de la ville par le duc d’Epernon, une « sortie avec la populace et chassa les troupes du poste des Capucins, il enleva deux canons » ; il est pourvu par lettres du 10 septembre 1598 d’un office de conseiller du roi au parlement de Provence, dans lequel il est reçu le 9 mars 1599, teste le 15 octobre 1606 à Aix (Barthélémy et Maurel notaires) ; baptisé le 21 janvier 1541 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Christophe del..., marraine Marguerite de Glandevès), meurt en charge en 1606, laissant 29 307 livres de dettes ; épouse 1) par contrat du 24 octobre 1576 à Aix, Louise d’ALBIS fille de Barnabé, secrétaire du roi en la chancellerie de Provence, et de Louise de BEAU. 2) par contrat du 24 avril 1585 à Aix (Barthélémy Catrebard, notaire), Marguerite de GUIRAN fille de Gaspard, sieur de la Morée, maître rational en la chambre des Comptes de Provence, et de Claude GONTARD, l’épouse est assistée de son père et d’André Guiran son frère, tous deux conseillers à la cour des Comptes, et de Françoise Guiran sa tante, veuve de Louis Martini conseiller au parlement. D’où :

  1. Du premier lit : Boniface Raymond qui suit,
  2. Vincent de MEYNIER baptisé le 1er janvier 1580 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Vincent Boyer conseiller au parlement, marraine Marguerite de Peyresc).
  3. Melchion de MEYNIER baptisé le 11 mars 1582 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Melchion Bourdon sieur de Saint-Pons, viguier d’Aix, marraine Blanche de Châteauneuf femme du président de Moncalm).
  4. Gaspard de MEYNIER docteur en droits et avocat au parlement et en la cour des Comptes de Provence, épouse le 23 février 1609 à la Madeleine d’Aix, et suivant contrat passé la veille devant Me Honoré Gilles notaire, Claude de FERRIER, fille de feu Claude, seigneur des Forts, avocat en l’une et l’autre cour, et de Jeanne de LA CEPEDE alors épouse en secondes noces de Jean d’ANTELMY conseiller au parlement, les témoins du contrat sont Laugier Calard et Jean Ferrier. D’où :

    1. Jeanne de MEYNIER baptisée le 13 septembre 1609 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Raymond de Meinier conseiller du roi au parlement, marraine Jeanne de la Cépède).
    2. Anne de MEYNIER ondoyée à la maison, baptisée le 16 février 1611 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Jean de la Cépède, premier président en la cour des Comptes, marraine Lucrèce de Sainte-Croix).
    3. Gaspard de MEYNIER baptisé le 10 janvier 1612 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Louis Auguste Flotte conseiller au parlement, marraine Jeanne de la Cépède).
    4. Anne de MEYNIER baptisée le 10 octobre 1613 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Guillaume Tournon, avocat, marraine Anne de Faret).
    5. Louis de MEYNIER baptisé le 1er octobre 1615 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Louis d’Antelmy avocat en la cour, marraine Anne de Brez).
    6. Magdeleine de MEYNIER baptisée le 20 janvier 1621 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain René Romani avocat en la cour, marraine Magdeleine de Guez).
    7. François de MEYNIER écuyer d’Aix, seigneur de Ventabren, officier militaire, perd un bras au combat, est récompensé de ses services par Louis XIV qui le fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis, et pensionnaire de 1000 livres ; baptisé le dernier jour de février 1623 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Raymond Espagnet avocat en la cour, marraine Jeanne Gagnat) ; épouse le 16 décembre 1647 à la Madeleine d’Aix, Magdeleine de QUIQUERAN, d’Aix, fille de feu Robert, écuyer, seigneur de la Bordonière, et d’Isabeau de BONFILS, en présence de Jean-Baptiste Gautier conseiller référendaire, et Mathieu Dannes. D’où :

      1. Elisabeth de MEYNIER baptisée le 24 mai 1655 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Honoré de Rascas sieur du Canet conseiller du roi, marraine Elisabeth de Bonfils).

