Anciennes familles de Provence
     

 

d'Anjou

alias Danjou


 

 

Famille ancienne et noble de Pertuis, issue d’un bailli royal de Pertuis en 1468, habituée depuis cette époque aux qualifications de la noblesse et maintenue dans le second ordre, sur ce seul motif, par jugement des commissaires chargés des vérifications le 27 juillet 1702. Peu attirés par les honneurs parlementaires, les d’Anjou ou Danjou de Pertuis resteront attachés à l'administration de leur cité, dont ils seront nommés consuls très souvent, et donneront au XVIIIe siècle plusieurs officiers militaires.

L'auteur de la famille, René d’Anjou, homonyme du roi René, était également son filleul : cette tradition familiale consignée dans les différents ouvrages généalogiques, parfois avec réserve (Artefeuil : « ce que nous n’oserions pourtant pas affirmer »), est clairement attestée par une quittance du 23 avril 1466, conservée dans les registres de Me Guillaume d’Albette, notaire de Pertuis. Cet acte, inventorié par le baron du Roure en 1899, a été analysé récemment par Mme Iancu-Agou, spécialiste de l’histoire des Juifs de Provence. Il s’agit d’une quittance par laquelle noble René d’Anjou se reconnaît débiteur des juifs Bonjues Passapayre, de Pertuis, et Astrug Abraham, médecin de Saint-Maximin, d’une somme de 650 florins prêtée à Avignon en 1460. Le passage concernant l’identité du débiteur est précis : ...et nobilis Renatus de Anjou, neophitus de Avinione habitator Pertusii, filiolus serenissimi domini nostri regis Renati, asserens sub juramento per eum ad Sancta Dei Evangelia prestito esse maiorem annorum XXV minorem vero triginta...

Âgé entre 25 et 30 ans, René d’Anjou en se convertissant, sans doute peu de temps avant cette date, jouissait d’une double faveur : celle d’avoir été tenu sur les fonts du baptême par le roi, et celle d’être autorisé à porter le même nom et le même prénom que lui, cas plutôt rare (seul son contemporain, le marchand pertuisien René de Valoys, fils du médecin avignonnais Bonjues Nathan, appartenant à l’une des plus riches et des plus savantes familles juives de Provence, avait joui d’un tel privilège en 1460). Si l’identité juive de René d’Anjou, c'est-à-dire avant sa conversion, demeure encore obscure, malgré quelques hypothèses (il pourrait être un fils d’Astruc Nathan chirurgien à Pertuis, et donc un frère du néophyte Raimonet de Cipières), sa nomination en l’office de bailli de la ville de Pertuis, quelques mois plus tard, apparaît comme une preuve supplémentaire de la confiance que lui porte le souverain.

Marié en 1475, René d’Anjou est père de Jacques d’Anjou qualifié écuyer, et ayeul d’Elzias d’Anjou, notaire, et d’Antoine d’Anjou, écuyer. Ce dernier, marié en 1580 à Diane d’Orgon, des seigneurs de Puimichel (famille d’ascendance néophyte également), puis en 1607 à Isabeau Amoureux, laisse deux fils, Sébastien et Melchior, qui font chacun une branche.

De Sébastien est né Clément d’Anjou (1619-1658), avocat au parlement, reçu conseiller au siège général d’Aix en 1651, dont la postérité prendra le nom d’Anjou de Mazargues et s’éteindra à la fin du XVIIIe siècle. Honoré d’Anjou (1622-), frère de Clément, exerce de 1646 à 1650 l’office de lieutenant en la maréchaussée et prévôté de Provence, en résidence à Pertuis ; il est père de Joseph d’Anjou (1652-1730) qui exerce les mêmes fonctions en 1670 et est maintenu noble en 1702. Marié à Marseille en 1688, ce dernier n’aura que des fils, dont trois seront officiers militaires, et un seul se mariera. Celui-ci, cadet de famille, officier au régiment de Vendôme, installé par son mariage en 1725 à Rouen, est père de Pierre-André d’Anjou officier au régiment de Traisnel, dont le fils, Jacques d’Anjou (1752-1835) officier au bataillon provincial de Normandie, s’installe par son mariage en la commune de Grèges à côté de Dieppe, dont il exercera les fonctions de maire durant quarante ans. Sa postérité, restée méconnue des généalogistes (Chaix-d’Est-Ange), y est toujours subsistante, et constitue la seule descendance actuelle de la famille d’Anjou.