    8. Sybille de MEYNIER baptisée le 18 septembre 1625 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Jean de Remusat écuyer, marraine Sybille d’Albis).

  5. Du second lit : Lucrèce de MEYNIER baptisée le 18 février 1586 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Gaspard Guiran conseiller en la cour des Comptes, marraine Françoise Aguin).
  6. Marguerite de MEYNIER épouse en mai 1603 en l’église Saint-Sauveur, Mathieu ALPHERAN BUSSAN écuyer d’Aix, âgé de 54 ans, veuf de Françoise de CORMIS, fils d’Antoine, notaire d’Aix, et de Catherine BUSSAN.
  7. Jean-Baptiste MEYNIER baptisé le 11 février 1591 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Jean de Forbin sieur de la Fare, premier consul d’Aix, marraine Jeanne Risse dame de Meyrargues).
  8. Ne de MEYNIER baptisée le 20 septembre 1592 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Nicolas de Galice conseiller du roi, marraine non nommée).
  9. Nicolas qui fait la branche de Saint-Maximin.
  10. Henry de MEYNIER chevalier de Malte, baptisé le 12 septembre 1595 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Henri de Seyre général de France, marraine Anthonette de Bausset).
  11. Antoine de MEYNIER avocat au parlement de Provence, présent au mariage de sa soeur Catherine en 1617, nommé en l’office de lieutenant général civil et criminel au siège de l’amirauté de Martigues, vacant par suite du décès de Bernard Turc, par lettres du 20 décembre 1644, baptisé le 10 novembre 1596 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Antoine de Veillan sieur de R..ville, marraine Marthe de Verceil femme du président Coriolis).
  12. André de MEYNIER baptisé le 1er janvier 1598 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain André Guiran, conseiller du roi en la cour des Comptes, marraine Douce de Martin).
  13. Catherine de MEYNIER baptisée le 21 mars 1599 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Jean de Villeneuve, conseiller du roi, marraine Anne de Simiane), épouse par contrat du 7 février 1617 à Aix, Henri MARTELLY avocat au parlement de Provence, fils de Jean Antoine, écuyer de Pertuis, et d’Anne de SAINT-VINCENT.
  14. Etienne de MEYNIER protonotaire apostolique, baptisé le 12 septembre 1600 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Etienne Paul, président de la chambre des Enquêtes, marraine Suzanne Albert), décédé le 2 octobre 1675, âgé de 75 ans, inhumé en l’église de Saint-Maximin.
  15. Françoise de MEYNIER baptisée le 16 octobre 1601 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain jean-Louis de Monier sieur de Châteaudeuil, avocat en la cour, marraine Françoise Brochier).
  16. Mathieu de MEYNIER baptisé le 25 juillet 1603 en l’église de la Madeleine d’Aix (parrain Mathieu Bussan écuyer d’Aix, marraine Marguerite Bausset).

III - Raymond de MAYNIER écuyer d’Aix, seigneur de Lambert, pourvu de l’office de conseiller du roi au parlement de Provence par lettres du 21 mars 1606, et reçu le 30 avril 1607 en la charge de son père, résigne en 1632 en faveur de Charles de Lombard, teste le 28 juillet 1632 (Gautier notaire à Aix) ; baptisé le 29 mars 1577 en l’église de la Madeleine à Aix (parrain Boniface Pellicot président du parlement, marraine Marguerite de Brancas comtesse de Carcès), décédé à l’âge de 65 ans, inhumé en l’église des Dominicains d’Aix le 30 juillet 1632 ; épouse par contrat du 7 février 1622 à Aix (Brueys notaire), Lucrèce de DEDONS fille de Jean-Antoine (1561-1621), docteur en droits, conseiller du roi au parlement de Provence, et de Victoire d’OLIVARY. D’où :