La troisième branche est issue de Melchior d’Anjou, écuyer de Pertuis, dont la fille aînée épouse en 1680 l’historien François-Joseph de Rémerville, et ayeul de Melchior d’Anjou (1671-1745) maire et premier consul de Pertuis, maintenu noble en 1702. Charles-Melchior d’Anjou son petit-fils, lieutenant de vaisseau en 1770, chevalier de Saint-Louis, installé à Marseille, y laisse deux filles, Emilie et Flore, mariées en 1806 et 1807, l’une à un receveur général des gabelles, l’autre à l’avocat Hilarion de la Boulie, qui sera sous la Restauration vice-président du tribunal civil de Marseille. Marie d’Anjou, soeur de Charles-Melchior, avait épousé à Pertuis en 1771 le conseiller au parlement Jean-Baptiste de Viany dont la postérité prend le nom de Viany d’Anjou.

Une quatrième branche était installée dès le commencement du XVIIe siècle à la Tour d’Aigues.

Le nom de la famille d’Anjou est le plus souvent dans les registres écrit Danjou. Mais on le trouve parfois sous la forme Danjo, Daniou, voire d’Anjot/d’Aniot (et féminin Daniotte !), Dangeot.

*

Armes : d’azur à une colombe essorant d’argent, tenant dans son bec une branche d’olivier de sinople, et accompagnée de trois étoiles d’argent.

Jean d’Anjou fit enregistrer à l’Armorial général : de gueules à une colombe d’argent posée sur un bâton péri et tenant dans son bec une branche d’olivier du même, accompagnée de deux étoiles d’or l’une en chef l’autre en pointe. Deux autres membres de la famille d’Anjou ont leurs armes à l’Armorial, mais celles-ci étant des armes « systématiques » attribuées d’office par d’Hozier, il est peu probable qu’elles aient été portées. Il s’agit des armes de Melchion et de Joseph d’Anjou, écuyers de Pertuis, le premier ayant reçu d’or au lion de sinople coupé de sinople au pal d’or, et le second d’or à la vache passante de sable coupé de sinople au sautoir d’argent.

Les d’Anjou de Normandie portent les armes sans les étoiles : d’azur à une colombe essorante d’argent tenant dans son bec un rameau d’olivier de sinople.

 

I – René d’ANJOU jadis juif de la cité d’Avignon, converti au christianisme en 1465-1466 et parrainé par le roi en personne, qui l’établit, avant le 3 novembre 1468 (date d’un hommage qu’il reçoit en cette qualité de noble Honoré Meissonnier pour sa terre de Beaumont), en la charge de bailli royal pour la ville de Pertuis ; il serait nommé ensuite dans la même fonction pour la ville de Saint-Rémy (avant 1500), né vers 1435-1440, décédé après 1500. Epouse suivant contrat du 28 décembre 1475 à Pertuis reçu par Me Mongis notaire, Anne BARBANY d’où :

  1. Jacques qui suit,
  2. Catherine d’ANJOU épouse Jean MORARD écuyer de Pertuis.

II – Jacques d’ANJOU alias Jaume, qualifié écuyer de Pertuis, épouse par contrat du 18 juin 1526 devant Sollery notaire à Pertuis, Catherine VAUGIER fille de Balthasar et de Jeannette d’ALBY. Elle est inhumée le 21 mai 1598 à Pertuis. D’où :

  1. Antoine qui suit,
  2. Paul d’ANJOU d’où :

    1. Joseph d’ANJOU baptisé le 29 juillet 1571 en l’église de Pertuis (parrain Joseph Michel, marraine Anthonette femme de Jaumet Danjou), épouse Catherine DARBON d’où :

      1. Jacques d’ANJOU baptisé le 20 janvier 1594 en l’église de Pertuis (parrain Paul Danjou, marraine Hélène Audoin).
      2. Pierre DANJOU baptisé le 1er avril 1602 en l’église de la Tour d’Aigues (parrain Pierre Bonfils, d’Aix, marraine Catherine Julian).

  3. P-ê. Elzias d’ANJOU notaire royal de Pertuis, décédé avant 1585, épouse Anthorone BESSON d’où :

    1. Jean d’ANJOU baptisé en décembre 1564 à Pertuis (parents non nommés, parrain Jean Grabussi, marraine Catherine Laurent) ; épouse à Marseille, par contrat du 13 octobre 1585 et le même jour en l’église de la Major, Anthonette LAUGIER fille de feu Jean, capitaine, et de Marguerite MATALLIAN, en présence d’Honoré Giraud et de Ciprian Margi.
    2. René d’ANJOU baptisé le 13 octobre 1570 en l’église de Pertuis (parrain Jean Gautier prêtre, marraine Marguerite Martin).

III - Noble Antoine d'ANJOU écuyer de Pertuis, inhumé le 2 avril 1627 à Pertuis; épouse 1) par contrat du 12 juin 1580 devant Me Lieure, notaire à Pertuis, Diane d’ORGON fille de Jean, médecin et co-seigneur de Puimichel, et de Bitrone ARNAUD. Elle est inhumée le 2 juillet 1606 à Pertuis. 2) par contrat du 7 septembre 1607 devant Me Raymond Olivier, notaire à Pertuis, Isabeau AMOUREUX. D’où :

  1. du premier lit : Sébastien qui suit,
  2. Suzanne d’ANJOU baptisée le 7 juin 1588 en l’église de Pertuis (parrain noble Jean d’Orgon, marraine Suzanne du Mayne), épouse le 3 février 1603 en l’église de Pertuis, Pierre GUION bourgeois, fils de Louis et de Bitrone CITRANE, en présence de Barthélémy Vernet et Jean des Orgues.
  3. Françoise d’ANJOU épouse le 15 mai 1613 en l’église de Pertuis, Michel BAYON fils de feu André, et d’Anne ALBETTE, en présence de Simon de Cros et Mitre Gasquet.
  4. Jean d’ANJOU baptisé le 21 avril 1597 en l’église de Pertuis (parrain vénérable Pierre d’Orgon, marraine Suzanne du Mayne).
  5. Balthasar d’ANJOU écuyer de Pertuis, baptisé le 17 avril 1600 en l’église de Pertuis (parrain sire Claude Bernard, marraine Catherine Augier), décédé à l’âge de 75 ans et inhumé le 2 décembre 1675 ; épouse 1) Melchionne alias Catherine MARTIN laquelle est inhumée près de la porte du choeur de l‘église de Pertuis le 20 janvier 1642. 2) le 20 juin 1643 en l’église cathédrale d’Aix, Marguerite de REDORTIER fille de feu Christophe, procureur en la cour des Comptes, et de Françoise de COLLAVIER. D’où, du premier lit :

    1. Véronique d’ANJOU baptisée le 8 juin 1625 en l’église de Pertuis (parrain Antoine d’Anjou, marraine Véronique Silve), décédée à l’âge de 20 ans, inhumée le 19 octobre 1645 ; épouse Louis AUDRIC.
    2. Isabeau d’ANJOU baptisée le 28 février 1627 en l’église de Pertuis (parrain Jean Honoré Croze, marraine Isabeau Amoureux).
    3. Jeanne d’ANJOU baptisée le 20 novembre 1628 en l’église de Pertuis (parrain Sébastien d’Anjou, marraine Jeanne de la Rigottière, d’Aix).
    4. François d’ANJOU baptisé le 11 septembre 1631 en l’église de Pertuis (parrain Barthélémy Olivier notaire royal, marraine Suzanne d’Anjou).
    5. Joseph d’ANJOU baptisé le 30 mars 1633 en l’église de la Tour d’Aigues (parrain Barthélémy Sinety, marraine Eléonore Sinety).
    6. Anne d’ANJOU baptisée le 21 octobre 1641 en l’église de Pertuis (parrain Raphael Pezet, marraine Marceline Martin).
    7. Marquise d’ANJOU épouse le 9 novembre 1656 en l’église de Pertuis, Pierre d’AGUT conseiller du roi en la cour du parlement de Provence, fils de feu Jean Barthélémy, conseiller au même parlement, et d’Elisabeth de THORON. Remarié en 1666 à Anne du PERIER, d'Aix.
    8. Françoise d’ANJOU épouse en décembre 1658 en l’église de Pertuis, Antoine de LAURENS écuyer, seigneur de Peyrolles, capitaine de chevau-légers, puis prévôt général des maréchaux de France, fils de Pierre, conseiller du roi au parlement de Provence, et de Jeanne de SEGUIRAN.