  1. Christophe qui suit,
  2. François de MAYNIER écuyer d’Aix, maintenu noble en 1669, part s’établir à Monaco ; baptisé le 24 octobre 1625 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Joseph Dedons, marraine Jeanne Dedons).
  3. Jeanne de MAYNIER baptisée le 25 juin 1628 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Jean-Pierre Olivier, conseiller du roi au parlement, marraine Marguerite Guiran), épouse le 28 septembre 1661 en l’église de la Madeleine d’Aix, Pierre de PASCAL, écuyer de Marseille, fils de Boniface, absent mais consentant, et d’Anne de RUFFI, présente, les témoins sont Honoré Raybaud prêtre, Christophore de Maynier, Pierre Messié et Louis Dallier.
  4. Sextius qui a postérité,
  5. Marguerite de MAYNIER religieuse à Sainte-Claire de Sisteron.

IV - Christophe de MAYNIER de BUSSAN écuyer d’Aix, seigneur de Lambert et de Rochefort, élu deux fois second consul d’Aix et procureur au pays, en 1650 puis en 1684, maintenu dans sa noblesse par jugement du 21 janvier 1669, décédé avant 1693 ; épouse 1) le 19 janvier 1644 à Bayons (Marie notaire), Françoise FAURE de CHYPRES fille de Charles, écuyer, sieur de Subreroche, Vocable, Montauban, et de Philippe de BONNE d’AURIAC dame de Bayons. 2) le 28 octobre 1686 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix, Anne de TRECOURT, âgée 38 ans, veuve de Jacques de CIPIERES avocat au parlement, née en 1648 à Aix, fille de feu Nicolas, bourgeois, et de Lucrèce de SAINT-MARC. D’où, du premier lit :

  1. Lucrèce de MAYNIER baptisée le 12 mars 1645 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain François de Meinier, marraine Lucrèce de Dedons).
  2. François Antoine qui suit,
  3. Sextius de MAYNIER baptisé le 11 août 1648 en l’église de la Madeleine (parrain Sextius de Meinier, marraine Lucrèce de Dedons).
  4. Jeanne deE LAMBERT MAYNIER religieuse à l’abbaye royale de Sainte-Claire de Sisteron, nommée par le roi abbesse le 31 décembre 1680, transférée en 1688 au monastère de Saint-Claire d’Azille, diocèse de Narbonne où elle meurt en 1724, âgée de 73 ans ; elle avait été baptisée le 24 décembre 1650 en l’église de la Madeleine (parrain Marcel Varlaque, pauvre homme de Montmeyan, marraine Lucrèce Fabre aussi pauvre femme de Voulonne).
  5. Marguerite de MAYNIER baptisée le 20 juillet 1652 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Jean Maurin, marraine Magdeleine Aurrias).
  6. Elisabeth de MAYNIER baptisée le 4 août 1655 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Sextius de Meynier, marraine Elisabeth de Joannis).
  7. Lucrèce de MAYNIER baptisée le 1er avril 1658 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Jean Etienne de Gaillard, marraine Marguerite de Bussan).
  8. Pierre de MAYNIER baptisé le 15 août 1662 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Pierre de Dedons conseiller au parlement, marraine Diane de Séguiran).
  9. Catherine de MAYNIER baptisée le 2 juin 1667 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix (parrain Joseph Moricaud, marraine Catherine Roussin), décédée à l’âge de 58 ans le 24 juillet 1735, inhumée le lendemain en l’église de Salon, épouse le 29 janvier 1693 en l’église de Jonquières près Martigues, Michel TOURRE avocat au parlement et juge de Salon, fils de Louis, avocat au parlement, et de Catherine de CABASSOL, en présence des parents de l’époux, de Jeanne de Maynier de Pascal tante de l’épouse, de Jacques Augier prêtre, Pierre Dardignac maître chirurgien, Richard Couture prêtre et Louis Cotte greffier, l’épouse signe C. de Maynier.