  6. Du second lit : Melchior qui a postérité.

IV – Sébastien d’ANJOU écuyer de Pertuis, épouse par contrat du 15 juin 1608 reçu par Me Bruny notaire à Pertuis, et le lendemain en l’église Saint-Nicolas de Pertuis, Lucrèce de ROUX fille de capitaine Guillaume et de Suffrette SOLLIER, en présence de Jacques Rey et Louis Sauvecane. Elle est inhumée le 25 mars 1642 en l’église de Pertuis à l’entrée du choeur. D’où :

  1. Jeanne d’ANJOU baptisée le 26 juin 1616 en l’église de Pertuis (parrain Pierre d’Orgon, marraine Lucrèce Reynaud).
  2. Clément qui suit,
  3. Honoré qui a postérité,
  4. Melchion d’ANJOU baptisé le 28 juillet 1624 en l’église de Pertuis (parrain Melchion d’Orgon sieur de Puimichel, marraine Louise Hugoleny), inhumé le 4 septembre de la même année.
  5. Françoise d’ANJOU baptisée en septembre 1625 en l’église de Pertuis (parrain Melchion de Forbin sieur de Janson, marraine Françoise Fallot), épouse en 1642, André d’ARCHIMBAUD écuyer, sieur de Chantereine, avocat au parlement de Provence, viguier et capitaine de Pertuis, fils du capitaine Pierre, bourgeois de Pertuis, et de Suzanne de PIGNOLY.

V – Clément d’ANJOU écuyer de Pertuis, docteur en droits et avocat au parlement de Provence, nommé en l’office de conseiller du roi au siège général d’Aix, résigné en sa faveur par Honoré Marquesy, suivant lettres patentes du 18 février 1651, office qu’il exerce jusqu’à sa mort, né en 1619, décédé en 1658, épouse le 27 décembre 1642 en l’église cathédrale d’Aix, et suivant contrat passé le lendemain devant Me de Régina notaire à Aix, Marguerite d’ANDRE, fille de Jacques lieutenant de la maréchaussée de Provence, et de Marguerite d’ESTIENNE. D’où :

  1. Sébastien d’ANJOU baptisé le 27 octobre 1643 en l’église cathédrale d’Aix (parrain Sébastien d’Anjou, marraine Marguerite Manosque), décédé à l’âge de 2 ans et demi, inhumé le 27 juillet 1646 en l’église de Pertuis.
  2. Anne d’ANJOU baptisée le 19 août 1652 en l’église de Pertuis.
  3. Thérèse d’ANJOU née en 1654, décédée à Aix et inhumée le 15 juillet 1715 en l’église des Observantins d’Aix, épouse le 12 septembre 1672 en l’église cathédrale d’Aix, Pierre de MAZARGUES écuyer d’Aix, âgé de 26 ans, fils d’Honoré, écuyer d’Aix, et de Madeleine de BOURDON.
  4. Jean qui suit,

VI – Jean d’ANJOU écuyer de Pertuis, baptisé à Aix en 1656, cérémonies de baptême à Pertuis le 7 septembre 1659, épouse suivant contrat du 10 août 1695 devant Me Martelly notaire, et le 16 août 1695 en l’église paroissiale de Pertuis, Françoise GOYRAN âgée de 30 ans, née à Aix en 1664, fille de feu Jean, avocat au parlement de Provence, et de Thérèse de SAURAT, en présence de Pierre Philippe de Goyran, Jean-Louis de Clappiers, et Jean Gueydan avocat au parlement. D’où :

  1. Marguerite Thérèse d’ANJOU née le 9 août 1696 à Aix, baptisée le même jour en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Joseph Gibert conseiller référendaire en la chancellerie, marraine Marie-Thérèse de Saurat), décédée à l’âge de 3 ans le 10 mars 1700, inhumée au couvent des Cordeliers d’Aix.
  2. Suzanne d’ANJOU née le 24 août 1697, baptisée le lendemain en l’église de Pertuis (parrain Melchion d’Anjou, marraine Suzanne de Cornarel).
  3. Jean Joseph qui suit,
  4. Anne-Gabrielle d’ANJOU née le 24 janvier 1700 à Aix, baptisée le lendemain en la cathédrale Saint-Sauveur (parrain Jean Antoine Silvecane, marraine Anne d'Anjou).
  5. Jean-Baptiste d’ANJOU écuyer du Puy Sainte-Réparade, né le 18 février 1701 à Aix, baptisé le même jour en lm’église cathédrale (parrain Jean-Baptiste d'Estienne, marraine Marthe Thérèse Gouin), décédé le 8 octobre 1765 au Puy Sainte-Réparade, inhumé le lendemain, âgé de 67 ans ; épouse le 10 mai 1735 en l’église du Puy Sainte-Réparade, Thérèse OLLIVIER de LA FOREST fille de Jean François, bourgeois, et de Magdeleine de LA BERGE, en présence de Mathieu Gastaud curé de Pourrières, Philippe de Demandes de la Forest docteur en droit, Joseph Granon et Louis Rocamus. Elle meurt avant 1773. Elle meurt en suite d’une couche le 16 février 1748, âgée d’environ 32 ans, et est inhumée le surlendemain au caveau de Sainte-Anne en l’église du Puy-Sainte-Réparade. D'où :

    1. Marie Magdeleine Thérèse d’ANJOU née le 28 avril 1736, baptisée le lendemain en l’église du Puy Sainte-Réparade (parrain Jean Joseph d’Anjou, marraine Magdeleine de la Berge) ; épouse le 17 juin 1766 en l’église du Puy Sainte-Réparade, son cousin germain, Joseph Gaspard d’ANJOU de MAZARGUE officier d’infanterie.
    2. Jean François Félicien d’ANJOU baptisé le 10 juin 1738 en l’église du Puy Sainte-Réparade, né la veille (parrain Jean-François Ollivier de la Forest, marraine Elisabeth de La Berge), inhumé en l’église paroissiale le 30 juin 1754, âgé de 16 ans.
    3. Marie Françoise Victoire d’ANJOU née le 6 mars 1740, baptisée le lendemain en l’église du Puy Sainte-Réparade (parrain Jean Louis Ollivier, marraine Marie Françoise Vaugier).
    4. Marie (Anne) d’ANJOU née le 4 février 1742, baptisée le lendemain au Puy-Sainte-Réparade (parrain Pierre Roux, marraine Marie-Anne Olivier), décédée en son domicile à Aix le 28 janvier 1823, âgée de presque 81 ans ; épouse le 11 septembre 1775 en l’église du Puy Sainte-Réparade, Jean-Joseph HONNORE notaire royal de Beaumont de Pertuis, fils de feu Jacques, et de feue Marie Thérèse ABEL, en présence de Jean Joseph Jean-Baptiste Thabol bourgeois de Beaumont et Jean-Baptiste Roustan tailleur d’habits, l’épouse signe Marie Danjou.
    5. Magdeleine Elisabeth d’ANJOU baptisée le 29 janvier 1744 en l’église du Puy Sainte-Réparade (parrain Bernard Bonnet avocat en la cour, d’Aix, marraine Magdeleine La Berge, de Cadenet, et en présence de Jean-François Ollivier de la Forest et Joseph Vaugier), décédée à l’âge de 8 jours le 5 février, inhumée le lendemain au Puy.
    6. Elisabeth d’ANJOU dame de Mazargues née le 19 février 1745, baptisée le lendemain en l’église du Puy Sainte-Réparade (parrain Bernard Bonnet avocat en la cour, marraine Françoise Elisabeth Roux), épouse le 25 février 1783 en l’église du Puy Sainte-Réparade, Jacques Denis BARLATIER de FONTMARIN écuyer de Rognes, veuf de Marie Anne PERRIN, fils de feu Jean-Baptiste, et de feue Marie GRANON, le mariage est célébré en présence de Joseph Gaspard d’Anjou de Mazargues écuyer de Pertuis, Etienne-Noël Le Gras avocat en la cour, Joseph Granon Saint-Christophle bourgeois de Rognes, et Jean Joseph Honnoré notaire royal de Beaumont.
    7. François d’ANJOU né en janvier 1748, décédé à l’âge de 2 ans et 2 mois le 30 mars 1750, inhumé le lendemain dans le cimetière du Puy Sainte-Réparade.
    8. (Marguerite) Françoise (Victoire) d’ANJOU épouse le 25 juillet 1773 en l’église du Puy Sainte-Réparade, Vincent de LEUZE, écuyer de Lauris, fils de Joseph Ignace, et de Marguerite Rose de BLANC présente et procuratrice de son mari, en présence des sieurs Touche bourgeois, favetier chirurgien, et Joseph Féraud notaire royal, l’épouse signe Françoise d’Anjou.