V – François-Antoine de MEYNIER de ROCHEFORT écuyer, appelé le Marquis de Rochefort, seigneur de Rochefort et de Lambert, et de Moydans, officier militaire, récompensé de ses faits d’armes par le roi qui le fait, de sa main, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, teste à Cassis le 12 août 1730 (Cydin notaire) ; baptisé le 21 mai 1647 en l’église Sainte-Magdeleine d’Aix (parrain Antoine de Meynier conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel de l’amirauté de Martigues, marraine Jeanne Dounon), épouse par contrat du 26 juin 1676 à Gap (Armand notaire), et en l’église de Moydans, Marie du SERRE fille d’Honoré et d’Alix d’ALMERAS dame d’Orcières, héritière de Moydans. Elle meurt le 14 septembre 1708, âgée d’environ 60 ans, inhumée le lendemain au tombeau de sa mère, décédée six mois plus tôt, à Moydans. D’où, du premier lit :

  1. (Anne) Françoise de MEYNIER de ROCHEFORT baptisée le 1er octobre 1677 à Moydans (parrain Louis du Serre abbé de Melve, marraine Jeanneton de Meynier), décédée avant 1718, épouse le 7 octobre 1698 en l’église de Moydans et suivant contrat du même jour au château de Moydans (Barre, notaire à Rosans), Antoine-François de LA VILLETTE de FURMEYER écuyer, seigneur de Furmeyer, co-seigneur de Veynes où il réside, aide-major au régiment de Chabrian, âgé de 28 ans, né en 1667, fils de feu noble Pompée, écuyer, seigneur de Furmeyer, et en partie de Veynes, et de Madeleine PLANTIER de LA COLOMBIERE, l’époux agit du consentement de Jean de Toulouse Lautrec, vicomte de Monsai, co-seigneur de Veynes, son cousin, fondé de pouvoirs de Marguerite Plantier de la Colombière, sa mère, et d’Humbert de Moret de Bourchenu seigneur de Sigotier, son cousin, l’épouse agit de l’avis de ses parents, et d’Alix d’Alméras dame d’Orcières sa grand-mère, et de François d’Yse seigneur de Rosans, son cousin, ainsi que de Christophe de Meynier seigneur de Rochefort son frère. Remarié à Anne PATRAS. D’où postérité.
  2. Joseph de MEYNIER de ROCHEFORT écuyer, co-seigneur de Moydans.
  3. Isabeau de MEYNIER de ROCHEFORT baptisée le 25 septembre 1679 à Moydans (parrain Joachim de Michallet, marraine Françoise Isabeau dame de Ventavon).
  4. Henriette Magdeleine de MEYNIER de ROCHEFORT baptisée le 30 mai 1681 en l’église de Moydans (parrain Jean Etienne de Gaillard seigneur de Bayons, marraine Henriette de Belle d’Aspremont, de Gap).
  5. (Mathieu Antoine) Christophe qui suit,

VI – Christophe de MEYNIER de ROCHEFORT écuyer, seigneur en partie de Moydans, né le 11 novembre 1682, baptisé le 26 suivant en l’église de Moydans (parrain Christophe de Meynier seigneur de Lambert, d’Aix, marraine Alix d’Alméras dame de Moydans), héritier de sa grand mère maternelle en 1717, meurt en 1745 ; épouse le 20 mars 1714 en l’église de Saint-Pierre d’Argenson et suivant contrat reçu Lagier, notaire à Veynes, Marie de FLOTTE, fille d’Etienne, seigneur de Saint-Pierre et de Château-la-Baume, et de Marie de BERTRAND. Elle teste le 27 août 1753 à Serres (Bonnet notaire) et décède le 26 novembre 1761 à Moydans, inhumée le lendemain, âgée de 80 ans environ. D’où:

  1. Reynaud (François) qui suit,
  2. (Marie) Françoise de MEYNIER de ROCHEFORT née le 18 juin 1717, baptisée le 21 à Moydans (parrain Jacques d’Yse seigneur de Rosans, marraine Magdeleine de la Villette) ; épouse le 7 juillet 1738 en l’église de Moydans, et suivant contrat du 6 septembre 1742 (Tramie, notaire à Bédoin), François de THOMAS de BELLECOMBE fils de Joseph, et de Marie Hélène de FILIEUL de LA MADELEINE, de Bédoin diocèse de Carpentras, en présence des parents de l’épouse, et de Joseph François de Chabestan seigneur de Ribeyres, François Elzéas Ignace de Manent de Monthaut seigneur de la Beaume, Joseph Bonnet procureur et notaire de Serres, Antoine Gueytte ecclésiastique.
  3. Marguerite de MEYNIER de ROCHEFORT née le 18 octobre 1718, baptisée le lendemain à Moydans (parrain Jean Chabrol, marraine Françoise d‘Agut), décédée le 5 décembre 1722, inhumée le lendemain au tombeau de sa famille à Moydans.
  4. Antoine Pompée de MEYNIER de ROCHEFORT gendarme à la première brigade de la compagnie de M. d’Orléans, né le 3 septembre 1720, baptisé le 16 en l’église de Moydans (parrain Joseph Pompée de Furmeyer, seigneur de Veynes, marraine Angélique de Rouvillasc dame de Furmeyer) ; décédé sans postérité.
  5. Rose de MEYNIER de ROCHEFORT née le 25 décembre 1723, baptisée le même jour à Moydans (parrain Reynaud de Meynier son frère, marraine Rose Gueytte).

VII – Reynaud de MEYNIER de MOYDANS écuyer, seigneur de Moydans, émigré, né le 15 mars 1715 ondoyé, baptisé le 20 en l’église de Moydans (parrain Reynaud du Serre seigneur baron de Thesc, chevalier de l’ordre de Saint-Lazare, de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Jean de Jérusalem, marraine Marie de Bertrand dame de Saint-Pierre) ; décédé après 1796 ; épouse le 21 mai 1748 en l’église cathédrale de Carpentras, Marie Charlotte de BLEDIER, de Carpentras, fille de feu Joseph François, docteur en droits, ancien consul de Carpentras, et de Jeanne Marie de LANTIANY, en présence de Louis François de Raymond de Modène, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, et de François Elzéar Ignace de Manent de Monteaux, chevalier, seigneur de la Baume. Elle meurt en mettant au monde son deuxième enfant, le 12 décembre 1752, inhumée le lendemain à Moydans. D’où :

  1. Marie Charlotte Sybille de MEYNIER de MOYDANS née le 9 mai 1749 à Moydans, baptisée le jour même en l’église paroissiale (parrain Alexis Huguet Roussillon maître chirurgien à Saint-André, marraine Marie de Flotte de Moydans), meurt le 28 janvier 1808 en son château de la Peyrouse à Saint-Sorlin commune de Moras-en-Valloire (Drôme), âgée de 58 ans, épouse le 3 juillet 1774 en l’église cathédrale de Carpentras, Abel de PERROTIN de BELLEGARDE marquis de Bellegarde, seigneur de Lapeyrouse, Chavanne, les Etivelières, la Meterie, Roybon et autres lieux à Saint-Sorlin en Viennois, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, né en 1728 à Moras, fils de feu Guillaume, écuyer, seigneur de Collonges, chevalier de l’ordre du roi, et de Marthe de MONTDRAGON. Il meurt le 18 octobre 1803 en son château de la Peyrouse, âgé de 75 ans. D’où postérité.
  2. Jean Joseph Ignace de MEYNIER de MOYDANS baptisé le 12 décembre 1752 à Moydans, né le même jour (parrain Pierre Feriaud, marraine Magdeleine Meynaud).

 

 

 
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