  6. Laurent Joseph d’ANJOU né le 17 avril 1702 à Aix, baptisé le lendemain en l’église Saint-Sauveur (parrain Laurent de Bourdon, seigneur de Bouc, marraine dame Thérèse d'Anjou de Mazargues), décédé à l’âge de 6 mois et inhumé le 26 octobre 1702.
  7. Pierre d’ANJOU baptisé le 12 novembre 1703 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix (parrain Pierre Gouiran, avocat en la cour, marraine Thérèse de Saurat), inhumé le 9 octobre 1711 en la paroisse du Puy Sainte-Réparade, âgé de presque 8 ans.

VII – Jean Joseph d’ANJOU écuyer de Pertuis, installé sur la paroisse de la Roque d’Anthéron, maintenu dans sa noblesse avec Melchion d’Anjou, son cousin, par jugement du 27 juillet 1702 ; né le 15 septembre 1698, baptisé le lendemain en l’église de Pertuis (parrain Louis d’Archimbaud, marraine Magdeleine de Goyran), décédé à l’âge de 40 ans le 28 mars 1739, inhumé le même jour ; épouse en l’église de Cadenet le 24 janvier 1730, Marie (Françoise) de BESSIERE fille de feu François, bourgeois de Cadenet, et de feue Marie Olympe de SAVOURNIN, les témoins sont Thomas Honde viguier et lieutenant de juge, Louis Cousin curateur de l’épouse, Laurent Julien et Joseph Cousin. D’où :

  1. Jean-Baptiste d’ANJOU né en janvier 1732, décédé le 20 juin 1732, âgé de 5 mois, inhumé le lendemain au Puy Sainte-Réparade).
  2. Pierre Paul d’ANJOU né le 29 juin 1734, baptisé le même jour en l’église de Pertuis (parrain Jean-Baptiste Bessière, marraine Suzanne de Cairel), décédé le 3 août suivant.
  3. Joseph Gaspard qui suit,
  4. Thérèse Ursule d’ANJOU née et baptisée le 6 octobre 1738 en l’église de Pertuis (parrain Dominique d’Anjou, premier consul, marraine Marie Anne de Bessière).

VIII – Joseph Gaspard d’ANJOU de MAZARGUES écuyer, officier au régiment de Hainaut Infanterie en 1770, né le 28 juillet 1735, baptisé le 31 en l’église du Puy-Sainte-Réparade (parrain Gaspard Papety de Costefrède avocat, marraine Claire Savournin) ; épouse suivant contrat du 13 juin 1766 à Aix (Perrin notaire), et le 17 en l’église du Puy-Sainte-Réparade, avec dispense du seconde degré, Marie d’ANJOU, sa cousine, fille de Jean-Baptiste, écuyer, et de Marie-Thérèse OLLIVIER, en présence de Dominique d’Anjou procureur de Françoise Marie de Bessière mère de l’époux, et des témoins requis noble Joseph André Savournin du Mardaril, Jean-Baptiste Bonaud, Joseph Nicolas Vaugier et Barthélémy Fabre. D’où :

  1. Marie Marguerite d’ANJOU de MAZARGUES née et ondoyée le 15 février 1768 baptisée le lendemain (parrain Dominique Pompée d’Anjou, marraine Marie Françoise de Bessière son ayeule) inhumée le lendemain 17 février.
  2. (Marguerite Françoise) Paulette d’ANJOU de MAZARGUES née le 29 juin 1769 baptisée le lendemain (parrain Jean Joseph Sauveur de Saint-Jean, marraine Françoise Marie Victoire d’Anjou), épouse le 4 novembre 1784 en l’église de Pertuis, Jean-Baptiste Paul SILVESTRE avocat en la cour, fils de Marc Jacques, et d’Elisabeth Paul de LA COMBE, du lieu d’Eyguière, en présence de Gaspard Ignace Joseph de Bec écuyer de Marseille établi à Grand, procureur du père de l’époux, Jean Antoine de Mayol, Joseph de Croze ancien officier de marine, Charles Melchior d’Anjou ancien lieutenant des vaisseaux du roi et chevalier de Saint-Louis, et Jean-Baptiste Antoine Vaugier licencié en droit.

 

 


 
contact